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Mars 2000
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Conseil Municipal
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58 - QOC 2000-171 Question de MM. Yves OGÉ, Adrien BEDOSSA et des membres du groupe "U.D.F. et modérés" à M. le Maire de Paris au sujet du Château de Longchamp

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2000


Libellé de la question :
"Depuis le mois de juillet dernier, l'Association française des volontaires du progrès s'est portée candidate à la reprise éventuelle du contrat de concession du Château de Longchamp, à Boulogne (Hauts-de-Seine), que le Centre international de l'Enfance et de la Famille (C.I.D.E.F.) avait quitté après sa dissolution.
L'Association française des volontaires du progrès a été créée il y a plus de 30 ans à l'initiative du Général de Gaulle, pour permettre à de jeunes Français de participer à des programmes de développement mis en place dans les pays d'Afrique subsaharienne, sur fonds publics bilatéraux et multilatéraux. Elle est aujourd'hui la principale association française de volontariat de solidarité internationale.
Cette association dispose d'un budget de 210 millions de francs. Elle mobilise 350 volontaires, 600 cadres nationaux et une centaine de salariés français, au siège et dans les délégations régionales d'Afrique et de Haïti.
Cette candidature a été portée à la connaissance de l'adjoint compétent depuis le 8 avril 1999. Par souci de transparence, la Municipalité devait procéder à un appel de candidature.
A ce jour, aucune information officielle n'a été communiquée alors que de nombreux élus de toutes tendances ont appelé l'attention de la Municipalité en faveur de l'Association française des volontaires du progrès.
Cette association vient d'apprendre par une correspondance d'un directeur départemental de Paris que la Ville de Paris aurait pris la décision de concéder le Château de Longchamp à une entreprise de restauration.
Une telle décision semble ne pas correspondre à la prise en compte des conditions historiques de dévolution du Château de Longchamp à des institutions sans but lucratif, à l'origine desquelles on trouve la volonté du professeur Robert Debré, qui souhaitait que cet immeuble soit un lieu privilégié de réflexion et d'action au profit de l'enfance, de la santé publique et du développement.
Il semblait que l'A.F.V.P. pouvait assurer la poursuite de ce volontariat et contribuer au rayonnement de la France, grâce à son expertise en matière de développement durable. Le Château de Longchamp aurait pu ainsi être confirmé dans sa vocation. Le cas échéant, l'A.F.V.P. aurait accepté de constituer, avec les associations actuelles présentes dans le château, une tête de réseau développement-santé publique, dans l'esprit des fondateurs du Centre international de l'Enfance, puisqu'il s'agit de l'I.N.S.E.R.M., de l'Association internationale de pédiatrie et de la Société d'étude et de soin des polymalformés.
MM. Yves OGÉ, Adrien BEDOSSA et les membres du groupe "U.D.F. et modérés" demandent si la décision prise par la Municipalité est confirmée, auquel cas ils s'étonnent que les intérêts privés d'un projet commercial aient été privilégiés aux dépens de l'intérêt public d'un projet associatif, propre à renforcer la place du bénévolat dans tous les secteurs de la solidarité nationale, donc à favoriser le rayonnement international de Paris."
Réponse (M. Jean-François LEGARET, adjoint) :
"Le Château de Longchamp fait partie des concessions de la Ville de Paris. Jusqu'au 30 septembre 1999, c'est le Centre international de l'enfance et de la famille qui en était concessionnaire.
Mais cette association est aujourd'hui en cours de dissolution. Cette situation, relative à la vie d'une personne morale extérieure, s'est imposée à la Ville de Paris, sans qu'elle puisse intervenir.
Aussi, la question du choix d'un nouveau concessionnaire est aujourd'hui posée. Il est exact que l'Association française des volontaires du progrès (A.F.V.P.) a fait connaître son souhait d'installer son siège social au Château de Longchamp. Elle y installerait ainsi ses bureaux et ses locaux administratifs.
D'autres candidatures ont par ailleurs été adressées à la Ville, fondées sur des utilisations différentes du Château de Longchamp.
Avant de se déterminer sur l'utilisation future de ce lieu, la Ville de Paris souhaite explorer l'ensemble des possibilités, dans un esprit de complète ouverture et dans le souci de préserver ses intérêts.
Plusieurs éléments entrent dans cette réflexion sur l'utilisation du Château de Longchamp. Ainsi, l'existence d'activités associatives, contribuant à un intérêt public, fait bien entendu partie de ces éléments.
Par ailleurs, il faut aussi prendre en compte la nécessité d'une plus grande ouverture au public des établissements installés dans le bois de Boulogne.
Ensuite, la configuration du Château de Longchamp et des aménagements qui le composent forment un cadre important. Les surfaces utiles (plus de 2.000 mètres carrés) comprennent notamment de grandes pièces de réception dans le Château proprement dit et des salles de réunion dans un pavillon. En outre, le Château de Longchamp est implanté au c?ur d'un parc de 30.600 mètres carrés.
Enfin, il est souhaitable que le concessionnaire soit en mesure, financièrement et matériellement, d'investir, afin de rénover et entretenir le patrimoine municipal.
C'est donc l'ensemble de ces éléments qui doit fonder l'analyse de ce dossier. A ce stade, la Mairie de Paris a laissé ouvertes toutes les options, dans le souci de rechercher le rayonnement maximal et l'utilisation optimale de ces lieux et aucune décision finale n'a encore été prise. La Ville prépare un appel à projets, afin de recueillir toutes les idées qui pourraient se faire jour sur l'affectation du Château de Longchamp. Cette phase exploratoire permettra de fonder au mieux la future proposition de concession, qui sera bien entendu soumise au Conseil de Paris, détenteur de la décision finale en la matière."