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Octobre 1995
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Conseil Municipal
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2 - Communication orale de M. le Maire de Paris relative aux attentats et aux mesures de sécurité.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1995




M. LE MAIRE DE PARIS.- Mes chers collègues, Paris et les Parisiens viennent de payer un nouveau et lourd tribu au terrorisme aveugle auquel notre pays est confronté.
En votre nom à tous, je voudrais redire notre compassion à toutes les victimes et les assurer ainsi que leur famille de la solidarité de la collectivité parisienne.
Je souhaite aussi réitérer mes remerciements et mes encouragements à tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre le terrorisme, et tout particulièrement aux fonctionnaires placés sous l'autorité de M. le Préfet de police, sans oublier les personnels des services de secours : sapeurs-pompiers, S.A.M.U., secouristes, services d'aides aux victimes.
Je tiens à saluer également l'action des personnels de la Ville de Paris qui ont été dégagés de leurs missions habituelles pour être affectés à des tâches de surveillance générale au profit de la sécurité des Parisiens.
Je veux réaffirmer que notre détermination à ne pas céder au chantage de la peur est la meilleure réponse que nous puissions apporter aux terroristes.
A plusieurs reprises, j'ai fait connaître les mesures que la Ville de Paris, en pleine concertation avec l'Etat, avait été amenée à prendre dès les premiers attentats pour apporter sa contribution au plan "Vigipirate". Je n'y reviendrai donc pas, sinon pour indiquer qu'au fil des jours les dispositions arrêtées sont complétées pour assurer l'efficacité la plus grande possible.
La gravité de la menace qui pèse sur la Capitale m'a conduit à demander que les dispositions déjà arrêtées, certaines sous le coup de l'urgence, soient réexaminées pour s'inscrire dans la durée.
C'est ainsi que pour ce qui concerne la sécurité des établissements scolaires, j'ai souhaité que les services de la Ville fixent au sol des dispositifs de barriérages métalliques mis rapidement en place dès le mois de juillet. Cette opération est en cours de réalisation. Il importe également de réfléchir sur les moyens d'accroître la fiabilité de ce barriérage, de même qu'il y aura probablement lieu de tirer les enseignements des dispositions qui ont été prises sous le sceau de la sécurité lorsque nous serons amenés à évoquer la politique de la circulation et du stationnement dans la Capitale.
Par ailleurs, j'ai demandé que l'on examine les possibilités d'acquisition de poubelles spéciales capables de résister à des charges explosives.
Ces équipements, déjà utilisés dans certains pays, seraient progressivement installés dans la Capitale avec une priorité dans les points les plus sensibles. On ne peut maintenir, en effet, très longtemps, la situation actuelle car les milliers de poubelles déposées provoquent des nuisances de tous ordres et rendent très lourde l'action des services chargés de la propreté.
J'ai demandé que l'on étudie le redéploiement de certains personnels, qui jouent un rôle important, en vue de renforcer la sécurité. Je pense au corps des agents de la surveillance spécialisée de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts ainsi qu'à celui des agents de surveillance de Paris, en accord avec M. le Préfet de police. J'ai fait examiner également la possibilité de recourir à du personnel de sociétés privées de surveillance pour contrôler certaines installations sportives à l'instar de ce qui est déjà fait dans les bibliothèques municipales.
Au total, Paris qui est particulièrement visée par les terroristes pour des raisons évidentes, met tout en oeuvre pour faire front.
Nous sommes tous conscients de la difficulté de la tâche, liée à la vulnérabilité de notre ville et de ceux qui l'habitent, mais au moins devons-nous pouvoir attester que toutes les ressources disponibles ont été mobilisées. Nous réaffirmons ainsi notre détermination.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
Monsieur le Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE PRÉFET DE POLICE.- Merci, Monsieur le Maire.
Au nom de l'ensemble des forces de sécurité et des moyens de secours placés par le Gouvernement et M. le Ministre de l'Intérieur, sous mon autorité, je tiens, Monsieur le Maire, à vous remercier vivement pour les propos chaleureux que vous avez bien voulu tenir sur la façon de servir la défense des Parisiens dans cette guerre contre le terrorisme que nous menons.
Je ne reviendrai pas sur les détails du dispositif que j'avais eu l'occasion de vous présenter le 18 septembre dernier. Vous savez que le Gouvernement vient d'augmenter le volume des forces engagées en décidant l'arrivée à Paris de 1.500 militaires cantonnés dans plusieurs régiments de province et d'Allemagne. 500 militaires supplémentaires viennent, par ailleurs, renforcer les départements de la zone de défense de Paris, c'est-à-dire de la région parisienne. En liaison avec les forces de police et de la gendarmerie nationale, les militaires assurent des gardes de points sensibles et renforcent la sécurisation dans les gares, les stations, les rames du métro et du R.E.R. où les contrôles de tous types et en tous lieux seront multipliés.
En tant que Préfet de la zone de défense de Paris, et en liaison avec le Général GUIGNON, Gouverneur Militaire de Paris, je veille à la coordination de cet important dispositif civilo-militaire.
La dissuasion, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, atteint donc un niveau inégalé dans Paris.
L'Armée française permet, par sa présence, de renforcer sensiblement les effectifs des forces de l'ordre spécialisés dans la lutte antiterroriste et, selon la volonté du Gouvernement et du Ministre de l'Intérieur, s'exerce ainsi une pression intense sur les terroristes, tant sur le terrain qu'au niveau de l'enquête judiciaire et du renseignement.
Je m'associe, Monsieur le Maire, aux paroles de coeur que vous avez eues pour les victimes et pour leur famille. Elles sont entourées par la compassion de la Nation toute entière, unie dans l'épreuve comme elle sait l'être dans les heures graves de son histoire.
Au-delà de chaque événement qui retient l'attention au jour le jour, nous devons nous préparer à inscrire notre mobilisation, notre détermination et notre vigilance dans la durée.
La parfaite coordination de nos actions dans le cadre de nos compétences respectives est, je le crois, Monsieur le Maire, à la mesure du sens civique et de la dignité dont font preuve les Parisiennes et les Parisiens.
Je vous remercie de votre attention.

