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Novembre 1997
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Conseil Municipal
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32- 1997, JS 366 - Subventions à des associations parisiennes de jeunesse pour la formation de leurs cadres. - Montant total : 172.500 F.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération JS 366, subventions à des associations parisiennes de jeunesse pour la formation de leurs cadres.
Mme BILLARD a la parole.
Mme Martine BILLARD. - Chaque année, la Ville permet à plus de 300 jeunes de suivre les formations au B.A.F.A. et au B.A.F.D. en les subventionnant pour un montant forfaitaire de 500 F.
Lorsque des jeunes ont le souhait de se former à encadrer ensuite des plus jeunes, cela est très positif.
L'exposé des motifs parle de " soutien à des associations de jeunesse dans leurs actions de formation des cadres ". Si la majorité des associations relèvent bien de cette catégorie, certaines laissent plus sceptiques, comme par exemple les trois aumôneries de lycées.
D'ailleurs, les aumôneries sont vraiment financées de toutes les façons possibles. Ainsi le secrétariat national de l'aumônerie de l'enseignement public bénéficie d'une subvention de 10.000 F lors de la présente séance qui s'ajoute aux 3.000 F perçus par l'intermédiaire de ce projet de délibération et à combien d'autres subventions en cours d'année. A se demander parfois si, à Paris, il existe vraiment la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
D'ailleurs, une autre association soulève quelques questions : la F.A.C.E.L. au 8, rue de la Ville-l'Evêque. Les initiales sont peu parlantes, l'adresse l'est un peu plus, puisque c'est celle de l'Association diocésaine de Paris. Dommage que, quand on appelle, personne ne connaisse la F.A.C.E.L. ! Pourtant, son comité d'honneur est impressionnant : l'archevêque de Paris, le directeur de la catéchèse, le directeur diocésain de l'enseignement catholique, le président de l'U.G.E.L. et ainsi de suite. L'objet de l'association est pourtant assez loin d'une association de jeunesse puisqu'il s'agit de susciter la création d'associations.
Remarquez qu'à cette adresse de la rue de la Ville-l'Evêque, ce n'est pas la première fois qu'on ne connaît pas une association subventionnée par la Ville. Rappelez-vous Sainte-Clotilde, l'an dernier. Décidément, cette année, l'Association diocésaine de Paris a vraiment besoin de beaucoup d'argent. Est-ce en rapport avec le trou financier des J.M.J. ?
D'ailleurs, les scouts de France et guides de France, dont je ne remets pas en cause la subvention, connaissent aussi, cette année, une brusque inflation des candidats au B.A.F.A. : 120 en 1995, 140 en 1996 et 197 en 1997. Ce sont bien les seuls !
Enfin, l'exposé des motifs indique que l'action de la Ville permet de soutenir les initiatives de la jeunesse parisienne. Quel dommage que la Ville ne mette pas autant de soin à former ses propres animateurs, c'est-à-dire celles et ceux qui travaillent aujourd'hui dans les centres de loisirs et de vacances de la Ville !
La Ville refuse cette même formation au B.A.F.A. à des jeunes vacataires et met ainsi en péril leur emploi.
Alors deux poids deux mesures, selon qu'on est jeune bénévole dans une association ou jeune salarié à la Ville ?
Qui crée les emplois précaires, la Ville avec ces emplois vacataires sans formation, avec ses C.E.S. utilisés pendant des années ou l'Etat avec les emplois jeunes accompagnés de formations ?
A plusieurs reprises, nous avons demandé la disjonction des subventions aux associations car leur présentation globale empêche tout choix dans le vote. Compte tenu de ces remarques, nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération pour ne pas pénaliser un certain nombre d'associations.
Merci.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Je vous remercie.
Monsieur BURRIEZ, pour une réponse courte et précise, vous avez la parole.
M. Jean-Pierre BURRIEZ, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Monsieur le Maire, je serai très bref puisque Mme BILLARD soulève un problème qu'elle a déjà évoqué. Je lui rappellerai, pour la dernière fois j'espère, que la Ville de Paris soutient les associations de jeunesse dans leur action de formation de cadres et que nous avons décidé de financer à hauteur de 500 F par individu toutes les formations au brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur, c'est-à-dire le B.A.F.A. et au B.A.F.D.
Nous donnons donc 500 F systématiquement à chaque association, quelle qu'elle soit et ce par jeune en formation.
Alors, Madame BILLARD, chaque fois vous soulevez le problème, je vous refais la même réponse.
M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 366.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés n'ayant pas pris part au vote, le groupe communiste, Mmes BILLARD, SCHERER et M. BLET s'étant abstenus, M. REVEAU ayant voté contre. (1997, JS 366).