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Novembre 2004
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Vœu déposé par le groupe “Les Verts” relatif à la préservation du bois de Boulogne, et l’amélioration du dossier de candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous allons passer maintenant à l?examen du v?u n° 38 relatif à la préservation du Bois de Boulogne, et l?amélioration du dossier de candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012.

Ce v?u a été déposé par le groupe ?Les Verts?.

Monsieur RIOU, vous avez la parole.

M. Alain RIOU. - Le mois dernier, nous avions déposé un v?u et un amendement où nous nous opposions à l?amputation du bois de Boulogne. Nous avons retiré ce v?u et cet amendement car nous avons obtenu deux choses lors de la dernière réunion : d?abord qu?il y ait une compensation de 11 hectares qui permette de reconquérir en espaces verts ou en espaces de plein bois le bois de Boulogne, cela nous semblait une bonne chose ; et puis, il y a eu une formule, plus ou moins difficile d?ailleurs à formuler de la part de Jean-Pierre CAFFET, qui nous disait que l?aspect écologique, ou l?importance ou l?ampleur du projet, pourraient éventuellement faire l?objet de discussions tant avec les élus que les associations environnementales.

De ce point de vue Jean-François BLET avait donc expliqué qu?il redéposerait un v?u au nom du groupe ?Les Verts?, ce qu?il a fait. Nous sommes d?ailleurs tout à fait prêts à faire disparaître l?ensemble des considérants, si cela pose problème, l?ensemble de la question sur l?amputation, mais ce qui est important et intéressant, c?est qu?une étude de faisabilité puisse s?effectuer sur le coût et sur la possibilité, sur cette emprise du bois de Boulogne ou ailleurs, de construire une structure non pérenne. Autrement dit, si elle se faisait sur l?hippodrome d?Auteuil, tout serait réglé et elle disparaîtrait après. Cette emprise peut se trouver sur le bois de Boulogne là où on veut la faire mais, après les Jeux, elle disparaîtrait.

 

Je dirais que cela ferait faire des économies à la Ville et cela renforcerait le caractère écologiste de la candidature d?abord parce que nous ne serions plus obligés de faire la couverture de 140 millions de la bretelle d?autoroute puisque, par définition, on végétalise à cet endroit-là pour compenser l?espace de plein bois qui est victime de la prédation et de l?amputation du bois de Boulogne. Cela coûterait donc moins cher, et je suppose qu?une structure non pérenne, en peau d?éléphant comme pour le Zénith, beaucoup plus souple peut être trouvée. L?idée de faire une étude sur ce que cela pourrait donner au plan financier et au plan de la mise en ?uvre nous semble judicieuse.

Bien sûr, nous sommes prêts éventuellement, pour une énième fois, à retirer ce v?u si on nous donne des assurances fortes sur le fait que cette étude va exister. Jusqu?au 6 février, non, c?est un lapsus, c?est le renouvellement du président de la Fédération française de tennis, jusqu?au 6 juillet, on a la possibilité de déposer les v?ux chaque mois. C?est pour cela qu?on mesurera la capacité que vous avez à tenir la parole que l?on va peut-être nous donner.

Une chose est sûre, c?est que, de toute façon après le 6 juillet, si nous avons les Jeux, le groupe ?Les Verts? et l?ensemble du mouvement écologique à Paris ne renonceront pas et se battront pour que cette structure non pérenne voie le jour et qu?une structure en dur n?existe pas.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur BLET, puisque vous avez signé le v?u...

M. Jean-François BLET. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce v?u effectivement, par souci de compréhension et de bonne volonté, nous l?avions retiré pour dissocier le débat sur le vote en faveur du projet des Jeux olympiques du débat sur l?extension de Roland-Garros. Pour quelle raison ? Il y a trois raisons qui font que cette extension ne nous paraît pas opportune.

Premièrement, elle empiéterait sur le bois de Boulogne, sur une surface d?un hectare, alors que la Municipalité et les communes voisines ont signé en novembre 2003 une charte de reconquête des bois. Dans cette optique, le v?u adopté pour rendre accessibles de nouveaux terrains est très encourageant, celui adopté le mois dernier. Mais pourquoi d?un côté reconquérir le centre de bois et de l?autre côté grignoter ses marges ?

