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Janvier 2002
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Conseil Général
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4 - 2002, ASES 5 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de souscrire un avenant aux conventions signées avec 4 associations pour la prise en charge des jeunes en difficulté d'insertion qui peuvent accéder au dispositif général d'accès à l'emploi

Débat/ Conseil général/ Janvier 2002


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 5 G qui a pour but d'autoriser le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à souscrire un avenant aux conventions signées avec quatre associations pour la prise en charge des jeunes en difficulté d'insertion qui peuvent accéder au dispositif général d'accès à l'emploi.
Je donne la parole à l'orateur inscrit : Mme MARIANI.
Mme Brigitte MARIANI. - Merci, Monsieur le Président.
Monsieur le Président, mes chers collègues, en matière de politique de la ville, on a entendu tous - ou à peu près - les qualificatifs du mille-feuille en passant par l'usine à gaz.
L'actuelle majorité municipale, lorsqu'elle était dans l'opposition, n'était pas en reste pour dénoncer l'empilement des structures des réseaux et des correspondances.
Aujourd'hui, force est de déplorer le renforcement du rôle des associations qui ont à charge l'insertion des jeunes alors que cette commission incombe normalement aux missions locales.
Or ces associations n'ayant pas le label "missions locales", nous n'avions pas accès à un compte rendu du travail réellement effectué.
Le contrôle de ces associations, en particulier au niveau comptable, s'exerce de façon lâche quand toutefois il s'exerce.
C'est pourquoi à l'occasion de ce complément de subvention, nous aurions aimé disposer d'une évaluation du travail déjà accompli par les quatre associations.
D'une façon plus générale, le groupe U.D.F. souhaiterait, dans le cadre des opérations de regroupement et de contrôle des associations, menées par l'Hôtel de ville, que soit mis en place un instrument de mesure du travail quantitatif et qualitatif effectué par les associations.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame MARIANI.
C'est Mme Gisèle STIEVENARD qui va vous répondre.
Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Président, chers collègues, lors de la présentation en juin dernier du programme de renforcement des actions en direction des jeunes en difficulté, le Département de Paris s'est engagé à développer une politique d'aide à l'insertion sociale et professionnelle des 16-25 ans en grande difficulté.
Cela s'inscrit dans le cadre des orientations du contrat de ville. C'est dans ce cadre du contrat de ville que nous avons créé 5 équipes "emploi-insertion" en relation avec les services de l'Etat, portes Saint-Denis, et Saint-Martin, dans le 10e, porte de Vanves dans le 14e, La Chapelle dans le 18e, rues Curial et Cambrai dans le 19e et Belleville-Amandiers dans le 20e.
Ces équipes ont déjà été conventionnées en septembre 2001 pour la prise en charge d'allocataires du R.M.I. qui, comme vous le savez, sont nombreux dans ces quartiers.
Le présent projet de délibération vise à ce que ces équipes étendent leur champ d'intervention auprès d'une centaine de jeunes éloignés de l'emploi, non allocataires du R.M.I., qui nécessitent des actions de prévention, d'accompagnement social et d'orientation vers les structures d'insertion par l'emploi, comme les missions locales ou les agences locales de l'A.N.P.E.
Une des craintes de Mme MARIANI est de dire : il existe déjà des services qui doivent s'occuper de ces jeunes et cela ne se fait pas suffisamment, notamment en direction de ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi.
Ce dispositif est justement complémentaire en ce sens que cette démarche consiste à aller vers ces jeunes pour les ramener ensuite vers les services comme les missions locales précisément. C'est pourquoi nous avons ciblé les quartiers "politique de la ville" particulièrement.
Notre volonté consiste aussi à intervenir bien en amont, de manière préventive, auprès des jeunes qui sont les moins insérés pour les mettre en contact avec des structures d'insertion et éviter justement qu'ils ne soient livrés à eux-mêmes.
Cela s'intègre dans un projet plus vaste qui concerne le renforcement des clubs de prévention, des centres sociaux, les actions de lutte contre l'errance de ces jeunes dans la Capitale.
Je vous annoncerai, pour terminer mon propos, l'ouverture prochaine d'une permanence d'accueil qui proposera aux jeunes en errance des prestations de première nécessité : laverie, buanderie, et un accompagnement social de qualité.
Je crois, Madame MARIANI, qu'il ne faut pas penser que nous "doublonnons" les services. Là, au contraire, les associations viennent en amont pour orienter ces jeunes vers les missions de service public.
L'activité a commencé récemment. Bien entendu, nous tiendrons à votre disposition un bilan d'activité de ces structures.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci.
J'espère que Mme MARIANI a les éléments de réponse qu'elle souhaitait.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 5 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 5 G).