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Novembre 2002
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8 - 2002, DGIC 13 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres en 6 lots pour la réalisation, la fabrication et la diffusion de "A Paris, le magazine d'information de la Ville de Paris"

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération DGIC 13 concernant une autorisation donnée à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres en 6 lots pour la réalisation, la fabrication, la diffusion de " À Paris", le magazine d'information de la Ville de Paris.
Je donne la parole à M. LECOQ.
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Merci, Madame la Maire.
Monsieur le Maire, Madame la Maire, mes chers collègues, le projet que vous nous soumettez aujourd'hui et qui traite notamment de la conception et de la diffusion du nouveau magazine d'information de la Ville est un document essentiel.
Essentiel parce que, vous le savez comme nous, Monsieur le Maire - vous qui avez été professionnellement un homme de communication - il est tout aussi important de faire savoir que de faire.
Si nous ne contestons pas votre droit de modifier la formule d'une publication qui n'avait pas évolué depuis plusieurs années, nous ne partageons pas la méthode mise en ?uvre et regrettons que vous n'ayez pas cherché le consensus dans cette affaire. Enfin, nous dénonçons le mélange entre argent public et argent privé.
Sur ce dernier point, ou vous faisiez un journal faisant appel à la publicité comme moyen essentiel de financement, via la signature d'une convention avec une régie publicitaire, ou vous choisissiez de faire une publication uniquement financée avec de l'argent public. Ce que vous présentez aujourd'hui constitue un mélange des genres contestable, un compromis boiteux.
Combien de pages seront consacrées à la publicité ? Nous ne le savons pas. Y aura-t-il une charte signée pour s'assurer de la qualité et de la validité des publicités proposées ? Qui sera le signataire de la convention avec la régie publicitaire ?
Il aurait été normal, Monsieur le Maire, sur tous ces points, que nous soyons saisis aujourd'hui de cette convention car il est bien évident que son examen est indispensable à une juste appréciation des choses.
Vous avez préféré "saucissonner", reporter à plus tard, abandonner votre leitmotiv de transparence. Dans ce domaine, si vous êtes exigeant avec les autres, vous semblez, Monsieur le Maire, l'être moins avec vous-même !
Mais revenons maintenant à l'essentiel du mémoire, c'est-à-dire aux modalités de conception et de diffusion de ce bimensuel.
Si certains des objectifs énoncés nous semblent pertinents, notamment ceux relatifs à la diffusion en version braille et sonorisée, en revanche le choix des rubriques et des séquences aurait pu faire l'objet d'une discussion préparatoire avec les différents groupes de cette Assemblée.
Il nous aurait semblé légitime, s'agissant de la publication principale de la Ville, d'un bimensuel dont le tirage approchera le million d'exemplaires, que sa composition fasse l'objet d'un minimum de débat au sein de notre Assemblée. Au lieu de cela vous nous offrez une formule toute prête, concoctée dans le secret de votre Cabinet et qui a déjà fait l'objet de négociations, nous le savons, avec un certain nombre de concepteurs.
La méthode n'est pas bonne. Elle n'est pas acceptable.
Un mot maintenant sur le contenu dont on a bien compris qu'il ne devrait pas vous desservir. Les pages consacrées aux 20 arrondissements sont passées à la trappe, sans autre forme de procès. C'est un bel exemple de la considération que vous portez aux mairies d'arrondissement. C'est d'ailleurs une erreur politique à un double titre : vis-à-vis des mairies et vis-à-vis des Parisiens qui étaient friands de ces pages d'information, ayant ainsi un aperçu de l'activité de l'ensemble des mairies d'arrondissement, qu'elles appartiennent à la majorité ou à l'opposition.
Certes, vous nous objecterez bien évidemment que nous avons maintenant des dotations dans chaque arrondissement qui permettent de faire nos propres publications. C'est vrai mais cela ne compense pas la disparition de ces pages d'arrondissement qui étaient lues et appréciées de milliers de Parisiens.