(Applaudissements sur les bancs de l'Assemblée).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Madame MOREAU, vous avez la parole.

Mme Gisèle MOREAU.- Les attentats qui ont ensanglanté Paris et ont bouleversé la France ont suscité une condamnation sans appel du terrorisme intégriste. Tout doit être fait pour mettre les terroristes hors d'état de nuire et pour arrêter et juger les poseurs de bombes.
La France et Paris doivent clairement dire qu'il n'est pas possible que les inspirateurs d'actes aussi lâches et criminels que ceux que nous avons connus, soient officiellement accueillis à Bonn, à Londres ou à Washington. On ne compose pas avec le terrorisme, on le combat.
En France même, la gravité de la situation place chacun devant ses responsabilités. Tout amalgame entre intégrisme et communauté musulmane serait injuste et dangereux. Toute exploitation politicienne à des fins intérieures ne saurait être admise. La riposte la plus large et la plus ferme au chantage à la bombe s'impose.
Quatre grandes centrales syndicales la C.G.T., la C.F.D.T., la F.E.N.-U.N.S.A., et la F.S.U. appellent à des arrêts de travail symboliques demain mardi 24 à 12 heures. Le Peuple de Paris qui a fait preuve d'un sang-froid remarquable a été particulièrement visé et il risque de l'être à nouveau.
Il serait inconcevable que la Municipalité parisienne, les Municipalités d'arrondissement ne s'associent pas pleinement à cette riposte. C'est pourquoi je vous demande, Monsieur le Maire, et je demande aux maires d'arrondissement, que l'Hôtel de Ville et les vingt mairies d'arrondissement marquent solennellement demain à 12 heures un fort moment de solidarité aux victimes, de condamnations du terrorisme et de réaffirmation des valeurs de la démocratie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Madame.
La parole est à M. DELANOË.

M. Bertrand DELANOË.- Monsieur le Maire, lors de notre précédente séance, je m'étais exprimé sur ce sujet, puisque malheureusement, nous sommes amenés à l'évoquer, même brièvement, lors de chaque séance.
Je n'ai donc pas l'intention de refaire une intervention pour redire ce que j'avais dit sur le fond. Simplement, Monsieur le Maire, je veux m'associer à vos propos et à ceux de M. le Préfet de police pour manifester une solidarité de l'ensemble de la collectivité Parisienne, au-delà de toute divergence politique : solidarité vis-à-vis des victimes, solidarité vis-à-vis de l'ensemble de nos concitoyens qui effectivement se comportent avec une très grande dignité, une très grande responsabilité. Solidarité vis-à-vis de l'ensemble des acteurs qui font en sorte que dans cette période difficile, nous soyons vigilants, attentifs et efficaces.
Quant à l'initiative syndicale qui est prise pour manifester justement cette solidarité citoyenne, je tiens bien entendu à la saluer et chaque fois que nous pourrons ensemble faire face à la barbarie idéologique et à la barbarie qui se traduit dans des actes de violence physique, je pense que nous servirons ensemble la démocratie.