D?autre part, en acceptant d?empiéter sur ce bois séculaire, la Mairie de Paris risque d?ouvrir une brèche dans laquelle certaines communes d?Ile-de-France sont prêtes à s?engouffrer pour avaliser des projets d?amputation d?espaces naturels. C?est la raison pour laquelle les 350 associations d?environnement d?Ile-de-France vous ont demandé également de ne pas procéder à une telle extension de Roland Garros et à une telle amputation.

Deuxièmement, le projet d?extension de Roland-Garros est injustifié dans le cadre de l?organisation des épreuves olympiques. En effet, le dôme est surdimensionné pour accueillir les épreuves de judo et de badminton tel qu?il était envisagé. A Madrid est prévue pour ces épreuves une salle de 6.000 places et non pas de 15.000. A Londres, il est envisagé d?organiser les épreuves de judo dans une salle de 10.000 places et celles de badminton dans une salle de 5.000. A New York, le judo bénéficierait d?une salle de 9.000 places et le badminton d?une salle de

8.000 places. A Moscou, la salle d?accueil du judo et du badminton a une capacité de 8.000 places. Vous voyez que nous sommes loin des 15.000 places du dôme.

Sur le plan organisationnel ce dôme ne se justifie pas. Une salle temporaire pourrait effectivement très bien faire l?affaire ou, mieux encore, une salle actuelle réhabilitée et agrandie : je pense à la salle Pierre-de-Coubertin, toute proche de Roland-Garros, qui accueille déjà des compétitions internationales de judo. Que cette salle d?une capacité de plus de 4.000 places situé dans le noyau Ouest des sites défini pour la candidature aux Jeux olympiques ne soit pas utilisée pour ces Jeux n?est pas naturel. En outre, d?autres salles, le Palais des sports ou la Halle Carpentier sont également susceptibles d?être réaménagés dans cette perspective.

Troisièmement, l?extension de Roland-Garros, injustifiée dans le cadre de l?organisation des J.O., est également sujette à controverse, vous le savez, au sein de la Fédération française de Tennis. Le projet est en effet jugé par certains pharaonique : coût de 227 millions d?euros, ouverture de l?autoroute comprise, et qui seraient en fait selon le président actuel de la F.F.T. de 280 millions d?euros. Je rappelle que 280 millions d?euros, c?est grosso modo le coût du projet des Halles, projet autrement plus enthousiasmant et important pour la Ville de Paris. La Ville de Paris doit financer le tiers des travaux, à peu près 100 millions d?euros. Sachant qu?une crèche de 60 berceaux a un coût moyen de 2,5 millions d?euros environ, l?extension de Roland Garros équivaudrait ainsi pour la Ville à 37,3 crèches, représentant 2.240 berceaux.

Tout cela pour quoi ? Pour l?organisation d?un tournoi qui ne dure que 15 jours. L?avenir du tournoi de Roland Garros dépend-il de son toit couvert ? J?en doute. Ni Wimbledon ni Flushing Meadows n?ont un court central couvert. Quand bien même en aurait-il besoin, il suffirait de doter le court actuel central d?un toit amovible. De même, s?il s?avérait à terme que les installations ne permettent plus d?accueillir de façon suffisante les Internationaux de France, le transfert sur un autre site pourrait aussi être envisagé. Wimbledon et Flushing Meadows sont organisés en banlieue très éloignée du centre de l?agglomération sans que cela nuise à leur succès.

Pour conclure, compte tenu de ces éléments, nous souhaitons l?adoption de notre v?u demandant que soit réalisée par les Services de la Ville une étude de faisabilité portant sur la construction d?une salle provisoire et l?utilisation d?une salle existante pour accueillir les épreuves de judo et de badminton. Cette étude permettrait ainsi de déterminer la solution la plus avantageuse pour le plus grand bien de tous.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur GOASGUEN, vous avez la parole.

M. Claude GOASGUEN. - Monsieur le Maire, je voudrais dire que, à propos de ce texte dont nous avions évoqué la possibilité au cours de notre dernière séance, j?ai été tout à fait consterné de voir l?interprétation que les lobbyistes en faisaient. Je conçois parfaitement que notre unanimité pour les Jeux olympiques pousse la Ville de Paris, les entreprises françaises à faire du lobbying. J?y suis très favorable.