En notre qualité de maire d'arrondissement, nous vous avons écrit, Monsieur le Maire, sur ce sujet en vous demandant de réintégrer ces pages. Jusqu'ici, nous n'avons pas eu de réponse mais nous attendons de connaître votre position sur ce sujet qui est un sujet essentiel.
Un autre l'est tout autant, ce sont les pages consacrées à l'expression des groupes politiques de notre Assemblée. Les concentrer sur deux pages ne nous semble pas correct. Ce sont au plus 5 % de la pagination qui y sont consacrés et comme dans le premier numéro il a été choisi de donner le même espace à chaque groupe, la capacité d'expression de l'opposition s'en trouve scandaleusement diminuée.
Dans n'importe quelle publication d'arrondissement, les pages consacrées à l'expression de l'opposition représentent une quotité plus importante, elle atteint 1/8e de la pagination dans certains journaux et même dans le 18e, où elle est particulièrement restreinte, elle n'est pas inférieure à 1/16e de la pagination.
Sur ce point vous vous honoreriez de réexaminer la situation et de donner une place juste et légitime à l'expression de l'opposition, c'est-à-dire plusieurs pages, composées de la même façon que le reste du journal avec adjonction possible de photographies.
Monsieur le Maire, la démocratie ne se décrète pas, elle n'a que faire des grands discours, des professions de foi permanentes. Elle se vit au quotidien et s'exprime à travers un certain nombre d'actes concrets.
Nous attendons, vous l'avez compris, qu'elle s'exerce dans la conception du journal de notre collectivité.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Monsieur le Maire, nous aurons l'occasion de revenir sur vos questions mais, vous l'avez reconnu vous-même, il y a désormais des moyens qui sont octroyés aux maires d'arrondissement pour pouvoir faire un journal d'information de l'arrondissement, ce qui n'existait pas auparavant. Je crois aussi qu'il faut laisser le temps à une formule de vivre et de donner effectivement la pleine mesure de ce que nous recherchons en termes d'information des Parisiens.
Je veux vous dire également, concernant les arrondissements, qu'il y a un dossier chaque mois qui concerne un arrondissement et que nous avons préféré traiter de cette façon là la place des arrondissements dans ce nouveau journal " À Paris".
Et puis concernant les tribunes - mais nous y reviendrons certainement - chaque groupe a le même espace. Alors il y a des petits groupes, il y a des grands groupes, mais chaque groupe a le même espace. C'est le choix que nous avons fait précédemment et que nous continuons à faire dans cette formule.
Je donne la parole à Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Madame la Maire.
Madame la Maire, ce nouveau journal dont nous avons découvert le premier numéro dès le 18 septembre nous interpelle.
Vous nous annoncez un journal pour les Parisiens et vous privez les Parisiens de leurs 20 pages d'information sur la vie de leur arrondissement. Vous nous annoncez un journal avec les Parisiens et vous mettez en scène 7 de vos adjoints pour faire la promotion de votre politique municipale. Bref, vous nous annoncez un journal pour et avec les Parisiens mais vous éditez avec la gauche un support promotionnel pour une gauche people.
Vous nous parlez d'un journal d'actualité et vous sortez un journal décalé dans le temps, dans lequel l'actualité est tellement dépassée qu'en ce 18 novembre nous avons encore sous les yeux une double page sur "Paris-plage" alors que les transats sont pliés depuis 3 mois. Il est vrai qu'il est difficile de coller à l'actualité quand à la fois vous divisez par deux la périodicité du magazine et imposez des délais hors normes à ceux qui vous transmettent les informations. Car comment être en phase avec l'actualité quand pour sortir le numéro du 18 septembre vous demandiez aux arrondissements une remise des informations et des tribunes d'élus pour le début juillet ? De même pour le prochain numéro vous avez réclamé les informations pour le 13 septembre alors qu'aujourd'hui ce numéro n'est toujours pas sorti.
Or, ce journal devrait avoir vocation à informer les Parisiens en amont et non pas de faire l'inventaire et le compte rendu des manifestations déjà passées ou d'assurer la vente de la politique de la gauche à Paris. Il existe pour cela vos fameux "comptes rendus de mandat" et les brochures imprimées que vous divulguez à l'occasion de ces réunions.