(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur DELANOË.
Monsieur SARRE, vous avez la parole.

M. Georges SARRE.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, ainsi donc, depuis le mois de juillet, Paris et la France sont attaquées par des intégristes terroristes.
Il convient ensemble et unanimement de montrer que nous tiendrons bon, et je pense que le comportement des Français et des Parisiens est à cet égard exemplaire.
Solidarité, efficacité, responsabilité.
A ce propos, Monsieur le Maire, je voudrais connaître dans quel délai le plan de barriérage sera effectivement mis en place. En effet, les premières barrières ont été placées dans les conditions difficiles que l'on imagine parfaitement, et je m'adresse là plus particulièrement à M. le Préfet de police (du jour au lendemain, barriérer toutes les écoles, les crèches, ce n'est pas simple, c'est difficile), mais certains encore aujourd'hui, parmi les automobilistes, n'hésitent pas à déplacer les barrières, à s'infiltrer et c'est pourquoi je voudrais être sûr, Monsieur le Préfet de police, que très vite, dans tous les arrondissements de la Capitale (parce qu'entre la prise de décision et l'exécution, la mise en place réelle, un temps relativement long s'écoule et cela génère une forme d'incivisme, les gens ont l'impression qu'il y a du relâchement), je voudrais être sûr que ce qui doit être fixé le sera.
Je terminerai en disant qu'au plan parisien nous nous comportons bien, et je souhaiterais qu'au plan national également il y ait, sur ces questions-là, un large rassemblement pour que ceux d'Alger, parmi les intégristes qui pensent faire plier la France, se rendent compte que nous ne céderons pas et que l'intégrisme ne triomphera ni à Paris, ni à Alger !

(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur SARRE.
Ce que je peux vous dire, c'est que nous avons utilisé tous les moyens en matière de barriérage, dès le départ, avec M. le Préfet de police, que je remercie. Nous allons acheter encore d'autres matériels et dès à présent nous avons mis en place un système d'implantation au sol fixe. Donc, les choses ne sont pas en prévision mais sont déjà en début de réalisation pour compléter ce qui a été fait.
Monsieur GOUJON, vous avez la parole.

M. Philippe GOUJON, adjoint.- Monsieur le Maire, il ne s'agit pas de répéter, pour ce qui nous concerne, ce qui a déjà été dit sur le fond lors de notre dernière séance, mais, alors que nous déplorons à nouveau un attentat dans notre Capitale, de dire encore une fois combien nous devons saluer le sang-froid et la sérénité de nos concitoyens. D'ailleurs, un sondage paru aujourd'hui vient attester le fait que les Français, et les Parisiens peut-être particulièrement, gardent un calme et un sang-froid tout à fait admirables. Je crois que c'est un des meilleurs moyens de combattre au fond le terrorisme.
Je crois que ce sang-froid et cette sérénité sont dus également à toutes les mesures qui ont été mises en oeuvre et qui vont encore l'être par les pouvoirs publics pour prévenir la menace, qu'il s'agisse des moyens supplémentaires que le Préfet de police vient d'annoncer, de ceux que vous venez de décider, notamment en matière de moyens matériels nouveaux, avec l'achat prochain de réceptacles anti-attentats pour remplacer un certain nombre de poubelles parisiennes, un plus grand nombre de kilomètres de barriérages à installer prochainement dans la Capitale et à fixer au sol devant les établissements recevant du public, les établissements sensibles, crèches, écoles, etc., ou encore le déploiement de personnels municipaux qui vont venir ainsi en complément, en renfort des moyens mis en oeuvre par l'Etat, ou bien encore la réparation (autant que faire se peut) des conséquences terribles de ces attentats en matière d'indemnisation des victimes, et là, la Ville joue aussi un rôle par la mise à disposition de personnels notamment, et enfin l'organisation des secours tout à fait performante et reconnue par tous- c'est, je crois, très important pour ce qui concerne notre Ville -, le tout étant assuré en étroit partenariat.
Voilà les quelques mots que je souhaitais simplement dire, Monsieur le Maire, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris", tout en rendant hommage à tous ceux qui oeuvrent jour après jour pour assurer la sécurité de nos concitoyens.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur GOUJON.
M. BARIANI a la parole.

