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Novembre 2000
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Conseil Municipal
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155 - QOC 2000-638 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police concernant l'effectif des gardiens de la paix affectés à la circulation lors des heures d'entrée et de sortie des écoles

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police quel est l'effectif des Gardiens de la paix affectés à la circulation lors des heures d'entrée et de sortie des écoles parisiennes."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"L'engagement des effectifs de la Préfecture de police concernant la surveillance des abords des établissements scolaires de la Capitale n'a pas d'équivalent en France, la surveillance des points-écoles étant assurée, le plus souvent, par des personnels municipaux ou des parents d'éléves.
Il s'agit de l'une des préoccupations constantes de la Préfecture de police dont l'action se traduit, au début de chaque année scolaire, par la mise en ?uvre d'un dispositif de protection des éléves adapté aux heures d'entrée et de sortie des classes.
La liste des points-écoles est mise à jour chaque année, lors de la rentrée scolaire, en relation étroite avec les maires d'arrondissement et les chefs d'établissement et en tenant compte à la fois de l'importance des groupes scolaires concernés, de l'âge et du nombre des enfants qui fréquentent ceux-ci, des équipements de voirie existants (tels les signaux lumineux) et des conditions de circulation.
Ces points sont classés par ordre de priorité en fonction de leur dangerosité.
Le nombre de points tenus dans chaque arrondissement peut connaître des fluctuations en fonction des contraintes d'emploi du personnel et de l'indisponibilité momentanée de certains agents.
C'est ainsi que sur 697 points-écoles répertoriés, plus de 400 en moyenne sont tenus quotidiennement.
Les autres points-écoles font l'objet d'une surveillance à l'occasion de circonstances et d'événements conjoncturels (braderies, manifestations, etc.).
Sur les 400 points faisant l'objet d'une surveillance :
- les trois quarts sont tenus par des fonctionnaires de police (gardiens de la paix, îlotiers, adjoints de sécurité) ;
- le quart restant est tenu par les agents de surveillance de Paris et des agents locaux de médiation sociale.
Dans le cadre du contrat d'objectifs signé par M. le Maire de Paris et la Préfecture de police le 17 avril 1998 et de l'avenant du 28 juin 1999, la Ville de Paris s'est engagée à créer 200 emplois d'agents locaux de médiation sociale.
Un groupe de travail associant mes services et ceux des Directions de la Protection et de la prévention, du développement et de l'Activité économique et de l'Emploi de la Mairie de Paris, ainsi que ceux de la Direction de l'Académie de Paris, s'est réuni le 3 mars dernier, afin d'examiner les possibilités d'évolution des effectifs et de leurs missions.
D'ores et déjà, 150 agents locaux de médiation sociale ont été recrutés et à la moitié est chargée de la surveillance de 35 points d'école. Le recrutement des 50 autres, dans le cadre dudit contrat, permettrait la tenue de 20 points d'école supplémentaires.
Pour l'avenir, en fonction du résultat de cette expérimentation, il pourrait être envisagé de prolonger ce dispositif par la signature d'un nouveau contrat, afin d'étendre les possibilités de surveillance des points d'école par les agents locaux de médiation sociale recrutés par la Ville de Paris.
M. le Maire de Paris m'a récemment saisi d'une proposition en ce sens, laquelle recueille mon total agrément.
Aussi, mes services prendront prochainement contact avec ceux de la Municipalité afin d'envisager très rapidement les modalités pratiques de cette action qui renforcera encore la sécurité des éléves dans la Capitale, et permettra aux fonctionnaires de police locaux d'être affectés à leurs missions prioritaires de lutte contre la délinquance."