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Octobre 1995
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Conseil Municipal
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50 - QOC 95-173 Question de M. Alain LHOSTIS, Mme Gisèle MOREAU, M. Henri MALBERG et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris à propos de la fermeture du service "Sécurité Maintenance et Services" de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1995




M. Gérard LEBAN, adjoint, président.- Nous passons à présent à la question orale du groupe communiste relative à la fermeture du service "Sécurité Maintenance et Services" de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris.
Elle est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :
"Un service général appelé "Sécurité, maintenance et services", antérieurement "Secteur industriel et commercial" existe depuis plusieurs décennies à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
Celui-ci apporte une complémentarité de technicité et de prestations organisée autour de sa première mission : l'urgence au service des malades, des hôpitaux, du patrimoine, sécurité et qualité de soins.
Ces activités développent des technicités telles que le génie climatique et thermique, la plomberie, l'électricité avec son parc de secours de groupes électrogènes, le garage, les transports, la sécurité incendie.
Son savoir-faire, ses compétences, ses prestations, même si l'A.P.-H.P. n'a pas toujours donné tous les moyens matériels et humains pour assurer les missions qui lui étaient dévolues, étaient reconnues, estimées et attendues (les "carnets de commandes" ne désemplissant pas).
L'A.P.-H.P. a décidé la fermeture de cet établissement et fera appel, encore plus, à la sous-traitance privée au prétexte d'une meilleure compétitivité.
Rien ne prouve, au contraire, un meilleur rapport coût-efficacité.
Les missions au service de l'hôpital ne peuvent être traitées simplement sous l'angle de la rentabilité économique. La spécificité des interventions en milieu hospitalier nécessite une connaissance parfaite, une symbiose entre personnels ouvrier, administratif et soignant.
Ce type de réponse doit être apporté, dans un grand ensemble comme l'A.P.-H.P., par un service intégré, comme le S.M.S. qui a fait ses preuves depuis des dizaines d'années.
M. Alain LHOSTIS, Mme Gisèle MOREAU, M. Henri MALBERG et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir, dans le cadre de ses responsabilités à la tête de l'A.P.-H.P., arrêter la liquidation du secteur opérationnel du service "Sécurité, maintenance et services"."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Le service général de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris appelé "Sécurité, maintenance et services" (S.M.S.) a pour mission d'assurer une permanence de sécurité pour l'ensemble des établissements hospitaliers en matière de secours électrique et de dépannage en génie climatique, plomberie, transports et réparation automobile.
Il apporte également son concours à la maintenance préventive et curative des installations techniques.
La direction générale de l'A.P.-H.P. n'a jamais envisagé la suppression de ce service général. Bien au contraire, avant la fin de cette année doit être élaboré le projet d'établissement de "Sécurité, maintenance et services", dans le cadre du projet d'établissement de l'A.P.-H.P. 1996-2000. Ce projet devra être porteur d'une vision ambitieuse de l'avenir de S.M.S., permettant aux hôpitaux de bénéficier à plein des compétences qui font la valeur de ce service.
Le Directeur de cabinet du Directeur général a été amené à rencontrer une délégation du personnel de S.M.S., le 27 septembre dernier, pour leur préciser les orientations que le Directeur général souhaitait voir rapidement concrétisées, parmi lesquelles un partage adapté entre les compétences devant rester à S.M.S. et celles appelées à être transférées, à court ou moyen terme, pour renforcer les équipes techniques des hôpitaux.
Des discussions sont en cours entre la direction locale de S.M.S. et les représentants du personnel, à travers les instances locales (C.T.E. et C.H.S.C.T.), pour déterminer les missions et moyens de S.M.S. et des hôpitaux répondant à ces orientations.