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Octobre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Voeu déposé par MM. David ALPHAND, Jean-François LEGARET, Jean-Pierre LECOQ et des membres du groupe U.M.P.P.A. à M. le Maire de Paris relatif au système d'information "Alizé".

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2008


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons le v?u référencé n° 66 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif au système d'information "Alizé",

La parole est à M. LEGARET, pour 1 minute.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Mes chers collègues, j'étais déjà intervenu au printemps sur les dysfonctionnements liés à la mise en place du système "Alizé". On m'avait répondu à cette époque que, certes, il y avait eu de petits problèmes de rodage, mais que tout était arrangé et que maintenant on allait atteindre la vitesse de croisière.

Apparemment, dès la première ligne droite, le système a coulé une bielle ! Il est indiscutable que les dysfonctionnements existent et qu'ils perdurent.

Avec mes collègues David ALPHAND et Jean-Pierre LECOQ, nous y revenons et nous aimerions que l'on nous tienne le langage de la vérité.

Premièrement, nous ne sommes pas les seuls à le dire. En ce moment même, il y a une réunion syndicale à la Bourse du Travail avec comme thème : "Sale temps pour Alizé, factures en retard, énorme surcharge de travail, personnels en déprime : voilà le résultat du nouveau logiciel de la Mairie de Paris Alizé."

J'aimerais qu'il soit tenu compte de ces avis convergents et que, si on doit débattre au sein même de la 1ère Commission, ce serait intéressant d'ailleurs pour savoir exactement quelle est la nature de ces dysfonctionnements, comment ils ont pu se produire et quels sont les remèdes que l'on pourrait y apporter, ce serait déjà une façon de sortir de la désinformation.

L'autre question que j'avais déjà posée au printemps dernier, c'était de savoir ce que faisait la Ville lorsqu'il y avait des retards de paiement. J'avais rappelé que tout retard de paiement obligeait le mauvais payeur ou le payeur récalcitrant ou retardataire à verser des indemnités. On m'avait répondu à cette époque que le cas ne se présentait pas, que "Circulez, y?a rien à voir !" J'aimerais que l'on s'interroge à nouveau sur ce point.

C'est la raison pour laquelle nous émettons un v?u demandant que l'on dresse le bilan, que l'on nous fournisse des informations complètes sur la juste indemnisation des entreprises fournisseurs de la Ville et que l'on évalue également le coût qui serait lié au passage à ce nouveau système informatisé, y compris les intérêts moratoires qui auraient été versés.

Je remercie M. GAUDILLÈRE de ces informations pour aujourd'hui mais peut-être d'une information collective plus complète pour la prochaine séance. Merci.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Avant de donner la parole à M. GAUDILLÈRE, je voudrais demander aux orateurs de bien vouloir respecter la minute de présentation.

Vous avez eu 2 minutes 30, Monsieur LEGARET.

Si on peut faire en sorte que chacun respecte les règles que nous nous sommes données collectivement !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je vous rendrai 30 secondes la prochaine fois.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Vous me rendrez 30 secondes la prochaine fois ! Très bien.

Monsieur GAUDILLÈRE, vous avez la parole.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint. - Je rappelle, pour notre Assemblée, que le système "Alizé" est un système informatique complexe, très important, qui est destiné à moderniser la fonction comptable de la Ville qui en avait bien besoin. Je rappelle que, jusqu'ici, en gros, vous aviez une cinquantaine d'applications informatiques réparties entre toutes les directions et tous les services, qui assuraient la gestion comptable de cette immense collectivité.

Nous escomptons beaucoup de cette réforme en termes d'efficacité, en termes de rigueur comptable, en termes de rapidité des opérations, et c'est très important, notamment pour le paiement des entreprises mais aussi pour l'établissement du compte administratif en fin d'année, et aussi nous en attendons en termes d'économies de moyens.

Nous avons consacré des sommes importantes à "Alizé".

Je réponds tout de suite à M. LEGARET : le coût total d'"Alizé", si l'on inclut la maîtrise d'?uvre informatique, l'assistance à la maîtrise d'ouvrage et toutes les autres dépenses, à l'exception des intérêts dont je parlerai dans un instant, cette dépense est un tout petit peu inférieure à 20 millions. C'est exactement 19.960.000 euros.

Comme toute transition de cette dimension, et je pense que vous avez tous vécu dans votre vie professionnelle, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé, des transitions d'un système informatique à un autre, donc comme toute transition dans ce domaine, celle-ci, bien qu'elle se soit globalement bien déroulée, a comporté des incidents. Des incidents extrêmement déplorables, que nous déplorons. Nous nous sommes suffisamment exprimés cet été pour l'avoir reconnu. Des incidents auxquels nous avons porté remède dans les délais les plus brefs.

Aujourd'hui, je crois pouvoir dire qu'"Alizé" fonctionne, même s'il y a encore besoin de quelques améliorations et de quelques mises au point, mais globalement le système fonctionne.

D?ailleurs, nous en avons un indice : au moment où je vous parle, le montant mandaté sur le budget de la Ville est strictement comparable à ce qu'il était l'an dernier à la même date, c'est-à-dire un peu moins de 3,5 milliards d?euros, ce qui est un excellent indice, puisque cela nous montre bien que les retards ont été rattrapés.

Reste le problème des entreprises, et je partage évidemment le souci de M. LEGARET, de M. ALPHAND et de M. LECOQ : les entreprises fournisseurs de la Ville de Paris n'ont évidemment pas à souffrir de la transition des anciens systèmes comptables vers "Alizé". Je veux rassurer M. LEGARET : toutes les entreprises qui ont déposé un dossier d'intérêts moratoires ont vu ce dossier accueilli sans la moindre restriction et les intérêts moratoires ont été réglés. J'en donnerai le bilan in fine lorsque le chantier sera terminé.

J'ajoute que je ne vois aucun inconvénient à ce que la 1ère Commission, dans sa prochaine réunion, parle à nouveau d'"Alizé" et examine à la loupe, sous la vigilante attention du Président LEGARET, les chiffres et les données dont je viens de faire état.

Merci, Monsieur le Maire.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Pour résumer, l'avis de l'Exécutif est donc? ? Positif ?

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint. - Je regarde les conclusions. On n'insulte pas la Municipalité dans l'exposé des motifs, donc, a priori, je n'ai aucune raison de m'opposer à un v?u qui est tout à fait raisonnable.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Un avis favorable sur ce v?u raisonnable.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2008, V. 210).