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Novembre 2007
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2007, DASES 433 G - Attribution de financements à quatre associations pour leurs actions de formation linguistique extensive (alphabétisation et apprentissage du français) et de savoirs de base à visée socialisante dans des sites de la politique de la ville pour un montant total de 8.900 euros. - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention avec l’association “Centre Alpha Choisy”.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2007


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DASES 433 G relatif à l?attribution de financements à quatre associations pour leurs actions de formation linguistique extensive (alphabétisation et apprentissage du français) et de savoirs de base à visée socialisante dans des sites de la politique de la ville pour un montant total de 8.900 euros.

Mme CAPELLE interpelle soit Mme STIEVENARD soit Mme STAMBOULI. Je lui donne la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Président, c?est même mieux que cela, puisque je vais regrouper les projets de délibération DASES 424 G, 433 G, 434 G, 493 G, 494 G et 512 G.

M. Christian SAUTTER, président. - Excellent !

Mme Liliane CAPELLE. - Le groupe M.R.C. et moi-même, nous nous félicitons de la décision marquée de la Ville? en l?occurrence du Département de Paris, de soutenir des associations d?alphabétisation et d?apprentissage du français.

Le travail des associations citées dans la demi-douzaine de délibérations présentées à cette séance, mais aussi de toutes les autres, est tout à fait remarquable et leur engagement, souvent polyvalent, est exemplaire.

Cette démarche d?apprentissage du français permet aux nouveaux arrivés en France et à Paris de ne pas entrer dans un schéma d?exclusion dommageable pour eux et pour leurs enfants, et également pour ceux qui ne sont pas primo-arrivants, qui sont depuis un certain temps sur le territoire et qui, pour des raisons diverses et variées, n?ont pas appris le français.

Elle permet également, par le biais des contacts que ces associations permettent, de s?intégrer à la société en général, au quartier en particulier, en favorisant les liens entre voisins, en donnant quelques bases et références culturelles et en les incitant à s?insérer dans le milieu professionnel de manière fluide.

Néanmoins, vous le savez, Monsieur le Président - et je saisis cette occasion pour le rappeler -, le groupe M.R.C. souhaiterait que les cours d?alphabétisation, apprentissage du français et remise à niveau fassent l?objet d?un service public municipal.

Il est, bien entendu, à l?heure actuelle, primordial que de telles associations assurent cet enseignement, mais il nous semble que cette prise en charge doit relever d?une démarche de politique publique.

Je pense à cette démarche également parce que je suis allée lundi écouter Mme AMARA et je suis inquiète ; je ne suis pas la seule, je pense. Au-delà des paroles, je n?ai pas vu les budgets qui allaient avec.

Notre collectivité a fait de l?intégration une des caractéristiques de sa politique au cours de ces six dernières années. L?alphabétisation et l?enseignement du français ont fait partie des grandes améliorations, notamment pour ce qui est du développement de l?offre des cours municipaux d?adultes. Durant l?année scolaire 2003-2004, près de 300 cours, soit 27.000 heures, ont été dispensés à 6.500 auditeurs et ces chiffres sont en progression de plus de 30 % depuis trois ans. C?est une très belle avancée, mais nous souhaitons que la Ville? plus exactement encore une fois le Département aille encore plus loin. Une campagne de sensibilisation en direction des personnes qui pourraient être concernées par ces cours pourrait notamment être menée.

Cette proposition ne relève en aucun cas de l?assistanat. Il s?agit simplement de répondre concrètement aux problèmes professionnels et sociaux que peuvent poser pour ces personnes la méconnaissance de la langue. Il est de l?intérêt de tous que celles-ci s?intègrent à Paris, afin que notre ville garde un visage réel et ne suive pas la pente de certaines capitales qui présentent une sociologie basée sur ce genre de discrimination.

Je voudrais aussi préciser que je suis de très près toutes ces questions, notamment en ce qui concerne l?alphabétisation des femmes, et dans les quartiers ?politique de la ville? parce qu?on ne peut pas parler de l?émancipation des femmes et de leur indépendance si on ne leur donne pas cette donnée minimale qui est la langue du pays dans lequel on vit.

Nous réitérons notre souhait de connaître les possibilités et modalités de mise en place d?un tel service, mais c?est avec satisfaction que nous voterons cette délibération en attendant l?uniformisation de l?enseignement du français à Paris. Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE.

Je vais donner la parole à Mme STIEVENARD dans un instant.

Je veux dire que l?accès à l?emploi dépend de la connaissance de la langue française et tout ce que nous pouvons faire pour favoriser le maximum de personnes et qu?elles passent le diplôme initial de langue française serait une très bonne chose. Je pense que, dans le budget 2008, on en trouvera la trace.

Madame STIEVENARD, vous avez la parole.

Mme Gisèle STIEVENARD, au nom de la 6e Commission. - Je dirai simplement à Mme CAPELLE que nous étions ensemble à la Rencontre territoriale de la politique de la ville lundi dernier.

Je partage vos inquiétudes sur un certain nombre de désengagements de l?Etat, alors que c?est un excellent investissement que de permettre à des personnes d?acquérir notre langue, de la maîtriser, pour leur permettre d?engager des formations utiles pour un débouché vers l?emploi.

C?est pourquoi nous avons déjà investi trois fois plus de crédits par rapport à notre arrivée en 2001.

Les associations, dans l?ensemble, font bien leur travail. C?est davantage une mise en réseau qui est nécessaire plutôt que la création d?un autre service qui se juxtaposerait à l?action associative, très créative et riche en ce domaine. On peut certes susciter encore de nouveaux projets, en sachant que nous faisons tout cela en relation avec la Région Ile-de-France.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci beaucoup, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 433 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DASES 433 G).