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47 - 2000, DVD 112 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres pour l'aménagement de la place Colette (1er)

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 112 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres pour l'aménagement de la place Colette (1er).
La parole est à M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous nous demandez d'approuver un projet d'aménagement de la place Colette qui se situe comme chacun le sait, devant la Comédie française.
Cet espace est piétonnier depuis plus d'un an à la satisfaction de tous. La question que vous ne posez pas, est la suivante : fallait-il aménager cette place alors que son état actuel est tout à fait satisfaisant ou fallait-il pousser l'étude plus loin et intégrer cet aménagement dans son environnement qui est la place André-Malraux, à l'intersection de la rue de Richelieu, de l'avenue de l'Opéra, de la rue de Rohan, qui permet l'accès à la rue de Rivoli et aux Guichets du Louvre sans oublier la traversée de la rue Saint-Honoré ?
Ce carrefour est un des plus embouteillés et pollués de Paris.
Il y a aussi là deux fontaines en fonctionnement d'ailleurs très aléatoire mais elles ne sont pas virtuelles, elles !
C'est dans ce contexte-là que la R.A.T.P. a proposé de modifier l'accès au métro qui est sur la place Colette pour lui adjoindre une coupole de perles en verre.
Il y avait là un projet formidable qui allie aménagement urbain, diminution de la pollution et de la pression automobile. Vous ne vous y attaquez pas ! Vous préférez dépenser 6 millions de francs pour aménager une place qui ne le nécessite pas.
Le bénéficiaire en sera surtout le café qui se situe à la gauche du Conseil d'Etat et dont la terrasse pourra s'agrandir. C'est ce que j'appelle, Monsieur le Maire, du saupoudrage clientéliste.
Vous dites que cela donnera une identité à l'espace d'attente et à l'accès du Théâtre français. C'est très louable sauf que l'entrée se fait surtout rue de Richelieu et la vente des billets, qui est un vrai lieu d'attente, se fait, lui, rue de Montpensier. Partant du principe que cet aménagement n'a de sens que dans un contexte plus large, que vous ne prenez pas en compte, nous nous abstiendrons.
Je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La parole est à M. PLASAIT.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, je crois que M. LE GARREC ne peut pas dire que depuis un an la situation soit satisfaisante.
Elle est certes améliorée par rapport au passé dans la mesure où on interdit à la circulation une petite voie qui contourne la placette. Il est évident que l'aménagement piétonnier n'est pas satisfaisant.
Sauf à rentrer complètement dans l'exposé du projet, je crois qu'il faut attirer l'attention de M. LE GARREC sur le fait qu'on va là simplement au bout de la logique qui a été introduite, il y a un an, lorsque l'on a commencé à faire cet aménagement.
Il s'agit là de terminer cette partie de la place Colette et au moment d'ailleurs où la R.A.T.P. à l'occasion du centenaire du métro a prévu le traitement artistique de la trémie d'accès à laquelle M. LE GARREC faisait allusion.
Monsieur le Maire, si vous le souhaitez, je peux vous donner davantage de détails, à moins que vous-même, Maire du 1er arrondissement, vous souhaitiez intervenir.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je ferai un bref commentaire. Il faudrait peut-être que les élus du groupe socialiste finissent par s'accorder entre eux. Nous avions un débat ce matin sur le budget modificatif. J'ai entendu les porte-paroles du groupe socialiste déclarer, les uns après les autres, que l'effort d'investissement était insuffisant.
J'ai d'ailleurs répondu que cette critique me paraissait injuste. Cet après-midi, nous avons fait une proposition d'investissement qui me paraît raisonnable sur un site majeur. Elle est localisée dans le 1er arrondissement dont M. LE GARREC est l'élu et M. LE GARREC est contre. Cherchez la cohérence dans tout cela.
Je mets aux voix la délibération.
Pas de réplique, Monsieur LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Vous m'avez attaqué personnellement.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je dis que votre groupe devrait de temps en temps se réunir pour accorder ses violons.
M. Alain LE GARREC. - Monsieur le Maire, j'aimerais rectifier ce que vous venez de dire :
- d'abord, je n'ai jamais dit que j'étais contre, j'ai dit que je m'abstenais.
En ce qui concerne l'investissement, je ne vous dis pas que c'est un mauvais investissement mais il est insuffisant. Il fallait prendre en compte une surface plus importante que la place Colette.
Monsieur le Maire, vous faites l'étonné alors je pense que c'était votre frère Jumeau qui était au Conseil d'arrondissement, car j'y ai dit la même chose.
C'est très amusant de faire rire mais essayez de temps en temps de faire rire sur des blagues qui sont réelles.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Lorsqu'on est logique et qu'on veut un investissement plus important, on commence par voter ce qui constitue un début de financement. Tout cela me paraît logique.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 112.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DVD 112).