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Novembre 1997
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Conseil Municipal
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71- QOC 97-437 Question de M. Lionel ASSOUAD à M. le Préfet de police au sujet de l'insécurité croissante dans le 14e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Lionel ASSOUAD à M. le Préfet de police est au sujet de l'insécurité croissante dans le 14e arrondissement.
En voici la teneur :
" M. Lionel ASSOUAD, Maire du 14e arrondissement, rappelle une fois encore à M. le Préfet de police que l'insécurité augmente dans le 14e arrondissement et devient tout à fait insupportable dans le quartier de Plaisance, qu'il s'agisse du boulevard Brune, des rues du Cange, Raymond-Losserand et de leurs alentours, jusqu'à la rue des Plantes.
Drogue, vols à la tire, menaces, dégradations, incivilités, se multiplient de façon inacceptable.
Un phénomène de bandes se développe, donnant à cette insécurité un caractère permanent.
Les habitants de cette partie du 14e arrondissement sont, non seulement excédés par cette situation, mais se révoltent contre le fait qu'elle va s'aggravant.
M. Lionel ASSOUAD demande instamment à M. le Préfet de police de lui faire connaître quelles mesures en effectifs et en moyens d'action il entend prendre pour réduire un mal dans un quartier dont l'unité sociale est mise en péril. "
La parole est à M. le Préfet de Police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Au nombre des points sensibles du quartier " Plaisance " figure la cité du 10, boulevard Brune où un groupe de jeunes, bien connus des services de police et régulièrement interpellés, entretient des relations conflictuelles avec les jeunes de la cité du 156, rue Raymond-Losserand.
Il convient de noter que le contentieux qui oppose depuis des années les jeunes du 10, boulevard Brune et du 156, rue Raymond-Losserand, a pris un tour de plus en plus violent. En effet, au mois de mai, fin juillet, puis de nouveau fin octobre, des coups de feu ont été échangés entre ces deux bandes rivales, faisant à chaque fois des blessés. Dernièrement, une carabine Winchester et un pistolet automatique ont été utilisés et saisis par les services de Police judiciaire.
Plusieurs interpellations ont été réalisées, mais la difficulté à obtenir des témoignages et l'absence d'éléments de preuve déterminants ont conduit à la remise en liberté des personnes interpellées.
Aussi, plusieurs actions tendant au renforcement de la présence policière ont été décidées afin de mettre fin à cette situation, notamment dans le cadre de l'information judiciaire ouverte suite à l'échange de coups de feu survenu en mai 1997.
Je citerai notamment :
- le renforcement de l'îlotage en soirée ;
- la mobilisation de la Brigade anti-criminalité pour lutter plus efficacement contre la délinquance de voie publique.
Ainsi, depuis le 1er janvier 1997, les opérations de sécurisation du secteur " Plaisance " ont permis de contrôler 1.230 personnes et de mettre à disposition de la Police judiciaire 23 individus.
Ce quartier, qui figure au tout premier rang des priorités des effectifs de police, continuera de faire l'objet de présence particulièrement soutenue afin d'y rétablir le sentiment de sécurité auquel les habitants aspirent légitimement.