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Mars 2000
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Conseil Municipal
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64 - QOC 2000-223 Question de Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE à M. le Maire de Paris sur l'état des trottoirs de la Capitale

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


Libellé de la question :
"Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE se préoccupent de l'état des trottoirs de la Capitale.
En effet, le 16e arrondissement compte probablement plus de propriétaires de chiens que certains autres arrondissements de Paris.
Toutefois, le problème des déjections canines reste entier et les moyens dont disposent les agents de la Propreté semblent insuffisant pour lutter efficacement contre ce fléau.
Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE souhaitent connaître les dispositions qui peuvent être mises en oeuvre afin de régler durablement ce problème."
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
"Les débats intervenus à l'occasion des récents Etats généraux de la qualité de la vie et les questionnaires remis dans le cadre de la consultation organisée à cette occasion ont clairement mis en évidence la très forte sensibilité des Parisiens vis à vis de la malpropreté canine.
C'est pourquoi les mesures prises en matière de sensibilisation, de répression et de nettoyage ont été accentuées et le seront encore au cours des prochains mois.
Une campagne de sensibilisation très volontariste a été mise en ?uvre en 1999. Elle a contribué à faire prendre conscience à un certain nombre de maîtres de chiens de leurs responsabilités.
Cette action va être relayée par des initiatives nouvelles. Une utilisation plus massive des panneaux lumineux permettra de diffuser sans relâche des messages adaptés, et le dialogue va être renforcé avec les propriétaires de chiens par des équipes des services de la propreté et par des conseillers canins. Il convient de rappeler que des cours d'éducation canine sont dispensés dans plusieurs parcs parisiens.
Parallèlement, le ramassage est encouragé. A cet effet, les services municipaux disposeront très bientôt d'un million de sacs plastiques qui seront distribués aux maîtres de chiens dans les cabinets des vétérinaires, dans les mairies d'arrondissement ou lors des opérations de communication réalisées tout au long de l'année.
Par ailleurs, une signalétique est en cours d'installation, sous forme de 450 panneaux, dans les secteurs les plus souillés de la Capitale, où seront prioritairement installés des espaces canins, déjà expérimentés sur le 13e arrondissement.
En termes de nettoiement, outre le balayage et le lavage régulier des trottoirs par les agents de la propreté de Paris, l'intervention de motos spécialement équipées a été très accentuée depuis le 1er septembre 1999 : les prestations sont doublées par rapport au précédent marché et doivent être encore renforcées dans les tous prochains mois. En outre, le lavage des voies les plus souillées fera l'objet d'opérations particulières comprenant un lavage à la lessive. Enfin, les agents de la propreté vont disposer d'une pince spécifique pour le ramassage.
Ceci doit évidemment aller de pair avec une répression énergique. Le nombre des procès-verbaux dressés par les inspecteurs du Centre d'action pour la propreté de Paris est passé de 900 en 1998 à 1.600 en 1999. Ceci demeure néanmoins insuffisant. C'est pourquoi cette répression va encore être accrue avec une augmentation très significative des effectifs de ces inspecteurs. De plus, il a été tout particulièrement rappelé au Préfet de police que cette répression relevait également des attributions de ses agents, notamment de la police de proximité récemment mise en place, et qu'il est indispensable que des interventions efficaces soient également menées par le personnel de police."