Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2000
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

75 - QOC 2000-231 Question de Mme Laurence DOUVIN et des membres du groupe "Paris-Libertés" à M. le Préfet de police au sujet de la pratique du roller

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


Libellé de la question :
"La pratique du roller à Paris connaît un succès grandissant. Par rapport à ce phénomène, la clarification du statut du roller devient urgente, ainsi que la publication des règles les concernant par rapport, notamment, aux cyclistes et aux piétons. Où en sont les travaux de la Commission interministérielle à ce sujet ?
En outre, les 2 manifestations collectives du vendredi soir et du dimanche après-midi sont très populaires mais en constituent l'appropriation momentanée de la voie publique par une catégorie unique d'utilisateurs et provoquent des réactions de mécontentement de la part de ceux qui sont bloqués par ces randonnées et qui les voient encadrées par les forces de police.
M. le Préfet de police peut-il donner à Mme DOUVIN et aux membres du groupe "Paris-Libertés" des informations sur ces manifestations et sur le nombre de policiers dont elles requièrent la présence ?"
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La pratique du patin à roulettes dénommé "roller" s'est développée à Paris, depuis 1996, notamment, en tant que mode de déplacement urbain.
La vitesse des déplacements sur les trottoirs des adeptes de cette pratique les rend très souvent incompatibles avec la sécurité des piétons, en particulier de ceux de ces derniers qui sont à mobilité réduite.
C'est pourquoi, l'action de la Préfecture de police a consisté, en l'absence de réglementation visant à encadrer les déplacements des rollers dans la Capitale, à soumettre les projets de déplacements organisés en groupe, à la déclaration auprès de mes services, prévue par le décret-loi du 23 octobre 1935, relatif aux manifestations et rassemblements de personnes sur la voie publique, en particulier lors des manifestations du vendredi soir et du dimanche après-midi.
Par ailleurs, la Préfecture de police participe activement au groupe de réflexion interministériel mis en place par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, pour étudier l'impact de cette évolution en ville et proposer les éventuelles modifications législatives et réglementaires qui paraîtraient nécessaires.
Une vingtaine de réunions de cette structure ont permis de recueillir les avis et suggestions des participants afin de résoudre les difficultés nées de cette pratique nouvelle et un livre blanc, synthétisant l'ensemble des réflexions, est en cours de rédaction.
En troisième lieu, mes services travaillent en étroite collaboration avec ceux du Ministère de l'Intérieur, afin de mieux encadrer, notamment au plan réglementaire, ces grands déplacements hebdomadaires, et ainsi de permettre leur bon déroulement sans entraîner de perturbations inacceptables pour les autres usagers.
Cette réglementation, qui prendra la forme d'un arrêté préfectoral, sera intégrée dans la plaquette de conseils pour la sécurité des randonneurs en rollers qui est déjà diffusée par mes services.
S'agissant du nombre de manifestations et du nombre de fonctionnaires de police mobilisés pour encadrer ces opérations, je puis vous indiquer qu'en 1999, il a été de 94 et que les effectifs de policiers sont adaptés au nombre de participants, au parcours déclaré par les organisateurs et aux conditions météorologiques. On peut l'estimer, en moyenne, à une dizaine de policiers affectés à la Brigade rollers, entre 4 et 6 motocyclistes et une demi-douzaine d'agents des compagnies de circulation.
Je précise également qu'afin de permettre aux automobilistes d'éviter les secteurs empruntés par les différentes randonnées, le service des relations publiques et de la communication de la Préfecture de police diffuse des communiqués de presse, mentionnant très précisément les horaires et le parcours de la manifestation avec la liste des voies empruntées, qui sont très largement repris dans les médias.
Ces informations sont aussi disponibles sur le site Internet de la Préfecture de police."