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Novembre 1997
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26- 1997, DLTI 36 - Autorisation à M. le Maire de Paris de procéder à la vente de véhicules du Service technique des Transports automobiles municipaux.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous passons maintenant aux affaires concernant la 2e Commission.
M. MORELL est inscrit sur la vente de véhicules du Service technique des Transports Automobiles Municipaux.
M. Alain MORELL. - Monsieur le Maire, nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération qui nous propose de vous autoriser à vendre un grand nombre de véhicules. Vous prendriez également une bonne décision en vous abstenant vous-même de la mettre en ?uvre, telle quelle, aujourd'hui.
En effet, outre que l'on y remarque que certains modèles les plus luxueux sont vendus après seulement une année, de nombreuses voitures sont vendues après à peine trois ans ; est-ce bien indispensable ?
Parmi ces véhicules, on remarque de véritables bolides turbo de la Ville, les modèles les plus chers du constructeur ; à quoi servaient-ils ? Quelle justification fonctionnelle y avait-il pour de telles dépenses, vraiment superflues, de la part de la Ville ?
Mais enfin, plus globalement, ne serait-il pas raisonnable de reconsidérer la partie de ces ventes qui n'est pas indispensable pour une bonne gestion, de façon à permettre à la Ville de prendre le temps de redéfinir une véritable politique de remplacement des véhicules, plus économes, digne d'une meilleure gestion de la Ville et surtout, de prendre également le temps de réfléchir à une politique de vente plus soucieuse des possibilités de développer un parc automobile qui soit moins polluant, mieux adapté à la loi sur l'air que le Gouvernement, qui agit concrètement, a sa mise en oeuvre.
Il faut suivre son époque, Monsieur le Maire. En oubliant hélas par routine que le monde évolue, ce projet de délibération est encore une occasion manquée pour la Ville.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. Alain DESTREM, adjoint, président. - Monsieur MORELL, je voudrais indiquer à notre Assemblée que sur les 4.000 véhicules environ qui composent le parc automobile de la Ville, nous avons pour politique d'essayer de les vendre lorsqu'ils sont encore vendables, c'est-à-dire lorsque le prix de vente est supérieur à 30.000 F. Tel est le cas dans ce projet de délibération puisque nous vendons effectivement un peu plus de 70 véhicules dont la valeur actuelle est encore significative.
Nous essayons donc à la fois de maintenir le parc, de le conserver le plus longtemps possible, que ce soit un parc technique ou un parc utilisateur, pour pouvoir faire en sorte que l'on n'ait pas une politique d'achat systématique. En même temps, nous essayons d'avoir une politique de vente qui soit suffisamment raisonnable pour qu'il y ait encore, lorsque nous décidons des ventes, des acheteurs potentiels.
Enfin, je ne reviendrais pas sur le fait que souvent, trop souvent, sans tenir compte des efforts faits par la Ville, vous nous reprochez de ne pas faire assez d'efforts pour les véhicules de type non polluants.
Nous sommes dans ce domaine exemplaires, car nous avons été parmi les premiers à signer la charte Paris-Véhicules propres. Nous avons renforcé les contrôles de gaz d'échappement. Nous avons mis en place une politique d'achat et de suivi de véhicules électriques. Nous avons réduit drastiquement les achats de véhicules diesel. Enfin, nous utilisons d'autres types de carburant ; le Maire de Paris a même écrit dernièrement d'ailleurs à ses Directeurs de veiller dans la mesure du possible à ce que, lorsque l'on achète de nouveaux véhicules, ils soient en GPL.
Je crois donc que ce projet de délibération est clair : il fait partie de notre politique de lutte contre la pollution, de défense de l'environnement.
Je suggère donc à notre Assemblée de le voter. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DLTI 36.
Qui est pour?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, du Mouvement des citoyens, Mmes BILLARD, SCHERER et M. BLET s'étant abstenus. (1997, DLTI 36).