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Novembre 1997
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Conseil Municipal
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43- 1997, PJEV 70 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer des marchés sur appel d'offres pour la poursuite de l'aménagement du parc de Bercy (12e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération PJEV 70 portant autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché pour la poursuite de l'aménagement du parc de Bercy.
Je donne la parole à M. REY.
M. Gérard REY. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous nous soumettez un projet relatif à la poursuite de l'aménagement du parc de Bercy.
Ma première remarque concerne l'absence de bilan financier. En effet, il serait souhaitable, concernant ce dossier dans lequel les travaux se déroulent sur de nombreuses années, d'informer régulièrement les élus sur l'état d'avancement des dits travaux et sur le bilan financier, même provisoire. Cela nous permettrait de nous assurer du bon déroulement du projet en matière financière : en crédits de paiement par rapport aux autorisations de programme par exemple.
Cette exigence devrait être étendue à tous les projets de ce type d'ailleurs.
Ma deuxième observation est relative à la première réalisation qui nous est proposée, à savoir l'aménagement d'un dépôt lapidaire sous la terrasse côté est du parc pour un coût global de 2.360.000 F, délégué à la Direction des Parcs et Jardins et espaces verts, pour le compte de la Direction des Affaires culturelles.
Il s'agit en fait de réaliser une structure destinée à stocker les oeuvres en pierre actuellement détenues par le musée Carnavalet, comme le précise le projet de délibération.
Quelle logique y a-t-il entre l'aménagement du parc de Bercy et une telle réalisation de stockage de pierre pour le compte d'un musée bien éloigné ?
Si le musée Carnavalet a besoin d'un stockage, les crédits ne peuvent être prélevés dans l'enveloppe budgétaire de 400 millions prévue pour l'aménagement de Bercy.
Nous aurions pu comprendre qu'un musée consacrée aux découvertes faites lors des fouilles de Bercy, à savoir les pirogues et les outils millénaires, soit installé à Bercy, comme M. CHIRAC l'avait annoncé et s'était engagé à le réaliser.
Tout cela est passé aux oubliettes, hélas.
Au contraire, nous héritons d'un entrepôt de stockage du musée Carnavalet. Aussi nous ne pouvons pas voter cette réalisation non conforme au projet d'aménagement de ce parc et à l'esprit de cette réalisation.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
La parole est à Mme JUNOT.
Mme Marie-Thérèse JUNOT, au lieu et place de Mme Françoise de PANAFIEU, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je rappellerai à M. REY que l'enveloppe initiale concernant l'aménagement du Parc de Bercy a été fixée à 399,7 millions de francs, valeur juillet 1992. Cette enveloppe n'a pas été dépassée. Elle sera respectée in fine dans le cadre des travaux restant à exécuter : prolongation de la grande terrasse devant le Palais Omnisports et aménagement d'un passage souterrain, pourvu d'une rampe pour handicapés, sous la rue Joseph-Kessel, reliant les deux parties du parc.
A l'origine, la terrasse avait été prévue comme devant être pleine. Or, lors de l'examen des propositions, et à la suite de l'appel d'offres, l'administration accepta une proposition comportant, pour le même prix, une variante creuse, créant ainsi des espaces disponibles.
Une partie de ces espaces fut affectée au parc de stationnement des autocars et des voitures, une autre partie aux locaux sociaux des jardiniers et des gardes, à des sanitaires publics, à des réserves pour les engins des Parcs et Jardins, et enfin celle dont il est question aujourd'hui, au dépôt lapidaire du musée Carnavalet.
Les pirogues (une seule est parfaitement conservée) et les nombreux objets découverts dans le sous-sol du Parc de Bercy, confiés à la Commission du Vieux Paris, ont été déposés au Musée Carnavalet en échange de l'acceptation par la D.P.J.E.V. d'entreposer les réserves lapidaires du Musée.
Installer un musée dans ce sous-sol n'est pas très réaliste pour des raisons évidentes de circulation de personnes et de sécurité.
Je vous demande, Monsieur le Maire, de bien vouloir soumettre ce projet de délibération au vote de notre Assemblée.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 70.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés ayant voté contre et M. REVEAU s'étant abstenu. (1997, PJEV 70).
Je vous remercie.