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Novembre 2007
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2007, DASES 506 G - Poursuite du plan de renforcement des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté. - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer 28 nouvelles conventions au titre de l’animation globale et 28 nouvelles conventions au titre de l’animation prévention jeunesse avec les associations gestionnaires de centres sociaux.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2007


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DASES 506 G relatif à la poursuite du plan de renforcement des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté.

Madame DUBARRY, vous avez la parole.

Mme Véronique DUBARRY. - Je voudrais commencer cette intervention par quelque chose qui n?a peut être rien à voir mais je voulais par là même souligner le travail réalisé dans cette salle puisque des mauvaises langues suggéraient que c?était peut-être le Wi-Fi qui faisait dysfonctionner les micros, je dirais que c?est un confort et une qualité de travail que nous n?avions pas encore dans cette salle. Je voulais remercier les personnels du Conseil de Paris qui ont permis que ce soit faisable.

M. Christian SAUTTER, président. - Ce compliment ira droit au coeur du Secrétariat Général du Conseil.

Mme Véronique DUBARRY. - Sur ce plan de renforcement des actions de prévention, je ne surprendrai personne en disant d?emblée que nous approuvons cette délibération. Bien sûr, il faut continuer à soutenir les nombreuses associations qui oeuvrent en direction des publics en difficulté. Bien sûr, il faut affirmer le soutien sans faille de la Municipalité à ceux et celles qui au quotidien se battent pour un peu plus de justice sociale.

Cependant, nous sommes persuadés que malgré l?effort financier consenti par notre collectivité depuis 2001, nous pouvons aller encore plus loin, car les enjeux sont importants et notre engagement doit être à cette hauteur.

Un engagement financier, bien évidemment, mais plus important encore, un engagement moral, car nous sommes inquiets, nous sommes inquiets lorsque nous apprenons que cette année encore notre participation au budget de l?A.P.P. va être augmenté. Nous sommes inquiets car jusqu?à présent, malgré l?effort financier que je viens de souligner, force est de constater que la politique de coproduction et loin d?être satisfaisante. Nous sommes inquiets lorsque nous apprenons le financement d?un vaste programme de vidéo surveillance. Nous sommes inquiets car tout se passe comme si la mise en place d?un tel dispositif allait de soi, simplement parce que cela serait utile.

Pourtant, d?après nous, il règne surtout une sorte de pensée magique selon laquelle existerait une adéquation entre l?installation de caméras ou d?autres dispositifs et la réduction automatique de vol...

M. Christian SAUTTER, président. - Madame DUBARRY, je m?excuse de vous interrompre, mais nous sommes en formation de Conseil général, le Préfet de police n?est pas là, vous pourriez réserver vos commentaires au Conseil municipal où il pourrait vous répondre éventuellement.

Mme Véronique DUBARRY. - Vous savez, Monsieur SAUTTER, à mon habitude je fais part aussi de mes commentaires en Conseil municipal.

Pour en revenir là où j?étais, M. BAUPIN l?a rappelé ce matin, la preuve de l?adéquation entre dispositif technique et réduction automatique des vols et agressions reste à faire. La présence de caméras n?a jamais empêché les délits, tout au mieux elle les déplace. Nous sommes inquiets car une fois de plus en la matière nous cédons à la pression sécuritaire. Cela pose la question de la confiance de la société dans les individus qui la composent et du contrat social qui nous lie.

Il ne s?agit pas pour nous comme certains voudraient le faire croire d?opposer prévention et répression. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous rassurer en tant qu?élus en sachant que les lieux sont surveillés. Pour chaque quartier, chaque territoire, il faut du travail et de la réflexion, comme le prouve cette délibération, de l?humain avant tout. C?est bien de présence accrue dans les lieux de Paris, de personnes qualifiées et rémunérées à hauteur de leurs compétences dans le cadre d?une politique de prévention qui permettra de faire reculer et l?insécurité et le sentiment d?insécurité et de protéger les plus fragile d?entre nous.

Pour finir je voudrais évoquer un rapport de l?Inspection générale des services qui a été examiné ce matin et qui aborde en partie la question de la prévention. Cette partie du rapport confirme que la prévention est un secteur qui fonctionne bien, très bien à Paris, et ce rapport suggère malgré tout, et l?audit en cours sur un certain nombre d?associations du secteur le confirmera certainement, il suggère des améliorations en matière de coordination et de transversalité.

Nous suggérons quant à nous la mise en place d?une mission voire d?une direction dédiée à la prévention, ce qui serait non seulement faire montre de rationalité et d?efficacité, mais également un engagement fort, une partie de l?engagement moral dont je parlais tout à l?heure, de notre Municipalité.

M. Christian SAUTTER, président. - Mme Gisèle STIEVENARD va vous répondre.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - J?ai bien compris que Mme Véronique DUBARRY est consciente du plan de renforcement considérable fait à Paris, je l?en remercie.

Elle a parlé d?engagement moral. Concernant le budget de la Préfecture de police, quand nous augmentons notre soutien à la Brigade des sapeurs-pompiers, elle doit s?y reconnaître.

Sur la vidéo-surveillance, ce n?est pas l?heure et le lieu d?en débattre, cela fera partie du débat public à l?approche du renouvellement municipal.

En réagissant sur le rapport de l?Inspection générale que vous avez cité, il y a toujours des marges d?amélioration possible. Un certain nombre figurent dans ce rapport. Il sera tout à fait temps d?y travailler dans les mois qui viennent.

On peut commencer cette réflexion maintenant, mais elle trouvera son aboutissement après mars 2008.

M. Christian SAUTTER, président. - Je vous remercie.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 506 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DASES 506 G).