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Octobre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par les groupes communiste et socialiste, radical de gauche et apparentés à M. le Préfet de police relatif à la demande de réouverture de l'unité de police de quartier "Chapelle".

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2008


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le v?u référencé n° 20 dans le fascicule, déposé par les groupes communiste et socialiste, radical de gauche et apparentés, relatif à la demande de réouverture de l'unité de police de quartier "Chapelle".

Je donne la parole à Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Nous avons eu l'occasion de rappeler à l?occasion du débat sur la vidéosurveillance l'importance des moyens humains pour remédier aux problèmes de sécurité.

Le quartier "Chapelle", dans le 18e arrondissement, disposait jusqu'en décembre 2006 d'une unité de police de quartier. Cette unité a été fermée sur ordre du Ministre de l'Intérieur de l'époque, dont, je crois, je n'ai pas besoin de rappeler l'identité.

Les habitants de la Chapelle sont nombreux à aspirer à une plus grande présence des forces de l'ordre afin de garantir leur sécurité.

Ce v?u vise donc à ce que le Maire de Paris interpelle le Préfet de police afin d'obtenir la réouverture d'une unité de police de quartier à la Chapelle.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Monsieur SARRE, vous avez la parole pour la réponse.

M. Georges SARRE, adjoint. - Monsieur le Président, instaurer une police de proximité, c'est renforcer le lien de confiance et de connaissance mutuelle entre la police et les citoyens, comme l'orateur précédent vient de le rappeler. C'est un sujet que nous avons eu le temps d'aborder au fond ce matin.

Je voudrais tout de suite préciser que réinstaller une unité de police de proximité dans le quartier Chapelle permettrait d'aller dans ce sens, dans un contexte où la police de proximité, dans son acception originelle, a malheureusement du mal à trouver des défenseurs au sommet de l'Etat, même si Paris est plutôt mieux lotie que le reste du pays en la matière.

Je me prononce favorablement pour ce v?u et j'espère que vous aurez satisfaction et que ce sera pour le Préfet de police, sans doute un effort supplémentaire, mais un effort nécessaire.

Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Monsieur SARRE.

Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Avec 77 implantations, la police urbaine de proximité est densément représentée dans l?espace parisien.

Il faut se souvenir que ce n'est pas la présence d'une implantation immobilière de police qui permet en elle-même de prévenir ou de réprimer des actes de délinquance mais la présence sur la voie publique au bon endroit et au bon moment des policiers, ou encore le travail d'investigation.

C'est l'activité très réduite de cette unité de police de quartier qui avait conduit à sa fermeture tout en maintenant l'implantation immobilière pour le travail d'autres unités de la police urbaine de proximité qui travaillent notamment sur des phénomènes délinquants transversaux comme les vols sériels, la violence dans les transports ou les attaques à main armée.

Ces investigations concourent à la sécurité des habitants du 18e arrondissement. Le recul dans ces quartiers de 26 % de la délinquance en cinq ans et notamment au cours de la dernière période montre que cette stratégie porte ses fruits.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Une explication de vote de M. Pierre-Yves BOURNAZEL.

M. Pierre-Yves BOURNAZEL. - Merci, Monsieur le Maire.

Evidemment nous ne voterons pas le v?u de M. BROSSAT parce que la différence entre lui et nous, c'est que pour nous, la place de la police est sur le terrain pour assurer ses missions de prévention et de répression de la délinquance.

Il ne s'agit pas une nouvelle fois d'ouvrir une unité de police de quartier qui n'a pas fait ses preuves en termes d'accueil de plaintes.

Je souhaite vous donner quelques chiffres parce que le Maire du 18e arrondissement, M. VAILLANT, a été Ministre de l'Intérieur entre 2000 et 2002.

En 2001, dans le 18e arrondissement, 21.000 faits étaient constatés. Aujourd'hui, 15.500 faits sont constatés.

Effectivement, M. SARKOZY est passé par là. En 2001, dans le 18e arrondissement : 1.700 cambriolages. En 2008, 900 sont constatés.

Oui, Nicolas SARKOZY est passé par là !

Sous l'ère de M. VAILLANT, lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur et Maire du 18e arrondissement, 2.672 faits étaient élucidés dans le 18e arrondissement, aujourd'hui ce sont 4.000 faits élucidés dans le 18e arrondissement.

La différence est claire, Monsieur BROSSAT, entre M. VAILLANT et M. SARKOZY.

Nous ne voterons pas votre v?u.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur BROSSAT, voulez-vous rajouter un mot rapidement ?

M. Ian BROSSAT. - M. BOURNAZEL est un garçon intelligent, il a seulement le défaut d'être amnésique. Je me souviens du Conseil d'arrondissement de la semaine dernière lors duquel il a voté pour le v?u en question. Je trouve cela assez savoureux.

En tout état de cause, je pense que l'on aura du mal à nous expliquer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans le quartier de la Chapelle et que, sur les questions de sécurité, tout va bien.

On a plus que jamais besoin de la réouverture d'unités de police de quartier dans le 18e arrondissement.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur BOURNAZEL, vous êtes déjà intervenu très longuement.

Je vous donne deux secondes.

M. Pierre-Yves BOURNAZEL. - C'est faux, Monsieur BROSSAT, je n'ai pas voté ce v?u. D'autres l'ont peut-être fait, mais je n'ai pas voté ce v?u en Conseil d'arrondissement.

La différence entre vous et nous, c'est que nous n'avons jamais péché par naïveté comme M. JOSPIN l'avait reconnu sur le dossier de la délinquance.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes communiste et socialiste, radical de gauche et apparentés, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de voeu est adoptée. (2008, V. 186).