M. Didier BARIANI, adjoint.- Monsieur le Maire de Paris, c'est une époque qui prête à l'humilité et à la détermination.
Le G.I.A., dans deux déclarations successives, a d'abord invoqué des actions de "guerre sainte" en France, puis a prévenu qu'il ferait de nouvelles opérations armées.
Nous avons tous conscience que ce n'est pas une guerre et qu'elle n'est pas sainte. Nous avons tous conscience que la religion sert d'alibi à des assassins de droit commun de la pire espèce !

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
La religion a bon dos ! Si à chaque fois qu'on assassine des enfants, des femmes, des gens qui n'en peuvent mais, qui sont là par hasard, qui n'ont pas pris parti, on le fait au nom de la foi, alors c'est soit que la foi est devenue perverse, soit que ceux qui s'en servent le font uniquement pour des motifs politiques et, malheureusement, c'est bien là où nous en sommes !
J'ai entendu à l'Assemblée nationale M. le Président du groupe socialiste s'associer à la détermination nationale qui veut qu'il y ait des sujets sur lesquels on n'a pas le droit de se diviser, même si l'on est divisé sur d'autres sujets de politique intérieure. Seule une communauté nationale regroupée autour du Chef de l'Etat, du Gouvernement, du Ministre de l'Intérieur, de ceux qui ont en charge ces affaires- M. le Préfet de police à Paris -, peut convaincre des désaxés que rien ne peut mettre un terme à la volonté d'une collectivité nationale qui a le courage de repousser ce qui lui apparaît comme horrible.
Personne ne demandera jamais aux forces de police, au Gouvernement, au Chef de l'Etat de prévenir en tous lieux, à toute heure, à tout moment, à tout instant, tout ce qui peut survenir. C'est au-delà des capacités humaines. Mais dans tout ce qui est fait, rien n'est négligeable, toutes les mesures qui sont prises, toute multiplication d'effectifs, de points de contrôle, sont des mesures qui comptent.
La France a deux milliers d'années derrière elle. Ce ne sont pas quelques exaltés qui se servent de la politique et de la religion pour faire, dans un magma idéologique informe, des actions de terreur- parce qu'ils ne supportent pas ce que nous sommes dans un pays qui ne supporte pas ce qu'ils représentent -, qui abaisseront ce vieux pays de tradition républicaine, laïque et de tolérance.
Le groupe "Paris-Libertés" salue, bien sûr, ce sang-froid inimaginable de la population, qui nous impressionne au sens où il nous crée des devoirs supplémentaires et qu'a évoqué M. GOUJON, si l'on en croit un nouveau sondage qui dit que, finalement, les gens n'ont pas peur. Ils auront d'autant moins peur qu'ils savent que chacun d'entre nous avec humilité, avec détermination, apporte sa petite pierre à la volonté de notre pays- et merci à la population parisienne de nous donner l'exemple- merci au Préfet de police de prévenir autant qu'il le peut en tout lieu et à tout instant ce qui pourrait être fait de criminel. Cela nous rend solidaires entre nous. Ce n'est pas l'exaltation d'un moment de l'histoire dans des pays livrés à des régimes troubles qui mettra un frein à la détermination de la France qui, depuis plusieurs décennies, défend la République, la liberté, la tolérance pour tous et l'ordre républicain.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur BARIANI.
La parole est à M. Jean-Louis DEBRÉ.

M. Jean-Louis DEBRÉ, adjoint.- Monsieur le Maire, je veux d'abord m'associer à vos propos. Je veux aussi vous remercier pour l'aide que vous apportez à celles et ceux, notamment policiers, gendarmes, militaires, impliqués dans cette lutte.
Nous avons trouvé auprès de vous-même, auprès de vos collaborateurs, auprès du Conseil de Paris, une écoute, une compréhension et une collaboration tout à fait remarquables.
Jamais la mobilisation policière n'a été aussi importante. Les consignes de sécurité ont été renouvelées aux Préfets vendredi soir ainsi qu'aux responsables de cette lutte afin d'éviter que la routine, l'habitude, n'entraînent un relâchement dans les comportements.
L'efficacité de la dissuasion est aussi le résultat de la vigilance, de la dignité et du sang-froid, et cette vigilance, cette dignité et ce sang-froid ont été exemplaires de la part des Parisiens.
Monsieur le Maire, nous sommes déterminés, nous agissons sans faiblesse, sans rien négliger parce que ce qui est en cause, c'est une certaine idée de la France et de sa liberté, parce que ce qui est en cause, c'est l'Etat et son autorité.
Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris", "Paris-Libertés", socialiste et du Mouvement des citoyens).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Merci, Monsieur le Ministre.
Chers Collègues, je vous remercie de vos interventions.