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Mars 2000
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Conseil Municipal
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45 - 2000, DFAE 35 - Modifications du règlement municipal des étalages et des terrasses installés sur la voie publique

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons aux affaires de la 7e Commission, à commencer par l'examen du projet de délibération DFAE 35 relatif aux modifications du règlement municipal des étalages et des terrasses installés sur la voie publique.
La parole est à M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous envisagez de modifier les délibérations relatives aux étalages et aux terrasses installées sur le domaine public de la voirie.
Deux modifications importantes sont prévues : les Champs-Elysées avec possibilité d'étendre les terrasses et contre terrasses au-delà des limites des devantures des cafés restaurants, et place de la Madeleine, possibilité de mettre en place des terrasses ouvertes.
Les Champs-Elysées, considérés comme la plus belle avenue du monde, voient déambuler des dizaines de milliers de personnes tous les jours. Votre projet va diminuer de façon importante l'espace réservé à ces promeneurs.
Vous souhaitez faire des Champs-Elysées, je n'en doute pas, la plus vaste terrasse de café du monde ! Voilà ce qui est la réponse quand une association, je parle du Comité des Champs-Elysées, est devenue le véritable maître des lieux dans le 8e arrondissement.
Quand allez-vous, Monsieur le Maire, arrêter cette spirale sans fin ?
De plus, la redevance demandée aux cafetiers est dérisoire, moins de 3 F par jour par mètre carré.
Je rappellerai qu'il faut compter à peu près cinquante fois plus en ce qui concerne les loyers commerciaux sur l'avenue des Champs-Elysées, du moins sur le bon côté. Même multipliée par dix, la redevance demandée serait très largement rentable et serait très largement amortissable par les cafetiers, car non seulement, vous diminuez l'espace public, mais en plus, vous ne cherchez même pas à le rentabiliser.
Je souhaite que cette délibération, Monsieur le Maire, soit scindée en deux comme cela a été le cas lors du Conseil du 8e arrondissement. Nous voterons contre la modification concernant les Champs-Elysées tout en souhaitant une augmentation importante de la redevance.
Nous voterons pour l'installation de terrasses place de la Madeleine en souhaitant effectivement que cela puisse animer cette place, en espérant aussi avoir des moyens qui soient dégagés. Je prendrai, par exemple, l'état de l'église de la Madeleine qui pourrait particulièrement utiliser un certain nombre de subsides.
Je voudrais suggérer que nous revoyons l'ensemble de ces autorisations car cela commence à être particulièrement pléthorique, je vous remercie.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à Jean-Pierre PIERRE-BLOCH pour vous répondre.
M. Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Mon cher collègue, votre question...
M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - En tant que Maire de l'arrondissement en cause, je demande la parole.
M. Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, adjoint, rapporteur. - Je réponds et je vous la donnerai. Nous sommes conjointement mis en cause, vous en tant que Maire, moi en tant que chargé du Commerce. Je vous donnerai la parole si le Président de séance en est d'accord.
Je vais répondre à M. LE GARREC. Votre question ne m'étonne pas. C'est extraordinaire, dans cette ville, quand on veut faire un certain nombre de choses qui améliorent la vie des commerces et qui améliorent la vie touristique dans Paris, il se trouve toujours des gens pour être contre.
Sur les Champs-Elysées, il y a un Maire du 8e arrondissement qui est là. Les Champs-Elysées ne sont pas hors Paris ou ne sont pas une zone spéciale. En tant qu'adjoint, je n'ai pas initié les terrasses des Champs-Elysées, mais je suis pour les contre-terrasses des Champs-Elysées d'une façon générale parce que cela amène la vie et cela nous apporte un plus pour Paris.
Je sais que lorsqu'on essaye d'améliorer les choses dans cette maison, on se fait tirer dessus d'un peu partout, je trouve tout cela un peu erroné. C'est un plus, c'est bien.
Vous avez parlé en Commission de l'augmentation des prix de terrasses. Je vous ai répondu que tant que l'on peut améliorer ou faire entrer de l'argent dans cette maison, je suis pour.
Sur ce, les Champs-Elysées sont hors catégorie, payent assez cher. A un moment donné, les commerces ont eu des moments difficiles dans Paris, à des époques pas si lointaines. Ce n'est pas au moment où le tourisme, 22 millions de visiteurs, revient (ce n'est pas M. GABORIAU qui me dira le contraire) en masse dans Paris qu'il faut taper sur les commerçants. C'est peut-être votre politique, ce n'est pas la nôtre.
Sur la Madeleine, je peux dire que c'est un plus. Cette place qui, aujourd'hui, est à peu près terminée, il faut lui amener de la vie. Les terrasses ou contre-terrasses amènent la vie et ont un intérêt touristique. Bien sûr, nous sommes pour parce que tout cela ne fait qu'améliorer l'image de la Ville de Paris.
Sur ce, avec l'autorisation du président de séance, le maire du 8e voulait répondre, car il s'est senti offusqué, attaqué dans sa personne.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. LEBEL.
M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - Je ne me sentais nullement attaqué, cher collègue, je voulais seulement contribuer à la culture personnelle de M. LE GARREC et à la vérité historique pour lui préciser que, sur les Champs-Elysées, l'idée des contre-terrasses ne vient pas du Comité des Champs-Elysées, comme il le croit, mais de votre modeste serviteur, ceci pour éviter que les 21,5 mètres de largeur de chaque trottoir des Champs-Elysées ne soient trop facilement envahis par les vendeurs à la sauvette de tout genre, étant entendu que lorsqu'il y a une terrasse, il n'y a pas de vendeur à la sauvette.
D'autre part, je vous signale, mon cher collègue, que l'on constate, hélas, sur les Champs-Elysées, une disparition progressive des cafetiers-limonadiers. J'ai été amené d'ailleurs à en faire la remarque lors des différentes commissions départementales d'équipement commercial. Cette disparition progressive des limonadiers au profit de marchands de vêtements divers n'est pas favorable à la fréquentation traditionnelle et à la réputation des Champs-Elysées, et il convenait donc de pallier cette disparition par la création parallèle de surfaces un peu plus grandes de terrasses de café.
Je vous rassure, de toute façon, les contre-terrasses actuelles sur les Champs-Elysées occupent une portion modeste, peut-être trop modeste d'ailleurs, des trottoirs des Champs-Elysées et l'extension qui est demandée ne produira pas, rassurez-vous, une marée de demandes, hélas là aussi les conditions géographiques et pratiques font que cela ne concernera que quelques cafés. Je crois que dans la mesure où le but à atteindre, comme je le disais tout à l'heure, c'est d'occuper le terrain de façon plaisante, agréable pour les touristes et les piétons, nous participons avec cette mesure à essayer d'occuper l'espace public par autre chose que des vendeurs à la sauvette.
Voilà tout simplement le pourquoi de cette demande qui, je le répète, n'est pas une demande à l'origine en provenance du Comité des Champs-Elysées, mais bien d'élus du 8e arrondissement.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Nous passons au vote du projet DFAE 35 et, selon le voeu de M. LE GARREC, article par article.
Je mets donc aux voix, à main levée, l'article 1er du projet de délibération DFAE 35
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
L'article premier est adopté.
Je mets aux voix, à main levée, l'article 2 du projet de délibération DFAE 35
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
L'article 2 est adopté.
Je mets aux voix, à main levée, l'article 3 du projet de délibération DFAE 35
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
L'article 3 est adopté.