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Novembre 2004
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Conseil Municipal
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Suspension et reprise de la séance.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2004


 

(La séance, suspendue à quinze heures vingt minutes, est reprise à quinze heures vingt cinq minutes, sous la présidence de M. le Maire de Paris).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous reprenons notre séance.

IV - Question d?actualité de M. AZIÈRE, au nom du groupe

UDF, à M. le Maire de Paris relative à l?exposition du

 

projet de mise en valeur des Halles.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Chers collègues, nous passons à la question d?actualité du groupe U.D.F.

La parole est à M. AZIÈRE.

M. Eric AZIÈRE. - Merci, Monsieur le Maire.

Si vous me permettez une très courte transition après ce débat intéressant, j?ai peur qu?à travers ce genre de débat sur le fond comme sur la forme, le Conseil de Paris ne privilégie dans un moment pourtant crucial, l?amour des joutes par rapport à l?amour des jeux. Néanmoins, je poursuis.

Cent soixante dix mille visiteurs, Monsieur le Maire, de l?exposition du projet de mise en valeur des halles et beaucoup d?autres, ont espéré dans ces derniers mois comme nous, qu?on allait enfin assister, découvrir ou même participer à la mise en scène, je devrais dire d?ailleurs à la ?mise en ville? d?un nouveau scénario urbain.

Je le croyais, tant cette consultation populaire préliminaire, appréciable, ressemblait pourtant à la prise d?un élan nouveau attendu en faveur d?une nouvelle architecture parisienne, une nouvelle identité urbaine, contemporaine, qui tournerait résolument Paris vers l?avenir.

Que nenni ! Des quatre projets maquette qui nous ont fait tourner la tête que reste-t-il aujourd?hui ? Nous sommes perplexes ! La méthode retenue, le marché de définition, présenté comme le moyen d?un véritable dialogue interactif entre les habitants, les élus et les différents partenaires et concepteurs du projet pour faire vivre son évolution, cette méthode est-elle sincère ou seulement un paravent pour masquer les négociations discrètes mais incontournables avec votre majorité ?

En effet, vos principaux adjoints pressés de prononcer leurs préférences minimalistes de crainte que l?irréversible empreinte de l?audace n?advienne, ajoutent le tintamarre médiatique à la confusion d?intention comme si les projets étaient figés et ne feraient dans leur authenticité que de minces évolutions ultérieures.

 

Mais, Monsieur le Maire, comme la Perette de la fable et son pot au lait qui pleurait sur ces illusions répandues, je crains qu?il ne vous faille dire bientôt ?adieu, Maas, Mangin, Koolhass, Nouvel? et bonjour le plum-pudding pluriel?. Car s?il s?agit de faire un non-choix, un non-événement, un compromis au rabais, de satisfaire à une certaine ?écologie de la muséification de Paris? qui ne confère pas au c?ur de notre métropole une nouvelle identité à sa mesure, nous vous désapprouverons.

Ce projet, Monsieur le Maire, est-il pour Paris ou pour votre majorité ? Au-delà de la commission d?appel d?offres, qui inspirera le choix de ce projet, au nom de qui sera-t-il fait ? De vous en assumant une image contemporaine de l?urbanisme parisien et nous y serions intéressés ou s?agira-t-il de la minorité la plus conservatrice de votre majorité ? Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes Union pour la démocratie française et U.M.P.).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.

La parole est à M. Jean-Pierre CAFFET.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

S?il y a un aspect des propos de M AZIÈRE avec lequel je suis parfaitement en accord, c?est quand il affirme que les quatre projets-maquette, car c?est ainsi qu?il les qualifie, lui on fait tourner la tête. Je me demande si le mot n?est pas trop faible, car enfin, Monsieur AZIÈRE, quelle condescendance vis-à-vis de la Commission d?appel d?offres, quel mépris vis-à-vis des élus, et notamment de M. LEGARET qui a une attitude fondamentalement différente de la vôtre, quelle condescendance, quel mépris vis-à-vis des quatre équipes qui travaillent depuis un an et demi, lorsque vous nous dites aujourd?hui que le choix qui sera fait sera un non-choix, un non-événement, un compromis au rabais de manière à satisfaire une certaine volonté de muséification de Paris.

