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Novembre 2000
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113 - QOC 2000-666 Question de Mme Gisèle MOREAU, M. Pierre MANSAT et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet des problèmes rencontrés par les résidants des foyers de travailleurs immigrés gérés par le C.A.S.-V.P

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2000


Libellé de la question :
"Question à M. le Maire de Paris sur les problèmes graves rencontrés par les résidants des foyers de travailleurs immigrés gérés par le Centre d'action sociale de la Ville de Paris.
Ces foyers, situés rues Clisson, de Tolbiac (13e), des Arbustes (14e) et Fernand-Léger (20e), sont le plus souvent mal entretenus ; il n'y a pas de concertation, pas de projet social ou d'animation.
Au foyer Clisson, les résidants ont entamé une grève des loyers, motivée notamment par le montant élevé des redevances (1.300 F par lit pour une chambre à 3 lits), mais aussi par l'état de dégradation de l'intérieur comme de l'extérieur du bâtiment et les graves défauts des travaux effectués dans les douches.
Ils avancent des propositions réalistes et tout simplement respectueuses de leur dignité (par exemple, remplacer les planches qui séparent les W.C. par des murs) et souhaitent une véritable concertation.
Les résidants des 4 foyers regroupés, en coordination, voudraient être reçus par la direction du Centre d'action sociale de la Ville de Paris. Ils réclament une concertation véritable et s'inquiètent de l'avenir de leurs foyers.
Mme Gisèle MOREAU, M. Pierre MANSAT et les membres du groupe communiste demandent ce que la Ville de Paris compte faire pour répondre à ces préoccupations légitimes et remédier rapidement aux problèmes posés."
Réponse (Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint) :
"Qu'il soit géré par des structures associatives ou par des organismes publics l'ensemble du patrimoine des foyers de migrants implantés sur le territoire national présente des caractéristiques d'obsolescence et de dégradation certaines ainsi que l'ont dénoncé de nombreux rapports qui ont abouti à la mise en ?uvre par l'Etat d'un plan quinquennal de rénovation de ces foyers. Ce plan mis en place en 1998 et qui prend en charge la réhabilitation des établissements par ordre d'urgence, n'a pas encore touché les foyers gérés par le C.A.S.-V.P.
La Ville de Paris, pour sa part, a réalisé de gros travaux dans ces foyers puisqu'elle y a investi 16.784.000 F de 1995 à 1999 et environ 3.600.000 F en 2000.
En ce qui concerne les relations avec les résidants, le C.A.S.-V.P. a toujours accepté d'entendre les représentants des résidants. Ainsi, les délégués des 4 foyers cités ont été reçus aux mois de juin et août 2000.
Afin de prendre en compte les difficultés sociales qui touchent de nombreux résidants, les redevances des chambres à 3 lits, sont à peu près stabilisées depuis 5 ans et cela malgré les hausses qu'aurait permis la réglementation en vigueur.
Le Centre d'action sociale ne peut que regretter que des résidants aient décidé de cesser de payer leurs loyers depuis septembre 2000, ce qui les place dans une situation irrégulière, alors même que, par les travaux qu'il a déjà financés par le passé, il a montré qu'il se souciait de l'amélioration des conditions de vie des habitants de ce foyer et qu'il était prêt à poursuivre son effort."