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Juillet 2001
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Conseil Municipal
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56 - 2001, JS 293 - Autorisation à M. le Maire de Paris de procéder à une modification partielle des conditions d'accès dans les établissements sportifs municipaux (tennis et piscines) gérés en régie

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2001


Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération JS 293 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris à procéder à une modification partielle des conditions d'accès dans les établissements sportifs municipaux (tennis et piscines) gérés en régie.
Je donne la parole à Mme STAMBOULI.
Mme Mylène STAMBOULI, adjointe. - Merci, Madame la Maire.
Chers collègues, je tenais à me féliciter de la présentation de cette délibération qui va permettre dorénavant aux chômeurs et allocataires du R.M.I. résidant à Paris d'accéder aux piscines et aux tennis municipaux sans discrimination d'horaire.
J'attire également l'attention sur le fait qu'à la demande de Clémentine AUTAIN, les jeunes pourront, jusqu'à 26 ans, bénéficier désormais des tarifs réduits dans les mêmes établissements.
La décision que vous nous proposez aujourd'hui, vient clore une bataille de plusieurs années menée notamment par "Les Verts" dans la précédente mandature pour obtenir des tarifs réduits ou gratuits dans l'ensemble des équipements de la Ville pour les Parisiennes et Parisiens à faibles revenus.
En effet, déjà en 1997...
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Madame STAMBOULI, excusez-moi de vous interrompre... Mes chers collègues, s'il vous plaît, pouvez-vous faire silence ? Nous abordons un sujet qui m'est particulièrement cher, celui du sport à Paris, et j'aimerais entendre l'orateur.
Merci.
Mme Mylène STAMBOULI, adjointe. - En effet, déjà en 1997, Martine BILLARD, Conseillère de Paris "Les Verts", demandait l'instauration de la gratuité d'accès pour les chômeurs dans les piscines municipales. Ceci avait été refusé par le Maire-adjoint de l'époque, sous prétexte que cette catégorie de population recouvrait une trop grande variété de situations.
En février 2000, peut-être parce que les élections municipales se profilaient à l'horizon, la Ville cédait enfin, mais en introduisant une limite horaire de onze heures, malgré les protestations des élus de l'opposition de l'époque.
La raison invoquée pour justifier cette différence était la volonté d'éviter une trop forte affluence dans les piscines.
Mais, seuls les chômeurs et allocataires du R.M.I., parmi toutes les catégories bénéficiant de réduction, étaient touchés par cette restriction.
Au lieu de prévoir la construction de nouvelles piscines pour répondre aux besoins des Parisiennes et des Parisiens, la municipalité précédente préférait en restreindre l'accès.
Aujourd'hui, la politique menée par la Municipalité que vous conduisez, Monsieur le Maire de Paris, a, au contraire, comme objectif de lutter contre l'exclusion et donc de permettre aussi l'accès à la santé, aux loisirs et à la culture à toutes celles et tous ceux qui ont de faibles moyens financiers.
La décision de construire de nouvelles piscines et de permettre l'accès gratuit aux chômeurs et allocataires du R.M.I., ainsi que le tarif réduit pour les jeunes de moins de 26 ans, permettra notamment à tous ceux qui ne partent pas en vacances de profiter de l'été à Paris.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, "Les Verts" et du Mouvement des citoyens).
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Je vous remercie, Madame STAMBOULI.
Je ne félicite pas les élus pour leur indiscipline !
(Protestations sur les bancs des groupes de l'opposition municipale).
Mes chers collègues, c'est vraiment discourtois ! Vous pourriez sortir de l'hémicycle pour les discussions privées !
M. Gérard LEBAN. - Vous ne voulez pas qu'on s'exprime ! Vous n'êtes pas là pour nous reprendre sans arrêt ! Faites votre rôle de Président !
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Pardonnez-moi, Monsieur, mais je n'ai pas de leçons de présidence à prendre de votre part !
(Protestations sur les bancs des groupes de l'opposition municipale).
Je donne la parole à M. COUMET.
M. Jérôme COUMET. - Mes chers collègues, si on peut parler dans un léger silence. Moi j'ai passé l'âge d'être étudiant, j'espère que l'opposition aussi.
M. Gérard LEBAN. - Non !
M. Jérôme COUMET. - Je me suis inscrit sur cette délibération pour me réjouir, comme ma collègue vient de le faire, de la décision qui vient d'être prise. Nous avions droit jusqu'à maintenant à une gratuité faux-semblant pour les chômeurs et "R.M.istes" puisqu'elle était limitée à un accès avant 11 heures du matin, or il se trouve que les chômeurs et "R.M.istes" peuvent avoir aussi une famille, des amis, bref une vie civile, et une réelle gratuité selon moi, soit on l'inscrit dans les faits soit on ne l'inscrit pas. Donc je remercie M. CHERKI d'être allé jusqu'au bout et d'avoir réalisé réellement aujourd'hui cette gratuité totale, qui n'est pas une mesure symbolique puisqu'elle concerne 10 % des Parisiens.
