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Novembre 1997
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81- III - Questions du groupe communiste.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



QOC 97-420 Question de MM. Michel VION, Jean WLOS, Mme Martine DURLACH et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris concernant l'augmentation des tarifs d'accès aux piscines municipales.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons aux questions orales du groupe communiste.
La première d'entre elles est ainsi rédigée :
" L'augmentation des tarifs d'accès aux piscines municipales de Paris, votée par la majorité du Conseil de Paris le 29 septembre dernier, a provoqué une vive réaction de la part des usagers. Le Comité de défense, qu'ils ont rapidement constitué, a recueilli 2.000 pétitions en quelques jours seulement.
Rassemblés devant l'Hôtel de Ville le 24 octobre, ils ont obtenu qu'une délégation soit reçue par l'adjoint au Maire chargé des sports. La Ville de Paris a dû opérer un premier recul puisqu'à cette occasion, M. CANE s'est engagé à ce que le système d'abonnement soit maintenu.
La délibération du 29 septembre 1997 comporte d'autres dispositions telles que la hausse de 1 F du plein-tarif pour les individuels (soit une augmentation de 7 %), la suppression du demi-tarif au profit d'un tarif réduit (entraînant 20 % d'augmentation pour ceux qui en bénéficiaient) ainsi qu'une hausse de 10 % du loyer auquel sont assujetties les associations utilisatrices des équipements municipaux.
MM. Michel VION, Jean WLOS, Mme Martine DURLACH et les membres du groupe communiste ont dénoncé ces différentes mesures lourdement pénalisantes pour l'ensemble des usagers et, en particulier, pour les plus modestes qui, souvent, ne pratiquent pas d'autres loisirs.
Ils demandent à M. le Maire de Paris de prendre en compte l'aspiration exprimée par les usagers à pouvoir continuer de pratiquer leur sport favori.
En conséquence, MM. Michel VION, Jean WLOS, Mme Martine DURLACH et les membres du groupe communiste demandent également à M. le Maire de Paris d'annuler toutes les modifications de la grille tarifaire votées le 29 septembre et d'accorder enfin aux chômeurs la gratuité d'accès aux piscines municipales. Ils souhaitent, en outre, que la même décision soit prise pour les tennis municipaux. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Dominique CANE, adjoint.
La modification des tarifs d'entrées dans les établissements sportifs de la Ville de Paris et en particulier dans les piscines municipales non seulement ne pénalise pas les utilisateurs assidus de ces installations, mais favorise au contraire l'accès des usagers les plus modestes dont la natation est le sport favori.
En effet, outre le maintien de la carte d'abonnement trimestriel à un tarif particulièrement faible, la nouvelle carte de dix entrées, sans limitation dans le temps, permet aux usagers réguliers de bénéficier d'un prix d'entrée avantageux, inférieur au tarif dont ils devaient s'acquitter auparavant (13 F au lieu de 16 F et 7,50 F au lieu de 9,50 F).
Il convient de rappeler, qu'en 1996, près des deux tiers des usagers ont bénéficié, soit d'une réduction, soit d'une gratuité d'entrée, ce qui démontre que la Ville de Paris apporte un soutien actif à la pratique de la natation pour les catégories d'usagers les plus modestes.
Enfin pour la gratuité de l'accès aux piscines municipales en faveur des chômeurs, il convient de rappeler la position exprimée lors du Conseil du 29 septembre 1997 selon laquelle l'attribution de la gratuité d'accès dans ce type d'équipement est faite selon des critères simples et objectifs tels que la possession de la carte Paris-Famille ou une condition d'âge. L'attribution de la gratuité aux chômeurs, sans distinction, ne permettrait pas de prendre en compte la variété de situations que recouvre cette catégorie de population.
C'est pour ces raisons que, dans l'attente d'une coordination des services sur ce sujet, la Ville souhaite continuer d'attribuer la gratuité d'accès aux piscines municipales dans les seuls cas prévus par les dispositions en vigueur.