Je comprends déjà beaucoup moins qu?à l?intérieur d?un lobby général la Fédération de Tennis fasse un lobby à caractère particulier pour lequel les Jeux olympiques ne sont en réalité qu?un prétexte.

 

Mais le troisième? C?est une poupée russe, tout cela. Mais je comprends encore moins la troisième poupée qui consiste, pour le président de la Fédération de Tennis, à faire campagne contre d?autres candidats à l?intérieur de la Fédération de Tennis, elle-même à l?intérieur de la dimension des Jeux olympiques pour Paris, eux-mêmes à l?intérieur d?un conflit amical avec d?autres villes. Cette pratique en réalité amène à se servir des Jeux olympiques pour des intérêts qui n?ont plus rien à voir ni avec les Jeux olympiques ni avec l?environnement. Je regrette que le travail de relations publiques n?ait pas rendu compte de la réalité des débats qui se sont passés dans notre Assemblée lors de notre dernier Conseil.

Qu?avons-nous dit ? Nous avons dit que, si nous étions unanimes pour l?organisation des Jeux olympiques à Paris, sur la question de Roland-Garros, il faudrait réétudier le problème. Puisque l?on réétudie le problème, je vais dire carrément les choses. Il est clair que jamais le C.I.O. n?a demandé à ce que, pour faire des compétitions de tennis - et M. BLET l?a parfaitement dit -, de judo, ou de badminton, l?augmentation du terrain de Roland-Garros soit nécessaire et qu?on construise un dôme pour faire des spectacles qui n?ont d?ailleurs rien à voir avec le sport. Cette campagne se fait sur d?autres motifs que le motif olympique.

Il est clair aussi que le bois de Boulogne n?est pas destiné

- comme je l?avais dit la dernière fois - à devenir un Lunapark, Jeux olympiques ou non ! Si nous devons organiser les Jeux olympiques - et nous souhaitons que nous le fassions -, des installations provisoires auront la même utilisation que des installations définitives qui feraient grief à l?environnement, et à la morale tout court de l?Olympisme. Ce serait faire de l?argent sur quelque chose qui n?a pas comme motivation de faire de l?argent par d?autres utilisations que ces manifestations sportives.

Monsieur le Maire, je dois le dire très clairement : ni les riverains, ni les élus, ni mon groupe à qui j?ai laissé la liberté de vote - car c?est un sujet qui peut concerner chacun selon ses sentiments et la manière dont il perçoit le sujet -, en ce qui me concerne en tout cas, il n?est pas question que j?accepte qu?on force la main, au nom des Jeux olympiques, aux élus parisiens, aux riverains du 16e arrondissement et, plus généralement, à la Ville de Paris.

C?est la raison pour laquelle, en ce qui me concerne, je voterai pour le v?u présenté par ?Les Verts? aujourd?hui.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur CAFFET, vous avez la parole.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Il n?est pas dans mes intentions de m?immiscer dans les affaires internes de la Fédération française de Tennis, ni d?ailleurs dans la campagne qui commence à battre son plein.

(Mouvement divers dans l?Assemblée).

Moi, ce qui m?intéresse, c?est d?avoir le meilleur dossier possible, justement, et essayer de faire en sorte que Paris puisse remporter les Jeux. C?est mon seul souci.

Que ce soit M. BÎMES, M. PROISY, M. LOTH, le futur président m?importe peu. Je ne rentrerai donc jamais dans ce débat, que les choses soient claires.

M. Claude GOASGUEN. - Moi non plus.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Ce v?u aborde un sujet sur lequel nous avons déjà eu une discussion lors du dernier Conseil de Paris avec l?adoption d?un v?u de l?Exécutif. Je ne reviens pas sur ce qu?il contenait. 11 hectares de bois supplémentaires, 50 millions d?euros, etc. Je crois qu?il a été d?ailleurs adopté à l?unanimité.

