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Novembre 2000
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68 - 2000, SGRI 23 - Subvention à l'Institut français des relations internationales (15e). - Montant : 200.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2000


M. Vincent REINA, adjoint, président. - Bien ! Il ne reste plus que deux interventions. Nous passons à l'examen du projet de délibération SGRI 23 relatif à l'attribution d'une subvention à l'Institut français des relations internationales.
Je donne la parole à M. REVEAU ; merci vraiment d'être bref !
M. Jean-Pierre REVEAU. - Je serai très bref, comme d'habitude, Monsieur le Maire.
Il faudrait donc verser à l'Institut français des relations internationales une subvention exceptionnelle de 200.000 F pour "maintenir l'équilibre général de ses ressources". Cet organisme n'en a pas besoin puisque son résultat a été excédentaire de 1,2 million de francs en 1998 et de 1,7 million de francs en 1999. Il a par ailleurs bénéficié d'une aide exceptionnelle de 350.000 F pour un colloque en 1999 et reçoit en plus, pour son fonctionnement, 90.000 F chaque année de notre part.
Il ne doit pas être difficile aux membres de son Conseil d'administration, tous anciens Ministres ou Ambassadeurs, Parlementaires, Conseillers à la présidence de la République, P.D.G. ou hauts-fonctionnaires, d'obtenir les concours nécessaires.
Son activité ne concerne non plus en rien les contribuables parisiens, puisque cet organisme est exclusivement voué aux questions internationales. Les manifestations qu'il organise relèvent, à l'évidence, du Ministère des Affaires étrangères et non d'une collectivité locale.
Quant à l'action subventionnée, "l'étude d'une conférence internationale sur la coopération décentralisée des grandes capitales du monde", la Ville, par sa présence dans "Métropolis", en a déjà traité. L'I.F.R.I. est en réalité un des promoteurs du Nouvel ordre mondial, une arrière-boutique du Gouvernement U.S., dont il va jusqu'à reprendre la propagande, parlant dans le rapport 1998 "d'états-voyous".
Les Etats-Unis ne se comportent pas en amis de la France, c'est le moins que l'on puisse dire. Leurs lobbies, qui s'appuient sur leur superpuissance sont dangereux, l'actualité nous en donne l'exemple tous les jours.
Le mondialisme dont nous subissons aujourd'hui les méfaits, séduit peut-être les beaux esprits comme M. de MONTBRIAL, mais il se caractérise au quotidien dans le monde entier par des millions de chômeurs, des familles éclatées, des régions entières ruinées. Et l'insécurité galopante dont notre ville est victime en est aussi la conséquence : si les frontières étaient maintenues, nous ne subirions pas le déferlement de ressortissants étrangers clandestins dont un certain nombre commet des délits aggravés sur notre sol.
Je présume que ces trop rudes réalités ne sont pas évoquées lors de cette "conférence". C'est dire s'il est tout à fait inopportun de soutenir ce raout-politico-mondain.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Je donne la parole à M. PICOURT pour vous répondre.
M. Patrick-Olivier PICOURT, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Monsieur REVEAU, votre haine de l'étranger vous aveugle sans doute, l'I.F.R.I. est un organisme d'une renommée internationale, reconnu, qui organise de nombreux débats à Paris et qui fait venir de nombreuses personnalités, promouvant en cela la place de Paris, capitale internationale.
Par ailleurs, les débats avec les personnalités politiques qui sont invitées ont lieu en présence d'entreprises parisiennes qui sont extrêmement demandeurs mais cela procéde de l'aide à l'exportation des entreprises parisiennes, donc de la création d'emplois et de l'augmentation des ressources et des taxes pour la Municipalité parisienne.
Sur le fond, je crois que c'est tout à fait de notre ressort de défendre une telle organisation et de défendre son maintien à Paris.
Sur la forme budgétaire, il faut bien que vous compreniez qu'une réserve de moins de 5 % du budget de fonctionnement d'une association de cette taille est nécessaire pour prévoir tous les retards et anticiper tous les aléas.
Il n'y a donc là qu'un simple bon équilibre budgétaire et une gestion rigoureuse.
Je tiens à rappeler que le financement de cette association est exemplaire puisqu'il réunit à la fois les entreprises privées et les collectivités pour une part égale, qu'il s'agisse de l'Etat ou des collectivités locales.
Je vous remercie.
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Merci, Monsieur PICOURT.
Nous passons au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SGRI 23.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, SGRI 23).