S'agissant des informations locales adressées par les arrondissements, que vous disséminez désormais dans les différentes rubriques, nous vous demandons, Madame la Maire, qui est le censeur ? Nous ne savons pas quels sont les critères retenus pour sélectionner les informations sur les arrondissements. Tous les maires d'arrondissement sont-ils consultés sur l'opportunité de publier telle ou telle information concernant leur arrondissement ? Sous quelles fourches caudines faut-il donc passer pour qu'une information sorte ?
En résumé : nous trouvons votre projet paradoxal car d'un côté vous réduisez le service aux Parisiens en passant de 11 à 5 numéros par an, en diminuant la pagination de 60 à 40 pages, après la suppression du cahier central consacré aux arrondissements et en baissant la diffusion de 1.600.000 à 900.000 exemplaires, et de l'autre vous engagez un train de dépenses non justifiées.
Car pourquoi faire appel à des photographes pigistes extérieurs alors que la D.G.I.C. comme la quasi-totalité des directions municipales dispose de photographes de qualité ? Pourquoi affecter 130.000 à 260.000 euros à l'achat d'un nouveau fichier indiquant la liste des Parisiens alors que vous disposez déjà de ce type d'outil ? La preuve : les habitants reçoivent par la poste les courriers à votre signature ou à celle de certains de vos adjoints comme c'était le cas récemment pour le tri sélectif. Enfin pourquoi affecter un montant de plusieurs millions d'euros pour expédier nominativement et sous film plastique cet outil de propagande et le faire entrer au c?ur des foyers, chez les artisans et dans les bureaux des professions libérales ?
Êtes-vous bien sûre, Madame la Maire, que c'est cela que les Parisiens attendent ? Etes-vous bien sûre que c'est ce journal brouillon, illustré par un nouveau système d'écriture photographique flou et peu lisible auquel les Parisiens aspirent ? Nous pensons qu'ils souhaitent un journal plus clair, plus factuel et plus actuel.
C'est pourquoi nous vous demandons, avant d'engager ces dépenses, de faire réaliser, en concertation avec les groupes d'opposition, une enquête de satisfaction sur le premier numéro de " À Paris" afin de connaître les attentes des Parisiens, car ne l'oubliez pas, Madame la Maire, ce sont eux qui payent.
Merci.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Madame de CLERMONT-TONNERRE, je pense réellement que vos mots ont dépassé votre pensée parce qu'avoir une approche aussi caricaturale à droite - permettez-moi de vous le dire - laisserait entendre que vous aviez trouvé la juste mesure précédemment de la bonne information aux Parisiens, je ne pense pas que vous soyez dans cet état d'esprit. En tous les cas je l'espère parce que je ne crois pas que le journal précédent offrait de réelles garanties d'information de l'ensemble des Parisiens puisqu'il n'arrivait pas dans tous les foyers et que là nous cherchons effectivement à le faire parvenir à chaque Parisien.
C'est ce que nous avons privilégié, effectivement, toucher chaque Parisien et diminuer la fréquence pour rester dans une enveloppe budgétaire raisonnable au regard de l'ensemble des budgets de la collectivité parisienne.
Donc voilà, Madame de CLERMONT-TONNERRE, je ne veux pas me répéter par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure à M. LECOQ, notamment sur l'information qui est donnée aux Parisiens sur les arrondissements. Je ne vais pas me répéter non plus sur la place et les tribunes que nous réservons à chaque groupe.
J'espère simplement que, dans votre esprit, il ne s'agit pas de prendre exemple sur ce que certains arrondissements font en la matière parce qu'auquel cas, si c'est ce type de leçon que vous voudriez nous donner, je crains que nous ne soyons pas très enclins à la suivre, tant le respect des groupes et de l'expression pluraliste n'est pas présent dans un certain nombre de journaux d'arrondissement.
La parole est à Mme Geneviève BERTRAND.
Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Madame la Maire.