Ecoutez, Monsieur AZIÈRE, je suis intimement persuadé qu?au moins quelques-unes des équipes vous sauront particulièrement gré des propos que vous tenez. Lorsque vous me posez la question : ce projet est-il pour Paris ou pour votre majorité ? Et au nom de qui sera-t-il fait ? J?ai envie de vous répondre la chose suivante : ce projet est fait pour les Parisiens, pour les Franciliens et au-delà pour les 800.000 usagers qui utilisent le pôle d?échange chaque jour. Cela vous avait peut-être échappé mais, comme beaucoup d?autres, vous vous êtes laissé prendre à l?écume, c?est-à-dire aux couleurs, aux formes et pas non pas au fond des choses.

Puisque vous me demandez de vous préciser les critères sur lesquels le choix sera fait, je peux vous dire - comme vous avez pu le lire probablement dans la presse - que ce seront des critères urbains, car fondamentalement ce qui m?intéresse, c?est l?insertion urbaine et paysagère du réaménagement des Halles, c?est l?usage du jardin et des espaces publics, c?est la sécurité des 800.000 usagers des transports en commun, c?est la circulation automobile et c?est le phasage et la limitation des travaux pendant le réaménagement de ce quartier.

Voilà, Monsieur AZIÈRE, les critères sur lesquels je proposerai que la CAO se détermine et, très honnêtement, s?il y a un non-événement et un compromis au rabais, c?est bien votre intervention et pas le futur choix que nous allons faire.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et ?Les Verts?).

 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.

V - Question d?actualité du groupe du Mouvement républi

cain et citoyen à M. le Maire de Paris relative aux per

turbations qui menacent les lignes de bus 21 et 67.

M. LE MAIRE DE PARIS. Nous passons maintenant à la question d?actualité du groupe du Mouvement républicain et citoyen.

La parole est à Mme BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Monsieur le Maire, d?abord au nom du groupe du Mouvement républicain et citoyen, je tiens à m?associer aux hommages qui ont été rendus au Préfet de police.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Très bien.

Mme Marinette BACHE. - Je voudrais moi aussi souligner combien il a été possible de travailler en concertation avec lui et rappeler son sens de la responsabilité au service de l?intérêt général et de l?Etat.

Je terminerai très rapidement en notant les succès qu?avec lui la Préfecture de police a obtenus en matière de sécurité et de baisse de la délinquance.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Avec notre concours.

Mme Marinette BACHE. - Absolument, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, je passe maintenant à ma question d?actualité.

Vous n?êtes pas sans savoir que le service des bus

R.A.T.P. des lignes 21 et 67 est aujourd?hui perturbé et que le dépôt du préavis de grève porte également sur la journée de demain. Je veux d?ailleurs saluer ici la responsabilité de la C.G.T. de la R.A.T.P. qui a organisé son action en dehors des périodes de pointe et de F.O. qui use seulement de son dispositif d?alerte. Cette perturbation est liée aux conséquences des travaux du tramway.

Je veux souligner notre attachement fort ancien à ce projet, un projet essentiel à notre mandature en ce qui concerne la politique publique parisienne des transports.

Or, les travaux du tramway sont l?objet de problèmes, d?inconvénients, de gênes. Cette fois-ci, ce sont les usagers qui en sont les victimes. Pourtant, la Direction générale de la R.A.T.P. n?était pas sans connaître la réalité, l?organisation et la nécessité de ces travaux, les modifications que cela entraînait dans le dessin des parcours des lignes 21 et 67, l?allongement évident des temps de parcours et les dégradations des conditions de travail des personnels. Ceci n?est pas nouveau. Le tramway n?est pas une exception. La Direction générale de la R.A.T.P. devrait et a d?ailleurs l?habitude de gérer ces difficultés, de prévoir les aménagements utiles. On peut donc se demander pourquoi elle ne l?a pas fait pour ces travaux-ci.

