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Novembre 2000
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16 - III - Question d'actualité de M. BARIANI, au nom du groupe "U.D.F. et Modérés", à M. le Préfet de police concernant la situation de l'école de la rue Duclos (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2000


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d'actualité de M. BARIANI relative à la situation de l'école de la rue Duclos.
Monsieur BARIANI, vous avez la parole.
M. Didier BARIANI, adjoint. - Ma question s'adresse à M. le Préfet de police.
Le quartier Saint-Blaise est en proie - M. le Préfet de police le sait bien - à des difficultés sociales conjuguées depuis quelques années à une insécurité et à des actes de violence, au point d'être retenu dans le contrat "Politique de la Ville" 2000-2006. C'est dire à quel point nous en sommes d'accroissement de la délinquance.
La cour de récréation de l'école élémentaire du 18, rue du Clos, reçoit pendant ce temps-là des projectiles de toutes natures. Ce n'est pas un épiphénomène, c'est vraiment quelque chose de grave et de constant. Ces actes d'inconscience ou de malveillance peuvent mettre en danger la vie des écoliers, et d'ailleurs des enseignants.
La DASCO a pris la mesure de la situation et a décidé des travaux de protection ; du reste, cet établissement est doté d'une caméra de surveillance implantée sur les toits aux fins de repérer les auteurs de projectiles. Ainsi, le responsable de l'envoi d'un marteau dans la cour de récréation a été identifié.
Il reste que le maintien de la sécurité et la lutte contre les actes de ce type relèvent de la seulecompétence de la police nationale.
Aussi, Monsieur le Préfet de police, en tant que représentant de M. le Ministre de l'Intérieur dans la Capitale, je voudrais que vous m'indiquiez les résultats des enquêtes de police qui n'ont pas manqué d'être diligentées dans le cadre des troubles portés à l'ordre et à la sécurité publics, et qui plus est, en la circonstance, à des enfants, à leurs parents et à leurs enseignants.
(M. Jean-François LEGARET, adjoint, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. le Préfet de police pour répondre à M. Didier BARIANI.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les Conseillers, depuis plusieurs années les deux cours de récréation de l'établissement scolaire sis 18, rue Duclos, à Paris 20e, reçoivent des projectiles divers (pots de yaourt, détritus de toutes sortes, bouteilles vides, pierres) qui proviennent d'immeubles situés immédiatement aux abords.
C'est une école qui est scindée en deux parties, une école maternelle et une école primaire, et elle est en effet enclavée entre trois immeubles d'une dizaine d'étages.
La Préfecture de police connaît ces difficultés et les a entièrement prises en compte.
Conformêment aux instructions qui ont pu être données, les services locaux de police sont intervenus à chaque réquisition de la direction de cet établissement et lors de chaque incident porté à leur connaissance.
Trois interventions pour de tels motifs ont eu lieu depuis le début de l'année scolaire 2000-2001, et deux plaintes ont été déposées par la directrice de l'école primaire.
Les enquêtes diligentées à la suite de ces faits, ont donné lieu à l'interpellation de trois personnes qui, toutes, étaient mineures.
S'agissant de l'envoi d'un marteau dans la cour de récréation, que signale à l'instant M. BARIANI, je puis vous indiquer qu' il me paraît important que toutes celles et tout ceux qui disposent d'information sur cette agression et son ou ses auteurs les transmettent sans délai aux services de police de l'arrondissement aux fins d'interpellation du ou des coupables.
Le travail d'enquête et de suivi des plaintes se double d'actions préventives, la prise en compte de ces difficultés se traduisent d'une part par des interventions sous forme de conférence sur la drogue, le racket, les violences scolaires au sein de l'établissement, d'autre part par des surveillances policières au moment des récréations, dont la fréquence est quotidienne, depuis le 20 novembre dernier.
De son côté, la direction de l'établissement, conformément au souhait des enseignants et des parents d'éléves a fait poser une bâche à deux endroits des cours de récréation ce qui protége partiellement les éléves et comme vous le rappeliez, Monsieur l'adjoint au Maire, une caméra a été installée en direction de l'immeuble située 14, rue Duclos, Après autorisation de la part de mes services donnée le 21 janvier 2000.
Enfin, les services de la Préfecture ont assisté à deux réunions, les 21 et 24 novembre dernier, associant la direction de cet établissement scolaire, des élus du 20e arrondissement, des représentants des parents d'éléves et des services de la Mairie de Paris concernés.
Il a été admis par l'ensemble des participants que l'installation d'un filet, à petite mailles, au-dessus de l'ensemble de la cour de l'école par la Direction des Affaires scolaires de la Municipalité serait la meilleure solution pour résoudre une partie des difficultés que nous connaissons actuellement.
Dans l'attente de cette réalisation que je souhaite la plus proche possible, les services de police maintiendront sur cet établissement une surveillance très soutenue.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie Monsieur le Préfet de police.