Chers collègues, au nom du groupe U.D.F., je souhaite faire quatre brèves remarques.
Tout d'abord, le nouveau journal " À Paris" a belle allure. Il fait forte impression, il est bien structuré. Mais il apparaît comme un manque, comme un vide, comme une dilution des arrondissements dans le grand tout de la Ville.
Or, à l'heure du renforcement de la décentralisation et de la déconcentration que vous-mêmes entendez promouvoir à Paris, les seuls journaux locaux d'information qui ont, par définition, un champ d'intervention restreint, ne peuvent combler le trou.
Pour sortir des frontières mentales de chacun de nos arrondissements et tisser du lien entre tous les arrondissements, il faut que le journal " À Paris" remplisse au moins cinq missions : information générale de la Ville de Paris ; communication de l'Exécutif, c'est normal ; émulation entre les arrondissements et, pourquoi pas, compétition dans la qualité ; dans tous les cas, incitation de tous à faire plus et mieux sous le regard des autres.
Merci, Madame la Maire.
(Applaudissements sur les bancs du groupe Union pour la démocratie française).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame BERTRAND.
La parole est à M. DOMINATI.
M. Laurent DOMINATI. - Merci, Madame le Maire.
Personnellement, je trouve que votre journal est extrêmement transparent. Il est tout à fait transparent de la nouvelle politique de communication et de quadrillage de la Ville qui est mise en place par vous-même, par le Maire de Paris et par vos amis.
En effet, il y a une très bonne nouvelle : hier, chers collègues, nous avons créé un nouveau parti qui rassemble l'ensemble de la droite et du centre ou presque, et si l'on devait réfléchir à une organisation politique sur une ville, on essaierait de mettre en place un certain nombre d'outils de communication et de propagande.
Tout d'abord, on mettrait en place un journal local, qui arriverait dans tous les foyers, qui justement dirait du bien de nous. Cela, c'est votre journal.
Ensuite, on s'arrangerait pour avoir des journaux locaux quartier par quartier. Cela, c'est ce que vous faites, notamment dans les mairies de gauche, avec l'argent des concitoyens, pour donner des nouvelles du quartier.
Pour avoir quand même, de temps en temps, quelques nouvelles supplémentaires, on organiserait des comptes rendus de mandat réguliers avec des petites présentations et des invitations et on demanderait aux agents de la Ville d'aller les mettre dans les boîtes aux lettres pour faire encore un peu plus de publicité.
Mais comme cela, ce n'est que de la communication, et qu'il y a, en plus, des mairies qui ne seraient pas de notre majorité, on essaierait d'avoir des relais avec, par exemple, un système de quadrillage des conseils de quartier, auxquels on donnerait des attributions, un budget de communication, où l'on nommerait en majorité des amis, ce que vous avez fait aussi.
Et puis, comme les mairies de droite pourraient quand même vous gêner, vous créeriez à ce moment-là des maisons des associations, que vous contrôleriez directement, qui seraient des contre-pouvoirs aux maires d'arrondissement. Evidemment, à ce moment-là, il faudrait leur retirer la parole dans votre journal local parce que sinon, cela ferait un peu désordre.
Bref, je trouve qu'en ce qui concerne la transparence de votre action politique de propagande et de quadrillage, elle est parfaite, Madame le Maire. Je trouve vraiment que vous faites cela avec, comment dirais-je, non seulement un culot monstre puisque c'est l'argent des Parisiens, mais en affichant en plus (il faut reprendre les termes) que c'est "pour faire qu'aucune démarche, aucun projet, aucun chantier ne puisse se concevoir hors d'un dialogue permanent, d'une concertation loyale, d'une réelle capacité des acteurs politiques à rendre compte de leur action". On devrait dire "de tous les acteurs parisiens à ne rendre compte qu'aux agents de la Mairie".
