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Novembre 1998
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Conseil Municipal
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92 - QOC 98-452 Question de M. Jean-Philippe HUBIN à M. le Maire de Paris à propos de la politique de soutien aux spectacles de la Ville de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1998


Libellé de la question :
" La politique culturelle de la Ville de Paris comporte traditionnellement l'aide à un certain nombre de théâtres ou de spectacles sous la forme de subventions d'équilibre.
On constate, ces dernières années, un accroissement du nombre de troupes ainsi aidées. Cela conduit à obscurcir les raisons pour lesquelles la Ville aide telle ou telle troupe, mais pas les autres.
Pourquoi la Ville de Paris accepte-t-elle, dans certaines circonstances, d'aider certaines troupes dans une proportion élevée, alors que d'autres ne bénéficient que de subventions relativement modestes ?
Il semble important à M. Jean-Philippe HUBIN de redéfinir de façon limpide les critères des choix des services municipaux en matière de soutien aux spectacles.
Si, en effet, ces critères ne sont pas définis de façon claire, la politique de la Ville donne l'apparence d'un " saupoudrage " et justifie toutes les critiques. "
Réponse (Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint) :
" La Ville de Paris verse deux types d'aides dans le secteur des spectacles :
a - des subventions de fonctionnement.
Ces subventions sont souvent versées à des associations inscrites " sur ligne " au budget de la Ville. Le montant des subventions est arrêté par le Conseil de Paris au cours des séances budgétaires (budget primitif, modificatif, collectif). L'opportunité de l'aide et son montant sont déterminés par le Conseil, en fonction du souhait de la Ville de soutenir sur l'ensemble de son territoire des activités culturelles en permettant la production et la diffusion de spectacles. Cette action de fond permet l'enrichissement et la diversification de l'offre culturelle à Paris.
Par cette action, la Ville soutient des institutions qui participent au service public culturel.
b - la Ville verse aussi des subventions au projet.
Ces subventions sont versées pour les manifestations ayant lieu à Paris en respectant de façon stricte le principe d'intérêt local. A ce principe, s'ajoutent des critères précis qui varient en fonction du secteur concerné. Pour le théâtre, par exemple, l'aide au projet est attribuée à des compagnies professionnelles qui présentent, pendant au moins un mois, un spectacle dans un théâtre parisien qui les accueille en coproduction ou en coréalisation..
L'instruction de ces dossiers repose sur le souhait de ne pas saupoudrer l'aide de la Ville ; pour le théâtre, sur les exercices 1995-96-97, le nombre de compagnies aidées demeure stable, entre 35 et 40. Le montant moyen de l'aide est lui aussi stable, entre 75 et 85.000 F. D'autre part, l'instruction du dossier s'effectue après une étude financière fine de chaque projet, basée sur les documents financiers transmis par les associations subventionnées. Bien entendu, le montant d'aide proposé s'appuie exclusivement sur les demandes formulées par les associations.
En pratique, les besoins exprimés varient en fonction du coût de la production (nombre d'interprètes), des conditions d'accueil et enfin de l'existence ou non d'autres aides (financement croisé par l'Etat et la région, le plus souvent), en précisant que le but poursuivi par la Ville n'est pas de " boucler " le budget, car il ne s'agit pas de subvention " d'équilibre ", mais de marquer le soutien de la municipalité à une action locale dont la qualité est préalablement démontrée.
En conclusion, les subventions aux associations du spectacle vivant versées par la Ville répondent constamment à une double mission :
- Permettre aux compagnies de présenter leur travail à Paris, ce qui est une des conditions de leur notoriété nationale, voire internationale.
- Permettre aux lieux de diffusion culturelle, d'offrir au public le plus large, un choix de spectacles à un prix abordable. "