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Octobre 2008
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2008, Dépôt de questions d'actualité.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2008


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, je vous informe que 6 questions d'actualité ont été déposées.

La première émane du groupe M.R.C. et concerne "les théâtres parisiens."

La deuxième question d'actualité, posée par le groupe communiste à M. le Maire de Paris, est relative à la "politique parisienne du logement et la préservation de la mixité sociale après l'entrée en vigueur des "surloyers" (loi Boutin)."

La troisième question d'actualité, posée par le groupe Centre et Indépendants à M. le Maire de Paris, concerne "l'application du S.M.A. par la Mairie de Paris lors de grèves à Paris."

La quatrième question d'actualité, posée par le groupe U.M.P.P.A. à M. le Maire de Paris est relative à "l'organisation du S.M.A."

La cinquième question d'actualité, posée par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés à M. le Maire de Paris est relative au "service minimum d'accueil."

Enfin, la dernière question d'actualité, posée par le groupe "Les Verts" à M. le Maire de Paris est ainsi rédigée :

"Depuis sept ans, le groupe des élus "Verts" n'a cessé d'alerter la majorité municipale sur le risque de financer ses réalisations par les produits de la spéculation.

Les droits de mutation ont représenté chaque année plus de 15 % du budget de la Ville de Paris. Le gel de la fiscalité parisienne a obligé la Ville de Paris à se lancer dans une course folle pour attirer les entreprises et augmenter ainsi les recettes de la taxe professionnelle.

Le Plan local d'urbanisme, prévoyant près de deux millions de mètres carrés de bureaux et les différents projets de tours dans Paris en sont la conséquence directe.

Plutôt que d'investir encore plus pour assurer le bien-vivre de ses habitants face à la crise annoncée, Paris a misé sur la construction de bureaux. Plutôt que de se résoudre à intervenir sur un marché immobilier livré à une spéculation, Paris a privilégié la gestion financière et le partenariat public-privé, en s'en remettant à l'envolée spéculative de l'immobilier pour financer la résorption partielle de son énorme déficit en logement social, en faisant financer l'aménagement des dernières zones non construites de son territoire par la production de millions de mètres carrés de bureaux.

Cette politique se voulait de bonne gestion. C'est pourtant du fait de ces choix que la Ville de Paris se trouve aujourd'hui particulièrement exposée par la crise.

Et la crise est clairement devant nous. Sous le coup des déflagrations boursières, les plus grandes banques mondiales font appel aux pouvoirs publics pour éviter la banqueroute.

A Londres, Madrid, Dubaï, des projets de tours de bureaux sont abandonnés.

Dans la Capitale, la crise est annoncée depuis la fin de l'été : la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris en faisait le constat début septembre : "sur les 12 derniers mois, le marché des bureaux parisiens a enregistré une baisse globale de 31 %". Le spectre de la crise immobilière des années 90 se rapproche, avec ses millions de mètres carrés de bureaux vides.

Il y a aujourd'hui 500.000 mètres carrés de bureaux inoccupés à Paris. L'équivalent de cinq tours Montparnasse.

Les conséquences pour la Ville se font déjà sentir. Le ralentissement des transactions immobilières pèse d'ores et déjà sur le budget avec la baisse colossale des recettes issues des droits de mutation.

Mais à terme, une détérioration continue de l'immobilier de bureaux remettra en question l'équilibre financier, et donc le devenir de plusieurs zones d'aménagement concerté et de projets de tours de bureaux.

Aussi, le groupe "Les Verts" demande au Maire de Paris d'informer l'Assemblée municipale des conséquences de la crise financière sur la politique de la création de bureaux, en particulier d'immeubles de grande hauteur, ainsi que sur l'équilibre financier des Z.A.C. parisiennes."

La séance est suspendue.

Nous reprendrons nos travaux à 15 heures par l'examen des questions d'actualité.