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Avril 2006
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2006, DVD 15 - Approbation du principe et des modalités de la fourniture de matériels de comptages routiers. Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif à l’extension du réseau de voirie instrumenté.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2006


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DVD 15 sur lequel le voeu référencé n° 61 dans le fascicule a été déposé par le groupe U.M.P. Il s?agit de l?approbation du principe et des modalités de la fourniture de matériels de comptages routiers.

Madame DOUVIN, vous avez la parole.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Les comptages routiers sont bien sûr un élément indispensable pour faire un diagnostic, celui d?une situation, pour définir ensuite une politique de situation et enfin évidemment pour évaluer les résultats de la politique ainsi définie. C?est la raison pour laquelle nous accordons à cette question toute notre attention.

En ce qui concerne nos raisons principales d?abord, nous souhaitons, comme nous l?expliquons dans le voeu n° 61 que nous déposons à ce sujet avec Brigitte KUSTER, Patrick TRÉMÈGE et les élus du groupe U.M.P., que le nombre de capteurs soit renforcé.

En effet, aujourd?hui il y a un nombre important de voies, qui supportent par exemple l?installation d?un bus Mobilien, qui ne sont pas équipées de capteurs. D?autre part, il n?y a aucun capteur placé sur des voies secondaires susceptible de supporter le report de trafic qui est engendré par l?encombrement du réseau de voiries principales. Cet encombrement?

Monsieur CARESCHE, je vois vos mimiques.

Cet encombrement bien réel est dû à la forte diminution de la place laissée à la voirie roulante principale liée bien sûr aux effets de la politique municipale. Et quand on constate cette situation, cela relativise complètement la portée des déclarations du Maire de Paris quant au chiffrage de la diminution de la circulation automobile. C?est bien pourquoi nous demandons l?augmentation de ces capteurs permanents pour obtenir un chiffrage qui soit plus proche de la réalité.

Quant aux capteurs mobiles qui sont l?objet de ce projet de délibération, j?aimerais avoir la définition d?une politique qui concerne leur localisation.

En effet, en 3e Commission j?ai obtenu des réponses à cette question qui me laissaient assez perplexe. Tantôt il m?est répondu que ces capteurs sont placés à la demande des sections territoriales de voirie, tantôt il m?est indiqué qu?ils le sont à la demande des riverains.

Alors je cherche en vain une stratégie d?ensemble qui préside au placement de ces capteurs. Je cherche en vain aussi l?évocation de la possibilité pour les élus, les élus locaux, d?ar-rondissement, de terrain, de demander l?installation de ces mêmes capteurs. Pourtant, il me semblait qu?ils sont particulièrement à même de connaître les besoins locaux, d?une part par leur propre opinion, et encore bien plus par les interventions que les habitants ne manquent pas de faire auprès d?eux.

Mais je dois soit me tromper, soit constater une fois de plus que les élus d?arrondissement sont parfois méprisés dans la concertation municipale.

Telle est donc la raison pour laquelle, tout en n?ayant pas d?opposition de principe concernant la mise en place de capteurs mobiles, pour autant que les limites de leur capacité soient reconnues par rapport aux capteurs permanents puisqu?ils donnent moins d?information qu?eux et ne permettent pas ainsi l?établissement de références, j?aimerais avoir des précisions quant à la politique de l?implantation de ces capteurs mobiles.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme KUSTER.

Mme Brigitte KUSTER. - Merci, Monsieur le Maire.

Pour aller un peu dans le même sens et en apportant quelques compléments d?information sur ce que vient de dire Laurence DOUVIN, je voudrais revenir sur ce projet de délibération où vous nous demandez de lancer un appel d?offres pour la fourniture de compteurs spécifiques destinés à réaliser des comptages routiers sur les voies qui ne sont pas équipées de compteurs permanents.

C?est pour nous l?occasion de faire le point sur le comptage des véhicules parisiens. Les compteurs évoqués dans ce projet de délibération sont mobiles et ont pour vocation de compléter le parc existant des compteurs fixes installés sur la voirie parisienne.

J?aimerais m?arrêter un instant sur la politique du choix d?implantation de ces capteurs, comme d?ailleurs vient de le rappeler Laurence DOUVIN. En effet, au moment où Paris connaît de plus en plus d?embouteillages en raison de nombreux chantier et de suppressions de files de circulation, on assiste à des transferts de flux de circulation par des itinéraires dits malins.

Vous maintenez néanmoins qu?il y a une baisse de la circulation à Paris mais vous continuez à comptabiliser la circulation à partir des compteurs fixes. Alors qu?en Commission justement, nous nous interrogions sur qui décidait du choix d?implantation de ces compteurs mobiles, vous avez répondu que c?était à la demande des sections territoriales du service de la Voirie et qu?ils étaient installés en moyenne pour une durée de trois semaines.