Nous souhaiterions donc connaître, Monsieur le Maire, le résultat des échanges que vous avez pu avoir avec la Direction générale de la R.A.T.P. pour faire que celle-ci réponde aux légitimes questions des personnels et évite ainsi que les usagers ne soient pénalisés.

 

Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

La parole est à M. Denis BAUPIN.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Si vous permettez, je voudrais à mon tour me féliciter du dialogue qui a été mené avec le Préfet de police pendant plus de trois ans, et Dieu sait que ce n?était pas forcément simple vu les compétences imbriquées entre la Ville et la Préfecture de police, on n?a pas forcément été d?accord sur tout, mais je crois qu?à chaque fois on a su trouver des compromis, progresser ensemble, et finalement cela a permis que la politique municipale en matière de déplacements se mette en place au fur et à mesure. Je voudrais donc remercier le Préfet de police pour la qualité de dialogue et d?écoute dont il a fait preuve pendant toute cette période.

Je reviens à la question du groupe M.R.C. qui devrait s?adresser plutôt à la R.A.T.P. qu?à la Ville de Paris. Vous le savez, la Ville a engagé les travaux en ce qui concerne le tramway sur les boulevards des Maréchaux, ce qui nécessite forcément des modifications ponctuelles des trajets des lignes de bus. En tout état de cause, je peux vous l?assurer, sur la période passée et sur la période à venir, les lignes 21 et 67 seront en permanence maintenues, ainsi que l?accès à la porte de Gentilly.

Des mesures provisoires sont actuellement en place pour ces lignes sur le parcours final rue d?Arcueil et rue de l?Amiral-Mouchez, ainsi que sur l?implantation du terminus, puisqu?il nous faut aménager la partie nord du boulevard. Ces travaux ont donc nécessité la fermeture du débouché de la rue d?Arcueil sur le boulevard.

D?ici à quelques semaines, les bus des lignes 21 et 67 trouveront leur nouvel itinéraire, qui préfigurera d?ailleurs le tracé définitif de ces lignes à la mise en service du tramway.

Ces modifications ont fait l?objet d?une information systématique auprès des riverains et des usagers et ni la R.A.T.P. à notre connaissance, ni la mission ?Tramway? en tout état de cause n?ont été alertées de difficultés particulières causées par ces adaptations.

Par ailleurs, la ligne 21 dans les semaines qui viennent fera l?objet d?aménagements plus structurels dans le cadre du projet ?Mobilien? qui a donné lieu à une concertation approfondie avec les mairies d?arrondissement du 13e et du 14e dans le but de fiabiliser la ligne et d?améliorer encore son attractivité.

En ce qui concerne les questions de personnels que vous avez évoquées, je voudrais rappeler que la Ville de Paris n?est pas autorité organisatrice des transports collectifs et, en l?occurrence, la R.A.T.P. ne nous a pas tenus informés de problèmes éventuels avec les personnels et donc, à l?heure d?aujourd?hui, nous n?avons pas d?informations spécifiques à vous donner. Les contacts que nous avons avec la R.A.T.P. nous permettront peut-être d?en savoir un peu plus.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

VI - Question d?actualité de M. CHARON, au nom du groupe

U.M.P., à M. le Maire de Paris relative à la mémoire des

 

Harkis.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la dernière question d?actualité, celle du groupe U.M.P.

Vous avez la parole, Monsieur CHARON.

M. Pierre CHARON. - Je voudrais m?associer au nom du groupe U.M.P. à l?hommage justifié rendu au Préfet de police, à son efficacité, à son action, qui ont permis de faire baisser la délinquance à Paris de 30 %. Merci, Monsieur le Préfet. J?espère qu?on ne vous regrettera pas, parce que si on vous regrette cela veut dire que votre successeur n?en est pas capable !

(Rires).

En tout cas, bonne chance !

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je ne sais pas si c?est tout à fait objectif.

(Rires).