Voilà un système de propagande et de communication qui est une sorte de mise en coupe réglée de l'action politique, avec l'argent des contribuables, sur l'ensemble du territoire parisien.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Voilà, Madame le Maire, ce que je voulais vous dire en quelques minutes puisque le Maire de Paris, et nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement, n'est pas là pour l'instant. Il était là tout à l'heure, je crois qu'il est avec la presse ... ah oui, j'oubliais que la presse est évidemment largement associée à vos débats puisqu'à chaque fois, elle est associée aux actions de communication.
J'oubliais qu'il y a un quadrillage thématique avec un conseil des anciens, un conseil des jeunes, un conseil des étrangers, un conseil de ceci, un conseil de cela, vous avez besoin de beaucoup de conseils. Vous avez mis au point un quadrillage thématique. La presse est bien fournie. Elle est même associée à vos actions, très bien, c'est logique.
Mais nous viendrons, Madame le Maire, au prochain Conseil de Paris, avec le sac postal des actions de communication de la Ville, payées par les Parisiens, et qui sont des actions de propagande.
Nous demandons donc un débat sur la politique de communication de la Ville, que nous estimons être, non pas au service des Parisiens, mais au service de votre majorité, et encore, peut-être pas de toute votre majorité, essentiellement au service de la majorité de la majorité.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Monsieur DOMINATI, on a cru vraiment vivre un véritable cauchemar dans la première partie de votre propos et j'espère, puisque vous nous avez dit ce que vous feriez, vous, c'est-à-dire un système à la "big brother", j'espère que les Parisiens ne seront jamais confrontés à ce type de système.
M. Laurent DOMINATI. - Ils le sont !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Il y a une véritable différence de culture politique entre vous et nous parce que ce que vous appelez propagande, c'est pour nous de la démocratie locale et participative. Eh oui ! C'est de l'information objective. Eh oui ! C'est de l'information dans laquelle on laisse effectivement à l'opposition de la place pour s'exprimer.
Alors deux cultures politiques très différentes, c'est vrai. Sous le regard des Parisiens, c'est vrai. Des comptes rendus de mandat pour dialoguer avec les Parisiens, c'est vrai.
M. Laurent DOMINATI. - Vous ne manquez pas de culot !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Tout cela, j'en suis désolée, me donne plutôt le sentiment que les Parisiens apprécient cette action permanente que nous engageons avec eux.
Je vais donner maintenant la parole à Mme Mireille FLAM pour apporter des compléments de réponse à ce débat, qui vient de s'organiser.
Mme Mireille FLAM, adjointe, au nom de la 1ère Commission. - Oui, Madame la Maire, c'est probablement parce que le premier numéro de " À Paris", le magazine d'information de la Ville de Paris, a été apprécié par les Parisiens que nos collègues, sur les autres bancs, l'ont tellement critiqué.
Cette nouvelle formule du magazine municipal souhaite renforcer, effectivement, la relation avec les Parisiens. Et pour faciliter sa lecture, la maquette a été revue.
Plusieurs évolutions sont également en cours, au service d'une information des Parisiens plus resserrée, plus efficace : périodicité bimestrielle, pagination allégée, et un mode de distribution nominatif à partir de mars 2003.
Je voudrais également signaler que nous avons mis en place, dans chacune des mairies d'arrondissement, des journaux locaux d'information qui vont compléter cette information au service des Parisiens.
Cet appel d'offres inclut des prestations qui n'existaient pas dans l'ancien marché, comme les versions braille et les versions sonores, donc, vous le voyez, deux nouvelles dispositions pour renforcer le dialogue et le contact.
Je voudrais également apporter une précision au premier intervenant qui a parlé des recettes de publicité. Effectivement, nous avons lancé cet appel d'offres dans la transparence la plus totale puisqu'il s'agit là des dépenses et que les recettes seront identifiées sur une ligne particulière.
Je crois que cet appel d'offres, puisque c'est l'objet de ce projet de délibération, est un modèle du genre en matière de transparence et d'information des Parisiens.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame FLAM.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGIC 13.
Qui est favorable ?
Qui est défavorable ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DGIC 13).
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - L'adjoint n'a répondu à aucune de nos questions !
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Le vote est passé, nous poursuivons.