J?avais expliqué, ce qu?a rappelé le Président RIOU, qu?effectivement, dans ce dossier, il y avait un problème qui était celui de Roland-Garros, qui n?emportait pas l?adhésion enthousiaste de tout le monde, notamment, c?est vrai, d?un certain nombre de riverains, d?associations et d?élus. J?avais dit à l?époque qu?il fallait continuer la discussion, je le réitère ; il faudra que nous puissions avoir des réunions régulières avec toutes les parties prenantes sur ce dossier et je suis prêt à avancer en ce sens. Alors je ne sais pas s?il faudra que je les préside, après tout pourquoi moi, mais je crois qu?il faut avancer en ce sens.

Le présent v?u propose deux choses puisqu?il y a deux alinéas : il propose d?abandonner le projet d?extension de Roland-Garros afin de préserver l?intégrité du bois de Boulogne et de diminuer les factures. Abandonner le projet d?extension de Roland-Garros, signifie, si on parle clair, abandonner le dôme qui est l?un des éléments du dossier de candidature qui a été transmis à la fin de la semaine dernière au C.I.O.

Attendez, Monsieur GOASGUEN, ne m?interrompez pas, j?essaie de développer une argumentation.

Très honnêtement, je voudrais dire que ce n?est pas de la seule responsabilité de la Ville. Ce dossier, qui a été préparé par le GIP 2012, est un dossier qui a reçu l?assentiment de la Ville de Paris, bien évidemment, mais également de la Région Ile-de-France et de l?Etat et qui est garanti par ces trois partenaires, et

                    -car on l?oublie trop souvent - le Comité national olympique et sportif français. Il n?appartient donc pas, il n?est pas de la responsabilité de la seule Ville de Paris de se dire que oui, maintenant, il faut abandonner ce projet de dôme. Mais je conçois que la question reste posée.

                    M. Claude GOASGUEN. - C?est un v?u.

                    M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Je conçois que la question reste posée et puisqu?elle est posée, il faudra bien en sortir. J?ai évoqué tout à l?heure la discussion qui devait se poursuivre, la concertation qui devrait probablement s?amplifier. Reste la question de cette étude de faisabilité. A priori, je n?y vois pas d?inconvénient majeur. Il faudrait toutefois que cette étude de faisabilité soit réalisée non pas simplement par les services de la Ville, mais en collaboration avec les services de la Région et ceux de l?Etat. Je rappelle, en effet, que ce qui est appelé l?extension de Roland-Garros, c?est-à-dire en fait le projet de dôme, a donné lieu à des études de la part de l?Etat (de la Direction régionale de l?Equipement), de la part de l?IAURIF et de la part de l?A.P.U.R., la seule association d?ailleurs qui relève de la Ville.

 

 

Donc, en ce qui me concerne, s?il s?agit de faire une étude de faisabilité dans des conditions qui ne remettent pas en cause et qui ne fragilisent pas de manière significative la candidature de Paris aux J.O., je n?y vois rigoureusement aucun inconvénient. Je demande simplement que cette étude, si elle devait être menée à bien, le soit en relation étroite avec nos partenaires et au moment adéquat. Je nous suggère collectivement, pour reprendre un terme qu?affectionne le Maire, de ne pas nous précipiter dans les quinze jours qui viennent et d?exhiber une nouvelle étude lors de la visite de la commission d?évaluation. Je suggère en revanche que, lors de cette visite, nous puissions prendre le pouls de la commission et de ce qu?elle nous dira sur la manière dont elle appréhende notre dossier en général et plus précisément sur ce sujet, afin d?être prêts, le cas échéant, à engager quelque chose qui pourrait être rediscuté bien évidemment après le 7 juillet.

J?indique une direction, je montre aussi les limites de l?exercice : évitons absoument de ?plomber? la candidature de Paris.

Dans ces conditions, et puisque M. RIOU en faisait la proposition, je propose que nous en restions là, que nous ayons cela précisément en tête et que ce v?u soit retiré.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et communiste).

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur RIOU, vous avez la parole.

M. Alain RIOU. - Il y a 2 éléments qui me font pencher pour le retrait, d?abord parce que, malheureusement, dans cet hémicycle, ceux qui sont prêts à voter ce v?u ne sont pas majoritaires, c?est un premier élément. Je n?ai pas envie que l?étude de faisabilité soit rejetée?

