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Novembre 1998
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27 - 1998, DVD 120 - Autorisation à M. le Maire de Paris, d'une part, de souscrire un avenant n° 5 à la convention de concession du parc " Rond-Point-des-Champs-Elysées " signée avec la Société du parking Matignon-Marigny et la société " Esso-Saf " et, d'autre part, de signer le règlement de cooccupation et d'entretien du parc de stationnement " Rond-Point-des-Champs-Elysées " avec la Société du parking Matignon-Marigny et la société " Esso-Saf "

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1998


M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 120.
La parole est à Mme FLAM.
Mme Mireille FLAM. - L'objet de ce projet de délibération concerne la gestion du parc de stationnement " Rond-Point-des-Champs-Elysées " qui comprend deux parties : un parking public et un garage jusqu'alors géré par deux sociétés constituées à l'origine par les entreprises qui ont construit le parking en 1967 : la Société du parking Matignon-Marigny, dont la concession a été prolongée par avenant jusqu'en 2028 et la société du garage Matignon-Marigny, dont la concession n'a jamais été prolongée.
Au troisième sous-sol de ce parking, la société du garage gère 342 places qui vont être reprises par la Ville et concédées.
Toujours au troisième sous-sol, la société du parking gère 28 autres emplacements qui font partie de la concession de la société du parking.
Ce projet de délibération prévoit notamment un prix minimum pour ces 28 places : 10.700 F hors taxe par an, soit environ 1.000 F par mois.
Je voudrais faire trois observations.
La Ville a lancé un appel à candidature pour gérer ces 342 places. La société actuellement gestionnaire n'était pas candidate. Vous avez remarqué que les concessions pour le parking public comme pour la station-service d'ailleurs ont été prolongées jusqu'en 2028, alors que la concession de la société du garage n'a jamais été prolongée ; elle vient à échéance cette année.
Cette prolongation n'a jamais été demandée parce que cette partie du parking, le garage au troisième sous-sol, n'était pas rentable.
La deuxième observation concerne les propositions qui sont faites. Nous avons eu communication des propositions qui étaient faites par les différentes sociétés qui ont proposé à la Ville de gérer les 342 places du troisième sous-sol. Ces propositions qui sont faites prévoient, sur les 342 places, la location de 130 places de parking. Il est indiqué par ailleurs que 100 places sont amodiées, ce qui signifie que 130 places seront louées, et qu'il reste une centaine de places que toutes les sociétés prévoient de ne pas louer.
La troisième observation concerne la proposition de la S.A.E.M.E.S., qui est une société d'économie mixte de la Ville de Paris et dont on peu penser qu'elle a des informations privilégiées de la part de la Ville ; elle prévoit elle aussi que 100 places ne seront pas louées.
Le constat est le suivant : un parking " Rond-Point-des-Champs-Elysées ", dispose au troisième sous-sol de 342 places et l'on nous indique qu'une centaine de ces places ne seront pas occupées.
Je voudrais mettre cette intervention en relation avec de ce qui vient d'être dit sur le stationnement payant en surface. Nous avons constaté tous ensemble que le stationnement en surface était un véritable problème, alors que là, dans ce projet de délibération, nous constatons que 100 places de parking en sous-sol ne seront pas occupées.
Une première question se pose, une question économique : comment assurer la rentabilité du troisième sous-sol qui n'est pas entièrement occupé ?
La Ville de Paris fait une proposition, c'est l'objet de ce projet de délibération, elle propose de maintenir les prix (1.000 F par mois) des places sur lesquelles il y a preneur. Ce qui ne contribue pas à régler l'autre question qui se pose et qui me paraît être la plus importante : quels sont les moyens que se donne la Ville de Paris pour résoudre la contradiction entre les parkings vides en sous-sol et un stationnement en surface totalement saturé ?
Les Parisiens ont envie de respirer, ne sont pas satisfaits que l'ensemble de l'espace public se transforme en parking. La réponse que vous donnez là d'un maintien d'un prix élevé des parkings en sous-sol ne peut contribuer à la résolution de cette contradiction.
Ma question est la suivante : qu'envisagez-vous pour faire rentrer dans les parkings en sous-sol les voitures qui occupent l'espace public en surface ?
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - La parole est à M. PLASAIT.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Cette question, par laquelle vous terminez votre intervention, s'adresse directement au Préfet de police.
Première observation : vous nous dites que 100 places ne seront pas louées. Le marché est ce qu'il est, s'il y a la possibilité de louer ces places, elles le seront.
Peut-être que ce que je vais vous dire ne vous conviendra pas complètement, je me propose alors de vous apporter une réponse écrite plus complète. Vous constatez que de nombreuses places restent inoccupées dans ce parking, on pourrait le généraliser un peu.
Vous vous interrogez sur la fourchette de prix proposés : il est vrai que le maître d'ouvrage impose des prix plafond aux concessionnaires des parcs. Dans le cas présent, on a également imposé un prix plancher de façon que ce soit respectueux des règles de la concurrence entre ceux qui assurent l'exploitation du garage et le concessionnaire qui assure l'exploitation du parking.
Votre intervention avait surtout pour objet de dire qu'il faut libérer l'espace public en surface pour que les Parisiens respirent mieux, mais aussi pour que le paysage urbain soit plus agréable.
Il faut favoriser le stationnement des véhicules dans les parcs.
Clairement, les tarifs sont un élément de choix essentiel, mais la manière - et là, on est renvoyé au débat précédent - dont est surveillé le stationnement payant en surface est également, évidemment, déterminant.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 120.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, du Mouvement des citoyens, Mmes SCHNEITER, SCHERER, SILHOUETTE, BILLARD et M. BLET s'étant abstenus, le groupe communiste ayant voté contre. (1998, DVD 120).