Première proposition : les maires et élus d?arrondissement pourraient-ils être associés au choix d?implantation ?

Deuxième proposition : si ces capteurs répondent à des demandes ponctuelles permettant d?établir des diagnostics préalablement à la réalisation de chantiers, il pourrait être pertinent - comme je l?ai d?ailleurs proposé à la Commission extra municipale de déplacement - de les utiliser après la réalisation des modifications de voirie en complément des compteurs fixes. Ceci permettrait d?affiner l?analyse de l?évolution de la circulation à Paris.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Vous avez la parole, Monsieur BAUPIN.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci , Monsieur le Maire.

J?entends beaucoup de confusion dans ces interventions. A la fois, on nous annonce qu?il y aurait de plus en plus d?embouteillages dans Paris, ce que ne mesurent pas les capteurs de la Ville, et en même temps on voudrait plus de capteurs pour le mesurer !

En tout cas, moi, ma conviction, c?est que ces capteurs qui avaient été implantés sous les mandatures précédentes ne sont pas devenus caducs, à partir du moment où les électeurs ont choisi de renvoyer chez eux la majorité?

(Mouvements de protestation sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Attendez ! Attendez ! Attendez !

Si vous me permettez, Monsieur GOUJON, je sais que vous n?avez pas beaucoup de respect pour les élus de la majorité municipale mais si on peut s?exprimer dans cette Assemblée...

M. Philippe GOUJON. - C?est bien partagé.

M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Vous avez tort de le penser.

M. Philippe GOUJON. - Je le constate.

M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Pour ma part, je respecte tous les élus. On ne peut pas à la fois tenir un discours selon lequel tout ce qui est indiqué par les capteurs de la Ville est erroné et en même temps déposer des v?ux pour qu?il y en ait plus. Cela me paraît d?une grande confusion.

En tout état de cause, je voudrais vous dire que pour ma part je suis favorable à votre v?u, même si cela peut vous surprendre. Simplement je voudrais corriger les erreurs qui s?y trouvent, parce que vous indiquez qu?un certain nombre de rues ne seraient pas équipées de capteurs.

Il se trouve qu?il y a des capteurs sur l?avenue de Flandres, sur la rue de Belleville, sur la rue Guy-Môquet. Elles sont équipées, et contrairement à ce qu?indique votre v?u, la rue Ordener l?est sur une partie de son parcours, et pour la rue des Pyrénées, c?est en cours.

Il reste, en fait, par rapport à votre v?u simplement la rue Cardinet. Ceci étant, au-delà de ces précisions, il me paraît utile qu?au fur et à mesure - et c?est là ce que vous proposez dans votre v?u - que nous le pourrons, nous augmentions la capacité de ces équipements de comptage.

Ce qui nous permettra y compris, dans le cadre du Plan de déplacements de Paris, d?améliorer les capacités de la Ville en termes d?évaluation. Je sais que ces questions sont des questions complexes qui sont, parce qu?elles sont complexes, sujettes souvent à discussion, à argutie. Mon souhait et le souhait de la Municipalité, c?est qu?à l?occasion du Plan de déplacements de Paris nous puissions nous doter de capacités supplémentaires d?évaluation.

En ce qui concerne les capteurs mobiles qui sont l?objet de ce projet de délibération, j?entends un discours paranoïaque assez classique, comme quoi les élus d?arrondissement, les mairies d?arrondissement ne seraient pas?

Mais les sections territoriales de voirie travaillent en direct avec les municipalités d?arrondissement et lorsque nous mettons en place ces capteurs mobiles, c?est en effet à la demande soit des sections territoriales qui préparent des projets, à la demande le plus souvent des mairies d?arrondissement ou dans le cadre des quartiers verts ou dans le cadre des Mobiliens ou de tout autre projet, à la demande en effet de riverains qui signalent tel ou tel problème et nous voulons le vérifier. Et cela peut être évidemment et cela a dû être le cas à de nombreuses reprises? Je ne veux pas vérifier parce que je ne suis pas sur le dos des sections territoriales de voirie pour savoir quels sont les rapports quelles entretiennent au quotidien avec les mairies d?arrondissement mais cela a dû être très souvent aussi à la demande des mairies d?arrondissement.

Là-dessus je voudrais vous rassurer. Si vous avez des demandes, s?il y a des sujets sur lesquels vous souhaitez avoir plus de précisions, sous réserve que nous ayons suffisamment de matériels et que les services de voirie ne soient pas exposés à 50 demandes contradictoires, évidemment je suis pour prendre en compte les demandes des mairies d?arrondissement comme cela a été le cas depuis le départ - .

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2006, V. 123).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 15.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DVD 15).