Quant aux jeunes, l'accès aux réductions sera également simplifié puisqu'il suffira de montrer que l'on est âgé de moins de 26 ans pour en bénéficier. Donc, Monsieur CHERKI, je souhaite vous remercier au nom des élus de la majorité.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens, "Les Verts" et communiste).
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Je remercie M. COUMET pour sa brièveté et je donne la parole à M. CHERKI.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Madame la Maire, mes chers collègues, merci de me permettre de répondre sur cette délibération. Je ne vais pas engager un débat sur la paternité ou la maternité de cette mesure tant j'ai été assailli à juste titre par beaucoup d'élus sur la nécessité de faire évoluer la question des tarifs. Je dirai qu'autant de demandes convergentes venant de tous les rangs de la majorité plurielle ne pouvaient aboutir qu'à une bonne mesure.
Puisqu'il est d'usage de remercier les inspirateurs intellectuels de ce projet, il est vrai que David ASSOULINE qui réfléchit à long terme ou à moyen terme sur un dispositif spécial pour les étudiants d'accès aux services publics parisiens a été un des premiers à m'alerter sur cette question. Clémentine AUTAIN également, puisque dans la réflexion sur les jeunes il y a aussi des mesures transitoires. Mylène STAMBOULI qui est très attachée à la lutte contre l'exclusion et Gisèle STIEVENARD, m'ont posé le problème de l'accès biaisé à la gratuité pour les chômeurs et les "R.M.istes" aux piscines et aux tennis en régie. Mais je voudrais citer aussi l'ensemble des maires d'arrondissement qui ont beaucoup de piscines, je pense à Georges SARRE, à mon excellent collègue Michel CHARZAT qui m'ont interpellé régulièrement, fréquemment, parce que leurs administrés...
M. Jacques TOUBON. - Et le Maire aussi !
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - ... savaient que cela posait un problème et qu'ils n'auraient pas compris que sur une question aussi importante la Municipalité n'ait pas la capacité à évoluer rapidement.
C'est à la suite de ces interpellations multiples et variées que nous ayons pris la décision et je remercie mon excellent collègue Christian SAUTTER, parce qu'il a accepté cette mesure...
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Ah !
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - ... et que très rapidement nous puissions faire l'évolution sur les tarifs de manière à ce que, pour les demandeurs d'emplois et les allocataires du R.M.I., nous puissions étendre la gratuité à toute la journée pour les tennis et les piscines en régie.
En ce qui concerne les jeunes, comme cela a été rappelé, nous avons décidé d'étendre ce tarif réduit aux moins de 26 ans pour les tennis et les piscines en régie. Il s'agit d'une disposition transitoire puisque nous attendons avec beaucoup d'intérêt le dispositif spécifique mis en place par les adjoints concernés sur cette question.
La raison pour laquelle nous l'avons passé dès le Conseil de Paris du mois de juillet ne vous aura pas échappé, c'est pour permettre l'application de cette mesure pendant les vacances. Nous pensons beaucoup aux Parisiennes et aux Parisiens qui ne partiront pas en vacances cet été, qui pourront de ce fait avoir accès rapidement à cette mesure.
Ceci dit, nous avons commencé à engager, et j'espère revenir bientôt vers vous, une réflexion d'ensemble sur la question des tarifs des équipements sportifs parisiens, parce que là aussi il y a des réflexions qui ont commencé. Je sais que vous êtes nombreux à me solliciter là-dessus. Donc une réflexion d'ensemble a commencé et nous aurons l'occasion d'en rediscuter.
Je vous remercie, Madame la Maire.
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Clémentine AUTAIN souhaite s'exprimer.
Mme Clémentine AUTAIN, adjointe. - Pour compléter le dispositif qui a été présenté par Pascal CHERKI. Je suis ravie et je me félicite de cette délibération et de la concertation qui a présidé à cette décision. Je voulais inscrire cette délibération dans le cadre de la politique en faveur des jeunes : les politiques tarifaires pour les moins de 26 ans participent de la volonté de favoriser l'accès à l'autonomie qui est au c?ur de nos préoccupations.
Je voulais juste rappeler que nous travaillons dans ce sens à une politique tarifaire pour les centres d'animation pour les moins de 26 ans et les chômeurs et les étudiants. Dans le 19e arrondissement, dès maintenant, les tarifs réduits vont être à l'?uvre dans le cadre de la régie directe pour l'année à venir. Nous y travaillons pour l'ensemble de Paris.
Par ailleurs, nous avons voté dans le budget une enquête qui va permettre de faire le point pour la carte jeune pour les Parisiennes et les Parisiens de moins de 26 ans. Ce sera complémentaire. Cela va dans le même sens et je m'en réjouis.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
Mme Frédérique CALANDRA, adjointe, présidente. - Je vous remercie, Madame la Maire.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 41 tendant à étendre le bénéfice d'une tarification réduite aux jeunes de moins de 26 ans.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement n° 41 est adoptée.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 293 amendé.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, JS 293).