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Decembre 2005
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Conseil Général
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Vœu déposé par Mme Nicole BORVO et les élu-e-s communistes relatif à l’hébergement d’urgence et au centre Duranton. Vœu déposé par M. Serge BLISKO et adopté par le Conseil du 13e arrondissement relatif à l’ouverture des centres d’hébergement d’urgence.

Débat/ Conseil général/ Décembre 2005


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons à présent les propositions de v?ux référencées IV et V dans le fascicule relatives à l?hébergement d?urgence. Je vous précise qu?elles ne se rapportent à aucun projet de délibération.

La parole est tout d?abord à Mme Nicole BORVO.

Mme Nicole BORVO. - Merci, Madame la Présidente.

Nous revenons sur le cas du foyer Duranton. Notre Conseil a adopté le v?u, en septembre, que le foyer Duranton, dans le 15e arrondissement, ne soit pas fermé avant la reconstitution a minima des 36 places d?hébergement d?urgence, et que celles-ci soient reconstituées dans le 15e arrondissement.

Madame la Présidente, je sais que vous suivez ce dossier de près. Je vous remercie d?ailleurs de nous avoir donné des indications là-dessus, récemment, mais je dois dire que, pour l?instant, évidemment, l?objectif que le Conseil s?est donné n?est pas réalisé. En cette période où, malheureusement, nous constatons que des personnes meurent de froid dans la Capitale, la question devient d?autant plus criante, même s?il n?y a pas de relations de cause à effet, évidemment, entre le foyer Duranton et les personnes qui meurent de froid. Ce n?est pas évidemment seulement dans le 15e arrondissement.

Nous espérons qu?une nouvelle fois le Conseil actera qu?il faut vraiment se pencher sur la question. Il faut donc à la fois qu?un dispositif d?hébergement soit reconstitué au plus vite dans le 15e arrondissement, et que le Maire intervienne auprès du Ministre de l?Emploi et de la Cohésion sociale pour lui demander d?allouer des crédits suffisants au fonctionnement des centres d?hébergement d?urgence, car chacun sait que l?intervention de l?Etat est absolument nécessaire.

Il faut enfin que se mette en place une table ronde réunissant la Mairie, la Préfecture et tous les organismes publics disposant de fonds sociaux pour travailler ensemble sur le problème de la pauvreté à Paris dont, évidemment, l?Etat est responsable. Pour notre Conseil, c?est vraiment une plaie devant laquelle nous ne pouvons baisser les bras, quoiqu?il en soit.

Merci. Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je donne la parole à Mme STAMBOULI.

Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Merci.

Comme vous le savez, le centre Duranton qui est un bâtiment propriété de la Ville de Paris hébergeait 36 personnes dans le 15e arrondissement et il était géré par la Fondation Armée du Salut, dans le cadre d?une convention de fonctionnement avec la D.D.A.S.S. qui a l?entière responsabilité du dispositif d?hébergement d?urgence.

Comme suite à une visite de la commission de sécurité, pendant l?été, les capacités de cet établissement ont été réduites à 12 personnes et la D.D.A.S.S. a demandé fin juillet à l?Armée du Salut de mettre fin au fonctionnement de ce centre.

La Ville de Paris a été mise devant le fait accompli sans aucune concertation préalable. Cette fermeture brutale a débouché sur une occupation du lieu par une quinzaine de personnes qui sont toujours sur place.

A la suite de notre demande et des v?ux émis lors du Conseil de Paris des 26 et 27 septembre dernier, le Préfet de Paris s?est engagé au maintien de la vocation sociale du centre Duranton, dans un dispositif de Maison Relais.

Après différents échanges avec le Préfet de Paris et la D.D.A.S.S., M. COSTE, directeur de la D.D.A.S.S. de Paris, s?est rendu sur place le jeudi 24 novembre, accompagné par le directeur de l?association ?AURORE?.