M. Pierre CHARON. - Monsieur le Maire, quelle est cette République où l?on préfère se souvenir, 50 ans après, du début d?une guerre, symbole cruel d?une division, plutôt que de rendre l?hommage qu?ils méritent à ceux qui ont consenti de nombreux sacrifices du fait de leur engagement au service de la France ? Alors que partout dans notre pays est célébrée la ?Journée nationale d?Hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives?, le 25 septembre, vous avez, Monsieur le Maire, fait cette année encore preuve d?inélégance à leur égard, omettant de pavoiser les édifices publics de la Ville.

La Ville de Paris s?est toujours honorée de respecter les traditions républicaines et notamment celles qui concernent les commémorations nationales. Les associations d?anciens combattants se sont légitimement émues de constater que vous aviez dérogé à cette règle sans explication le 25 septembre dernier.

Vous ne pouvez évidemment pas ignorer l?existence de cet hommage national. Ce serait faire injure à ces valeureux combattants qui ont servi avec loyauté et courage le drapeau français. Vous pouvez d?autant moins l?ignorer, qu?après la première cérémonie officielle voulue et présidée par le Président de la République aux Invalides le 25 septembre 2001, cet hommage est rendu depuis lors chaque année partout en France et qu?un décret du 31 mars 2003 a pérennisé le caractère national de l?hommage. Vous pouvez d?autant moins l?ignorer que vous êtes représenté chaque année par l?un de vos adjoints à la cérémonie des Invalides.

J?ose espérer que le non pavoisement des bâtiments publics n?est pas le fait de votre propension à avoir une mémoire sélective et à ne rappeler que les dates qui vous conviennent. Ce serait une atteinte grave de votre part, en tant que Maire de la Capitale, et vous avez une responsabilité particulière pour honorer ce devoir de mémoire au nom de tous les Parisiens.

Ignorez-vous, Monsieur le Maire, la jurisprudence constante du Conseil d?Etat qui autorise le Ministre de l?Intérieur à suspendre pour un mois le maire contrevenant ?

Comme je ne veux pas croire à cette volonté de sélectivité, ma question est simple : Monsieur le Maire, pouvez-vous m?indiquer que le non pavoisement du 25 septembre dernier était une regrettable erreur de votre part ? Pouvez-vous prendre l?engagement que les règles nationales de pavoisement et, plus généralement, les traditions républicaines seront dorénavant respectées sans exception à Paris ?

 

Chacun attend maintenant le 5 décembre prochain pour la ?Journée nationale d?Hommage? aux morts pour la France pendant la guerre d?Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Cette journée, fixée par décret du Président de la République en date du 26 septembre 2003, n?a jusque-là toujours pas mérité le déploiement des drapeaux tricolores sur les édifices de la Ville de Paris.

Non seulement vous vous affranchissez de la représentation de l?Etat qui incombe à votre charge, mais vous n?assurez pas davantage votre mission de chef de l?Exécutif municipal, laissant sans suite un v?u pourtant adopté par notre Assemblée en mai, à l?initiative de Philippe GOUJON, portant attribution à une voie parisienne du nom de Mme Nafissa SID CARA, première femme musulmane membre du Gouvernement de la République Française sous le Général de Gaulle. Je réitère aujourd?hui l?attente de cette reconnaissance.

Enfin et pour établir une mémoire non sélective, j?ai déposé un v?u que je défendrai tout à l?heure pour qu?une rue porte le nom ?25 septembre, hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives?. Avec cette reconnaissance, Paris honorera enfin tous ceux qui, dans cette épreuve douloureuse, ont répondu fidèlement à l?appel de la République.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à Odette CHRISTIENNE.

Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe. - Je suis assez surprise par certaines questions, certains développements critiques, dirais-je, parce que, dès le début de la mandature, la Municipalité a traduit sa sensibilité au problème des Harkis en recevant leurs représentants nationaux et régionaux.

Nous maintenons nos relations avec plusieurs associations de Harkis de province puisqu?il n?existe pas d?association parisienne. Nous avons rencontré à plusieurs reprises leurs représentants, dont Mme Khadra SAFRIOUNE, M. André WORMSER, M. LOUNIS. Nous sommes en particulier en contacts réguliers avec M. Salah KERBADOU, Président de l?Union nationale des Harkis, qui a mis en cause non la Ville de Paris pour le non-pavoisement, mais l?ensemble des villes du territoire.

