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Fevrier 2006
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2006, DDEE 2 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention avec l’association “ADIL Boutique de Gestion” pour la création d’une couveuse d’activité ou d’entreprise dans la Maison du Développement Economique et de l’Emploi du 14e arrondissement.

Débat/ Conseil général/ Février 2006


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous examinons le projet de délibération DDEE 2 G qui autorise le Président du Conseil de Paris à signer une convention avec l?association ?ADIL Boutique de Gestion?, pour créer une couveuse d?activités ou d?entreprises dans la Maison du développement économique et de l?emploi du 14e arrondissement.

Mme CATALA souhaite s?exprimer et j?aurai plaisir à lui répondre.

Mme Nicole CATALA. - Monsieur le Président, merci.

J?aurais voulu quelques précisions concernant la mise en place de ce dispositif, sa montée en puissance, si elle est prévue, et sa complémentarité, éventuellement, avec les dispositifs du même genre qui existent déjà dans le 14e arrondissement, notamment autour de l?hôpital Cochin où il y a, je crois, des couveuses d?entreprises pour les biotechnologies.

J?aurais aimé un point d?ensemble sur les dispositifs existants ou sur le point d?exister dans le 14e arrondissement.

M. Christian SAUTTER, président, au nom de la 2e Commission. - Très bien. Je vais vous répondre et je vais également répondre à une question que vous avez posée en 2e Commission.

Cette couveuse sera gérée par les boutiques de gestion qui gèrent déjà de telles couveuses, c?est-à-dire des lieux où des créateurs d?entreprise sont accompagnés, sans être hébergés, couveuses qui existent déjà dans le 11e, dans ?République Innovation?, dans les 13e, 18e et 19e arrondissements. Comme cela fonctionne bien, l?idée a été de créer aussi une quatrième ou cinquième couveuse dans le 14e arrondissement.

L?idée est d?accompagner 10 ?couvés?, c?est-à-dire 10 créateurs d?entreprise dès la première année et, pour ceci, une subvention de 45.000 euros est prévue.

Ce que je peux dire, Madame CATALA, c?est qu?au bout de deux ans - vous demandiez quelle était la pérennité, le taux de réussite de ces entreprises -, sur 264 entreprises qui ont été soutenues par les boutiques de gestion, 70 % sont en vie et pas seulement en survie mais en développement. On voit donc que cet accompagnement au démarrage conduit à de bons résultats.

Ce qui va se passer dans le cadre de l?hôpital Cochin est différent. Il existe déjà un incubateur. Un incubateur, c?est une structure qui héberge, à la différence des couveuses qui abritent simplement d?un point de vue administratif. L?incubateur de l?hôpital Cochin héberge donc de jeunes entreprises dans le domaine des biotechnologies.

Prochainement, sera ouverte une pépinière. C?est le stade suivant. On commence une jeune entreprise, certains diraient une ?start up?. Elle commence dans un incubateur puis va dans une pépinière pendant deux ou trois ans. Ensuite, elle peut passer dans un hôtel industriel. Vous savez que nous allons ce printemps qui vient inaugurer, avec Danièle AUFFRAY et, je l?es-père, le Maire de Paris, l?hôtel d?activités Paris Biopark dans le 13e arrondissement.

La pépinière Cochin va donc logiquement accueillir les jeunes entreprises qui sortent avec succès de l?incubateur Cochin.

Voilà, Madame CATALA, les précisions que je voulais vous apporter.

Vous voulez ajouter un mot ? Je vous donne la parole.

Mme Nicole CATALA. - Merci, Monsieur le Président.

Dans le cas de la couveuse - puisqu?il s?agit d?une couveuse pour la Maison du développement économique et de l?emploi -, les entreprises sont accompagnées pendant combien de temps ? Quel est le taux de rotation et du soutien dont elles bénéficient ?

Par rapport à Cochin, est-ce qu?on va rechercher - comme je l?imagine - des secteurs différents ? Comment les entreprises vont-elles être choisies ?

M. Christian SAUTTER, président, rapporteur. - Pour vous répondre, je vous dirai que les jeunes entreprises hébergées par les boutiques de gestion sont souvent des entreprises qui sont dans le domaine de la création (création de mode, artisanat d?art), pas dans le domaine des hautes technologies, ou dans le domaine des services à la personne. Vous voyez que les domaines sont bien complémentaires. D?un côté, il y a des biotechnologies qui cherchent à mettre au point de nouvelles molécules pour lutter contre des maladies graves et qui mobilisent des personnes très, très diplômées, ce qu?on appelle des postdoctorants, de l?autre, ce sont des personnes qui n?ont pas forcément beaucoup de diplômes, mais qui se lancent dans la création d?entreprise, soit pour faire de la création de bijoux, de vêtements, soit pour des services à la personne. Vous voyez donc une bonne complémentarité entre les deux.

Si, élue du 14e, vous avez l?impression qu?il y a des chevauchements, nous y travaillerons ensemble.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 2 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DDEE 2 G).