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Novembre 2004
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par Mme Claude-Annick TISSOT, au nom du groupe U.M.P., relatif au confort des personnes âgées locataires des résidences de la Ville de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2004


Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Nous examinons le v?u référencé n° 25 dans le fascicule, relatif au confort des personnes âgées locataires des résidences de la Ville de Paris.

La parole est à Mme TISSOT.

Mme Claude-Annick TISSOT. - Oui, Madame le Maire. Je partage tout à fait l?inquiétude qui vient d?être exprimée sur le manque de travaux d?entretien dans les résidences du troisième âge. Comme Mme CAPELLE l?a dit il y a quelques instants, les résidences d?hébergement pour personnes âgées offrent à Paris depuis de nombreuses années un accueil de qualité aux personnes âgées qui ne nécessitent pas de présence médicale. C?est d?ailleurs l?héritage des anciennes mandatures.

Or, depuis quelques mois, les résidents de ces établissements s?inquiètent de voir les parties communes manquer d?entretien et se délabrer peu à peu. Ainsi, ce sont les peintures qui s?écaillent, les portes qui ferment mal et, depuis quelque temps, les ascenseurs en panne ne sont plus réparés, occasionnant de ce fait une gêne considérable pour les locataires. Quelques exemples : dans le 11e à la résidence du passage de Ménilmontant, pas d?ascenseur pendant les trois mois d?été ; même catastrophe à la résidence Léon Frot. J?ajoute comme exemple supplémentaire que le parquet qui était abîmé devant la porte du club du troisième âge de la résidence du passage de Ménilmontant est resté en l?état depuis plus d?un an avant d?être réparé, et bien qu?il ait provoqué un très grave accident à l?une des locataires.

 

Je sais que cet état de fait n?est pas exclusivement réservé aux résidences du 11e mais qu?il touche de nombreux établissements parisiens, et c?est la raison pour laquelle les élus de l?U.M.P. et moi-même exprimons le souhait que, pour garantir la sécurité et le confort des personnes âgées locataires de ces résidences de la Ville de Paris, des crédits supplémentaires soient engagés pour des travaux d?entretien destinés surtout aux parties communes comme à la réparation des ascenseur et ceci, peut-être dès le budget 2005 qui est en cours de préparation.

Je vous remercie.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - La parole est à Mme HOFFMAN-RISPAL.

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe. - J?accepte le v?u déposé par Mme TISSOT, ce qui me permettra de dire un certain nombre de choses. Les résidences dont vous parlez ont été construites pour beaucoup d?entre elles, il y a une trentaine d?années, c?est-à-dire dans les années 70. Or, il n?y avait pas de Maire de Paris en 1974, puisque Paris était sous la responsabilité du Préfet de la Seine.

Au niveau de la mandature, les sommes engagées pour ces résidences sont plus importantes qu?elles ne l?ont été ces 10 dernières années. Depuis trois ans, nous accordons un certain nombre de moyens à cet effort. Ainsi, le C.A.S.-V.P. consacre 35,4 millions d?euros pour faire face aux charges immobilières et locatives, aux frais de gardiennage et de nettoyage des parties communes.

Le problème des ascenseurs. On y est tous confrontés et pas seulement dans les résidences. Je crois que vous avez tous vu des articles de presse cet été, entre autre dans ?Le Parisien?, pour ne pas faire de pub, sur le fait qu?en France aujourd?hui il y a trois ascensoristes. Trois, ?Otis? principalement, je ne connais jamais le nom des deux autres, mais il y a trois compagnies qui gèrent les ascenseurs. Elles ont par conséquent, malheureusement, une forme de monopole et de surcroît, nous avons souvent des problèmes de pièces qui ne sont pas forcément fabriquées en France.

En effet, nous avons eu un problème cet été dans le 11e, j?ai eu moi-même des contacts avec ?Otis?, de même que Mme CAPELLE, nous y avons passé des heures, il manquait une pièce qu?ils n?avaient pas. Nous avons proposé aux résidents pour les aider de les loger dans d?autres résidences pour ceux qui l?auraient souhaité, nous avons fait du portage de repas, nous sommes bien conscients des difficultés, nous sommes tout autant attentifs que vous, Madame TISSOT, au sort de nos aînés dans la Capitale, sauf que quand les ascensoristes ont le monopole, c?est un petit peu compliqué. Nous y mettons quand même un certain nombre de moyens, 6,2 millions d?euros qui ont été consacrés sur les exercices 2001 à 2004 à des dépenses d?entretien courantes y compris la rénovation des peintures, Madame CAPELLE, dans les résidences-appartements, donc ce sont quand même des moyens importants.

Autre problème. Sur les 102 résidences-appartements, seules 30 à 35 appartiennent au C.A.S.-V.P. Pour le reste, nous sommes locataires des bailleurs sociaux, comme vous l?avez évoqué, Madame CAPELLE, dans votre intervention ce matin.

Je vous signale, Madame TISSOT, que j?ai hérité de conventions et Mme CAPELLE le sait puisque M. le Maire du 11e a invité les bailleurs sociaux propriétaires des résidences du C.A.S.-V.P. Pour les 11 résidences-appartements, nous avons 11 bailleurs sociaux. Nous avons 90 conventions différentes. C?est l?héritage. Sur 90 conventions, il n?y en a pas une qui se ressemble. Là, il y a un boulon à remettre, c?est du ressort du C.A.S., et dans la résidence d?à côté il y a un tuyau qui ne va pas, c?est du ressort du propriétaire. Plus personne ne s?y retrouve. Donc nous avons engagé un travail commun soit dans les arrondissements, soit par le biais du C.A.S.-V.P. avec tous les bailleurs pour remettre en état au fur et à mesure. Nous avons un protocole avec la R.I.V.P. sur le 11e, concernant les ascenseurs, nous avons un protocole avec ?Otis?, tout cela est très long à mettre en place puisque nous ne sommes pas propriétaires, c?est bien cela le problème, mais nous y travaillons vraiment beaucoup.

Un mot aussi d?ailleurs, Madame CAPELLE, car je n?ai pas pu vous répondre ce matin. Les volets et les stores, j?y tiens également, M. le Maire de Paris a écrit à tous les bailleurs sociaux pour qu?ils mettent des volets et des stores, certains ont commencé, nous relançons, nous avons dès demain matin une autre réunion pour l?été prochain. Nous y travaillons, mais nous ne pouvons pas forcer les bailleurs sociaux quand ils le refusent.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci de cette réponse très complète.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P., assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2004, V. 244).