Cette dernière association, dont le siège national est fixé au domicile de M. KERBADOU dans le 93, recherchait un local pour pouvoir y accueillir les Harkis venant de province et permettre les contacts et les échanges. L?ONAC n?ayant pas donné suite à sa demande, nous avons pu, grâce au soutien du Maire du 11e arrondissement, M. Georges SARRE, obtenir que la mairie du 11e mette à la disposition de l?Union nationale des Harkis une boîte aux lettres et un local servant trois heures par semaine de permanence parisienne en attendant qu?il puisse trouver une solution plus confortable et plus conforme à l?importance de cette association.

Bien sûr, nous participons aux principales cérémonies rendant hommage aux Harkis.

Faut-il rappeler, Monsieur le Maire, que vous étiez présent le 25 septembre aux Invalides à l?occasion de la Journée nationale d?hommage aux Harkis ? Faut-il rappeler que nous rendons hommage à ces Harkis, lors de différentes cérémonie ?. Nous sommes en relations étroites, je le répète, avec eux ! Je dirai que, lors des ravivages de flamme à l?Arc de Triomphe nous accompagnons les quatre principales associations, et une gerbe est déposée au nom du Maire de Paris.

La Ville a soutenu financièrement l?important travail de recherche entrepris sous la direction du Comité national pour les Musulmans français. C?est une des plus anciennes associations de Harkis puisqu?elle a été fondée en 1963. Deux sociologues y travaillent, visant à mieux cerner la situation matérielle des enfants et petits-enfants de Harkis et leur insertion dans la société française. Nous sommes en contacts réguliers avec le président de cette association, M. André WORMSER (par ailleurs président aussi de la Société des amis de Georges Clémenceau et membre du Comité directeur du C.R.I.F.). Ce dernier faisait remarquer en janvier 2003 : ?Nul ne connaît avec précision le nombre exact d?anciens supplétifs et de leurs enfants vivant dans Paris intra muros.?

Je dirais que nous avons différentes façons de rendre hommage, et il me semble que celle-ci, cette aide que nous apportons aux associations est fondamentale.

Monsieur le Maire de Paris, vais-je dévoiler que vous avez décidé de rendre un hommage officiel aux Harkis en inaugurant en 2005 une plaque en leur hommage en un lieu de Paris qui reste cependant à déterminer ? Vous direz mieux que moi, Monsieur le Maire, combien votre volonté est forte de porter les différentes mémoires héritées de cette page tragique de notre histoire et de rendre un hommage fédérateur à l?ensemble des victimes du conflit afin que les blessures qui les ont traumatisés pendant des décennies puissent enfin cicatriser.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes du Mouvement républicain et citoyen, socialiste et radical de gauche, communiste et ?Les Verts?).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur CHARON, désirez-vous ajouter un mot ?

M. Pierre CHARON. - Juste un petit mot : il s?agissait de répondre à ma question simplement, Madame. Tout ce que vous dites ne concerne pas vraiment la question que j?ai posée. Celle-ci porte sur le non pavoisement et des décisions prises, et cela fait trois fois que cela se produit : une fois le 25 septembre, une deuxième fois et le 5 décembre dernier. C?est ma question, il ne s?agit pas des relations publiques que vous entretenez avec des associations minoritaires.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur CHARON, Mme CHRISTIENNE vous a parfaitement répondu, y compris sur ce point, le B.M.O. en fera foi car moi j?ai écouté et vous, apparemment, pas bien. Elle vous a parfaitement répondu sur ce point. Mais certains n?avaient pas bien entendu.

Pour le reste, Monsieur CHARON, j?ai cru comprendre quand même qu?il y avait dans votre intervention quelque chose d?un petit peu polémique qui ne cherchait pas qu?à honorer la mémoire de nos compatriotes, mais c?est votre droit. Ce n?est pas dramatique. Je n?en ferai pas une affaire.