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Mars 2000
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84 - QOC 2000-188 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris relative au développement du réseau de transports collectifs de surface

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


Libellé de la question :
"M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur le développement du réseau de transports collectifs de surface à l'aide de couloirs en site propre destinés à protéger la circulation des autobus.
Ils observent en effet de trop lentes évolutions dans ce domaine depuis 20 ans à Paris, alors que la reconquête de la voirie de surface au profit du renforcement de l'offre et de la qualité de service des bus devrait constituer une priorité pour améliorer la qualité de vie des habitants.
M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent, en conséquence, à M. le Maire de Paris un bilan de l'action de la Municipalité parisienne dans ce domaine pour les 20 dernières années. Ils souhaitent connaître en particulier, pour chaque mandature depuis 1977, le kilométrage de sites propres aménagés pour les bus ainsi que le montant des financements engagés spécifiquement par la Ville de Paris en faveur de ceux-ci.
Enfin, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens aimeraient connaître le kilométrage de sites propres existant aujourd'hui dans Paris et les objectifs précis de la Municipalité pour développer rapidement ce réseau.
Ils attendent naturellement, comme ils le demandent depuis plusieurs années, que la Municipalité parisienne amplifie ses efforts dans ce domaine."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Avant 1977, on comptabilisait à Paris environ 88 kilomètres de couloirs réservés aux autobus, dont 5,8 kilomètres en sites propres ou protégés. De 1977 à 1995, 52 kilomètres supplémentaires ont été aménagés, soit un rythme moyen de 3 kilomètres par an, dont 11 kilomètres de couloirs en sites propres ou protégés.
Depuis 1995, 24 kilomètres de couloirs réservés aux autobus ont été réalisés, dont 15 kilomètres en sites propres ou protégés, notamment sur l'arc sud de la ligne P.C. Depuis 1977, le linéaire des couloirs d'autobus a pratiquement doublé et celui bénéficiant d'une protection a quasiment été multiplié par 5.
De 1983 à 1995, le montant des budgets dédiés à l'amélioration des transports en commun a été de 321 millions de francs, soit en moyenne 27 millions de francs par an. Pour la seule période 1995 - 1999, les budgets consacrés à ces aménagements ont été de 226 millions de francs, soit une moyenne de 45 millions de francs par an.
Pour l'avenir, les programmes de mise en site protégé de la ligne P.C. sur l'Est, le Nord et l'Ouest de Paris, ainsi que les aménagements programmés ou prévus dans Paris pour la fiabilisation des lignes 20, 27, 60, 91 et 95, menés en relation étroite avec la R.A.T.P., porteront le linéaire des couloirs d'autobus protégés à 70 kilomètres. Les aménagements correspondants représentent une dépense de l'ordre de 170 millions de francs.
Ces éléments illustrent l'action volontariste de la Municipalité en matière d'amélioration des transports en commun.
Le coût des aménagements en faveur des autobus est financé à part égale du montant hors taxes des travaux par le S.T.P. et la Région d'Ile-de-France, la Ville faisant l'avance de la T.V.A. et assurant la maîtrise d'?uvre complète des études et travaux correspondants, ce dernier point représentant environ 12 % de l'investissement total. Par ailleurs, la Ville assure l'entretien et la maintenance des équipements.
Les aménagements en faveur des transports en commun ne se limitent pas à la création de sites propres ou de sites protégés. En effet, d'autres types d'aménagements portant sur des recalibrages de voies ou la réorganisation de carrefours contribuent largement à rendre le réseau d'autobus parisien plus performant, et donc plus attractif.
Il convient ainsi de rappeler les efforts faits, aux côtés de la R.A.T.P. pour rendre les autobus accessibles aux personnes à mobilité réduite, pour le confort des usagers et la lutte contre la pollution. Ces deux derniers volets ont fait l'objet d'une participation de la Ville à hauteur de 60 millions de francs et ont des retombées particulièrement tangibles.
Il convient enfin de rappeler que la protection d'un couloir d'autobus n'est concevable que lorsque les livraisons peuvent être assurées sur des pistes aménagées sur trottoirs ou dans des voies adjacentes. De même, lorsque le couloir ne peut pas être élargi pour accueillir les vélos, une continuité d'itinéraire sécurisée doit leur être offerte. La protection des couloirs d'autobus doit donc être envisagée en tenant compte de ces contraintes."