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Mars 2000
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Conseil Municipal
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19 - 2000, DVLR 35 - Subvention à l'association "Commune libre des Halles de Paris", 52, rue de l'Arbre-Sec (1er). - Montant : 4.500 F

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DVLR 35 relatif l'attribution d'une subvention à l'association "Commune libre des Halles de Paris".
La parole est M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Monsieur le Maire, vous nous demandez de voter une subvention à l'association "Commune libre des Halles de Paris". Si une telle demande de subvention entrait dans le cadre normal des demandes de subvention, elle serait certainement acceptée, mais tel n'est pas le cas.
De quoi s'agit-il ?
Il s'agit d'une subvention sur les fonds du Maire. Or, vous nous dites que par délibération du Conseil de Paris du 20 janvier 1996, l'utilisation des sommes provenant des diverses libéralités, produits des quêtes et dons spontanés, recueillis en mairie d'arrondissement sont communément dénommés fonds du Maire. Ces sommes collectées à cette occasion doivent être utilisées pour l'octroi de subventions à des oeuvres de bienfaisance de l'arrondissement où elles ont été encaissées.
Or, la "Commune libre des Halles de Paris" n'est pas et de loin une oeuvre de bienfaisance. C'est une organisation qui fait une à deux fois par an des manifestations festives où le Maire de la "Commune libre des Halles de Paris" et par ailleurs conseiller d'arrondissement de votre majorité, reçoit le Maire et les adjoints de votre majorité du 1er arrondissement.
Je ne vois pas là d'oeuvre de bienfaisance à moins que vous n'anticipiez un prochain scrutin !
Cela dit, une petite subvention que le Maire du 1er arrondissement accorde à de fidèles amis qui ne manqueront pas d'organiser quelques festivités pendant la prochaine campagne électorale.
Cette association "Commune libre des Halles de Paris", fort ancienne, n'a jamais demandé une subvention. Elle n'en a jamais eu besoin sauf cette année, comme par hasard !
Il faut être en plus du 1er arrondissement pour se voir ce même jour accorder une subvention, une aumône j'allais dire, de 4.000 F à la soupe Saint-Eustache et 4.500 F à une association qui fait une grande boum dans un endroit clos et surveillé par la police sous la justification éhontée d'entraide au profit des habitants du 1er.
Vous nous donnez de plus une situation financière assez farfelue, d'un exercice qui va du 16 juin 1996 au 11 novembre 1998, avec un solde créditeur alors que le prévisionnel de 1999 est lui débiteur.
Monsieur le Maire, si cette demande de subvention avait été dans le cadre normal des subventions aux associations de commerçants, nous pourrions comprendre mais dans le cadre des fonds du Maire, ce n'est pas acceptable. Nous voterons contre cette subvention.
Je vous remercie.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - La parole est à M. LEGARET pour répondre.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Je serai bref, je répondrai que M. LE GARREC vient une fois de plus d'enfreindre un certain nombre de règles élémentaires, mais c'est une habitude chez lui.
La première est que, sauf erreur de ma part, les fonds du Maire ne font pas habituellement l'objet de débat en séance. Il y aurait fort à dire sur la manière dont tous les maires d'arrondissement font usage de ces fonds des Maires.
Jusqu'à présent, d'un commun accord, il n'a pas été jugé souhaitable d'ouvrir ce débat, mais puisque vous l'avez fait, Monsieur LE GARREC, je puis vous dire que nous saurons nous en rappeler et retourner la politesse aux maires de gauche lorsqu'ils nous présenteront des subventions dont la justification est souvent très originale sur les fonds des maires.
Je vous remercie donc d'une certaine manière de nous avoir délivré de ce tabou !
Deuxième point : je vous remercie très sincèrement de tout ce que vous avez dit pour critiquer l'association. C'est votre droit le plus strict. Je tiens à le dire, pour l'information des membres du Conseil de Paris, cette association organise plusieurs fois par an un certain nombre de grandes manifestations festives. Il paraît qu'il faut faire la fête... on dit toujours qu'il en manque... M. LE GARREC le dit lui-même dans ses publications locales mais lorsqu'il en trouve, il les fustige.
Je crois pouvoir dire que lors de ces différentes manifestations, on voit tous les habitants du quartier venir, quelle que soit leur condition. C'est un grand rassemblement de tous les gens des Halles et je trouve que tout cela a un caractère social affirmé.
Je vous répète, Monsieur LE GARREC, que je vous suis très reconnaissant de tout ce que vous avez prononcé ce soir. Et puisque vos propos sont reproduits au B.M.O., et sont publics, sachez que je saurai largement en faire usage dans le 1er arrondissement.
Je vous remercie.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, mon cher collègue.
(M. Manuel DIAZ, adjoint, remplace M. Michel BULTÉ, adjoint, au fauteuil de la présidence).
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVLR 35.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DVLR 35).