M. Claude GOASGUEN. - Ce n?est pas sûr pour une fois.

M. Alain RIOU. - J?ai entendu ce qu?a dit Jean-Pierre CAFFET. Ce que je peux regretter dans ce qu?il dit, c?est que s?il y a une volonté, il n?y a pas de calendrier. Je crois avoir compris que le calendrier, c?est mars. En mars, on regarde si la Commission compétente pour venir voir chacune des villes ne dit pas : ce serait sans doute plus écologique de faire une structure provisoire qui n?ampute pas le bois de Boulogne, donc on va leur souffler à l?équipe de mars? A ce moment-là, on se mettra en ordre de marche, si j?ose dire, pour faire cette étude puisqu?en quelque sorte un pouls sera pris, et on commencera à démarrer fortement après le 6 juillet si, bien évidemment, nous avons les Jeux.

Je suis sensible à ce discours. Je pense que le groupe ?Les Verts? majoritairement est pour que nous obtenions les Jeux pour toutes les raisons que j?ai dites l?autre fois. Il ne faut rien faire en effet qui puisse, avant le 6 juillet, porter atteinte si peu que ce soit à la chance que nous avons. Madrid a sans doute de très grandes chances. Par une maladresse ou par un acte de plus, n?essayons pas de prendre un risque.

Mais, je le dis très solennellement : il nous reste en décembre, en janvier, en février, en mars, en avril, en mai et en juin, la possibilité de déposer de nouveau un v?u. J?ai écouté ce qu?a dit Jean-Pierre CAFFET, je crois que l?engagement qu?il a pris au nom du Maire de Paris est un acte de plus, n?essayons pas de prendre un risque. Je crois que l?engagement qu?il a pris au nom du Maire de Paris est un engagement qui tient la route et que cela ne sert à rien, en effet, d?être mis en minorité aujourd?hui sur cette étude de faisabilité. Je fais donc confiance à l?Exécutif de ce point de vue, mais voire. Le v?u est donc retiré.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. GOASGUEN.

M. Claude GOASGUEN. - Je trouve que l?argument employé par le président des ?Verts? est un peu singulier. S?il fallait, quand on est en minorité et parce qu?on est en minorité, retirer les v?ux, ce ne serait pas de bonne politique mais j?en reviens sur qu?a dit M. CAFFET.

Je trouve que sa déclaration est intéressante. C?est la raison pour laquelle je ne reprendrai pas à mon compte le v?u du groupe ?Les Verts?. Je voudrais dire clairement les choses. Ce qui a été dit au Conseil par M. CAFFET, nous l?avons entendu et compris. Cela repose tout de même qu?on le veuille ou non sur une manière de procéder hasardeuse et aventureuse.

Ce que je ne voudrais pas, c?est que cette déclaration, qui est positive dans son esprit et dans sa forme mais qui n?est qu?une déclaration, soit contrariée par le travail de presse que la Mairie de Paris fait. Je pense en particulier à ce numéro du ?Nouvel Observateur? où l?on voyait Roland-Garros décrit comme pôle central à la télévision, que c?est à partir de Roland-Garros qu?on va construire le pôle Ouest des Jeux olympiques. Je ne voudrais pas que les nuances apportées dans le discours de M. CAFFET soient contredites par un travail de relations publiques qui dit en fait exactement l?inverse. Il faut rester dans la mesure. Ce n?est pas la peine d?en faire trop sur Roland-Garros. Laissez faire M. BÎMES, il en fait déjà beaucoup trop. Ce n?est pas la peine d?en rajouter.

Voilà l?esprit dans lequel nous acceptons la déclaration qui a été faite, sachant que nous ne l?oublierons pas et que, en toute hypothèse, si la Municipalité et ?Les Verts? l?oubliaient, nous rappellerions la déclaration qui a été faite par M. CAFFET au cours de ce Conseil.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

J?enregistre le retrait du v?u... Il est déposé au nom du groupe ?Les Verts?.

M. Jean-François BLET. - Non.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. RIOU est le président du groupe ?Les Verts? et il a donc la possibilité de retirer ce v?u !