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Novembre 2000
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28 - 2000, DVD 133 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association syndicale de l'îlot Gobelins-Nord une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris aux charges de nettoyage et d'éclairage des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier "Olympiades" situé dans le secteur "Italie" (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 133 relatif à une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris aux charges de nettoyage et d'éclairage des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier "Olympiades" situé dans le secteur "Italie".
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, vous nous proposez de renouveler, pour cette année, la convention passée l'an dernier avec l'association syndicale de l'îlot Gobelins-Nord pour la gestion, le fonctionnement et la surveillance des parties ouvertes à la circulation publique de la dalle des Olympiades, en fixant la participation de la Ville de Paris au nettoyage et à l'éclairage à 1.612.000 F. Cette convention et cette aide ne concernent ni l'entretien, ni les réparations de cette construction qui, pourtant, vieillit. Un jour ou l'autre, la Ville aura à participer, encore plus, aux frais engendrés par la dégradation de l'ouvrage. Elle devrait, dès aujourd'hui, mieux s'occuper de l'entretien, de la surveillance, et de l'animation des espaces publics de cette dalle. 15.000 personnes vivent autour de cette dalle sinistre, sans même un vrai jardin. En outre, se posent des problèmes juridiques complexes de propriété et de responsabilité, avec de multiples copropriétés relevant du domaine privé et du domaine public, puisque la dalle des Olympiades est un espace privé ouvert au public ! L'expérience découlant des problèmes posés par la gestion et le partage des responsabilités des Olympiades, du Front de Seine dans le 15e arrondissement ou, plus récemment de la gare Montparnasse, devrait conduire à abandonner tous projets d'urbanisme sur dalle. Hélas, il n'en est rien et dans le 13e, vous vous obstinez, jusqu'à l'absurde, avec le pharaonique projet de construction d'une dalle au-dessus des voies ferrées de la gare d'Austerlitz destinée à accueillir des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux, et bordant une autoroute urbaine, l'avenue de France, dont les Parisiens ne veulent pas.
Je voterai pour le renouvellement de cette convention, mais je tenais à vous mettre en garde sur les dépenses que devront prendre en charge vos successeurs et les futures générations de Parisiens.
Mme Laurence DOUVIN, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Ma chère collègue, comme vous l'avez d'ailleurs souligné, la dalle Olympiades est une dalle privée qui est ouverte à la circulation publique au titre d'une servitude. C'est pour cette raison que la Ville de Paris participe financièrement aux charges et c'est à ce titre que la convention, aujourd'hui soumise à notre approbation, prévoit un montant de 1.612.000 F pour l'année 2000. Cette convention reprend d'ailleurs les termes de la convention passée en 1999, et les charges prévisionnelles demeurent stables. L'élément nouveau depuis 2 ans, les rues du Disque et du Javelot ont été intégrées aux voies prises en compte dans la convention.
Prendre en charge l'intégralité du coût d'entretien de cette dalle, c'est ce que vous suggèrez, Madame, et également des voies souterraines ne pourrait se concevoir qu'en classant en voie publique cet ensemble. Actuellement, ce n'est pas envisageable car cela ferait porter sur le budget municipal des contraintes très grandes d'autant plus qu'il y a d'autres voies parisiennes situées dans des ensembles issus de ce même urbanisme sur dalle, notamment des années 60. Ce serait le même cas. Bien entendu, l'on peut penser que les propriétaires ne manqueraient pas de demander à la Ville un classement similaire. Je vous remercie de votre attention.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 133.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions
Le projet de délibération est adopté. (2000, DVD 133).