La D.D.A.S.S. s?est alors engagée à examiner la situation sociale de l?ensemble des hébergés qui sont sur place et à les orienter vers d?autres hébergements. L?association ?AURORE? apporte son soutien. Ce travail est en cours et nous suivons au quotidien l?évolution du relogement des personnes.

Nous avons demandé également aux services de la Ville d?étudier la faisabilité technique de la transformation du site en maison relais et la recherche de capacités immobilières dans le 15e arrondissement pour créer un centre en substitution du centre Duranton.

Je voudrais rappeler également que nous travaillons sur deux projets de centre dans le 15e arrondissement, celui de la rue Frémicourt pour femmes et un centre pour jeunes de 34 places qui sera situé rue Gutemberg.

En ce qui concerne votre v?u, nous sommes favorables effectivement aux trois propositions qui sont formulées : la reconstitution au plus vite dans le 15e arrondissement, c?est ce que j?ai exposé ; l?intervention auprès du Ministre sur les moyens suffisants pour le fonctionnement des centres d?urgence ; en ce qui concerne la table ronde, je souhaiterais qu?effectivement nous soutenions cette demande en y associant deux à trois acteurs associatifs importants, sur Paris, et que nous interpellions la Préfecture de Paris pour qu?au cours d?un prochain rendez-vous tel que nous les avons avec Mme STIEVENARD, nous puissions associer à nos réflexions sur la pauvreté à Paris les différents acteurs institutionnels et associatifs qui travaillent à ces questions.

C?est donc un avis favorable au v?u que je souhaitais exprimer au nom de l?Exécutif.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Effectivement, quand les services de l?Etat décident de fermer en plein été (le 29 juillet), sans nous avertir, ce type de lieu, il est évident que c?est un contresens complet. Il faut ensuite en gérer les conséquences.

Nous avons des projets dans le 15e arrondissement, c?est évident. Nous souhaitons que ce lieu garde sa vocation sociale, mais nous avons fait savoir à M. le Préfet, notre colère quand on nous met devant le fait accompli de cette façon.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u relatif à l?hébergement d?urgence et au centre Duranton, déposé par le groupe communiste, assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2005, V. 17 G).

Madame STAMBOULI, vous n?avez pas répondu sur la proposition de voeu n° V déposée par M. BLISKO. Je vous redonne la parole.

Mme Mylène STAMBOULI, au nom de la 6e Commission. - Le v?u n° V est un v?u qui a été adopté par le Conseil du 13e arrondissement et qui porte sur la nécessité pour l?Etat de financer les moyens nécessaires aux centres d?hébergement d?urgence qui seraient ouverts toute l?année et toute la journée, plus particulièrement durant la période hivernale.

Alors, c?est un débat que nous avons eu, bien sûr, dans le 13e arrondissement dans la mesure où nous avons de nombreux centres d?hébergement d?urgence sur l?arrondissement, et qu?en même temps le fait qu?ils soient fermés assez tôt le matin pour ouvrir en fin de journée, pose un réel problème, y compris le week-end, car comme cela a été indiqué il y a toute une série de gens qui travaillent et qui ne peuvent pas, y compris le weekend se reposer.

Donc, cette préoccupation-là, nous souhaitons la porter, et c?est bien notre orientation, dans les projets d?humanisation des centres qui sont actuellement en cours. Ils nécessitent un financement complémentaire de l?Etat, donc cela nécessite qu?effec-tivement, au lieu de prix de journées qui sont actuellement compris entre 22 et 40 euros, financés pour une place d?urgence par l?Etat, et bien, ce financement soit suffisant pour permettre qu?une équipe dans la journée gère un centre d?urgence et que ce soit possible, et notamment en période hivernale et le weekend, de les laisser ouverts pour que les personnes puissent se reposer.

Voilà. Je pense qu?il est important aussi d?évoquer l?hébergement des familles qui continuent d?être dans des conditions extrêmement difficiles et qui doit être également amélioré, dans le cadre de cette réflexion, par l?Etat.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u relatif à l?ouverture des centres d?hébergement d?urgence assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2005, V. 18 G).