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Septembre 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par M. Christophe NAJDOVSKI, Mme Danielle FOURNIER et les éluEs du groupe "Les Verts" relatif au collectif d'artistes du 53 bis, rue de la Voûte.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2009


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 102 du groupe "Les Verts".

La parole est à M. Christophe NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce v?u est relatif à un collectif d'artistes situé au 53 bis, rue de la Voûte, dans le 12e arrondissement, à proximité immédiate de la porte de Vincennes et du cours de Vincennes. Ils occupent ces locaux, qui son propriété de Réseau Ferré de France à titre onéreux, je le précise, depuis dix-huit ans, et avec l'autorisation du propriétaire. Nous avons là des artistes peintres, sculpteurs qui sont installés depuis dix-huit dans ces locaux.

Avec le prolongement du tramway, il est prévu d'implanter sur l'emprise un transformateur électrique et un local technique qui sont nécessaires à la réalisation du terminus du tramway. Ceci étant, il apparaît que l'implantation du transformateur et du local technique pourrait être mise à l?étude sur un autre site situé immédiatement à proximité, au nord du cours de Vincennes, en contrebas de la petite ceinture où il y a déjà des baraquements de la R.A.T.P. On a là un immense espace qui est disponible.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Peux-tu aller à ta conclusion ?

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - En lieu et place de cette possibilité d'étude, il leur a été signifié, sans autre forme de procès par R.F.F., qu'il avait été mis fin à leur bail et qu'ils devaient donc débarrasser le plancher d?ici le 31 décembre, alors que ce sont des artistes qui occupent ces locaux depuis dix-huit ans en payant leur loyer.

Je propose à travers ce v?u que soit étudiée - je dis bien étudiée - l'implantation du poste de redressement sur un autre site, par exemple du côté nord du cours de Vincennes en contrebas de la petite ceinture, dans l'éventualité de l?impossibilité d?implantation du poste de redressement sur ce site, qu?un relogement à proximité soit proposé aux artistes et artisans indépendants du 53 bis, rue de la Voûte, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle, et que dans l?attente la Mairie de Paris intervienne auprès de R.F.F. pour surseoir à la demande de libération des lieux.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Madame Annick LEPETIT, vous avez la parole.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Je ne vais pas rappeler le contexte, puisque vous l'avez fait à travers la présentation de votre v?u, mais je voulais vous donner cette information que la R.A.T.P. a pu finaliser des études pour implanter trois locaux techniques concernant bien évidemment le tramway et que le calendrier de l'opération impose un démarrage des travaux en 2010.

C'est bien dans ce contexte que R.F.F., parce que je souhaite préciser - vous l'avez dit mais c'est important - que R.F.F. est propriétaire, a adressé aux artistes le 27 juillet dernier une lettre de résiliation mettant fin pour le 31 décembre 2009 à la convention d'occupation du local.

Votre v?u demande que soient étudiées d'autres solutions d'implantation des locaux techniques nécessaires au tramway. A la demande de la Ville, des études ont bien été menées et ont d'abord porté sur l'implantation des trois locaux dans l'ancienne gare située au nord du cours de Vincennes, donc côté 20e arrondissement. Les études ont finalement abouti à une impossibilité technique, la hauteur disponible étant très insuffisante.

Les recherches conduites par la R.A.T.P. ont mis en évidence que seuls les espaces appartenant à R.F.F. situés sous la petite ceinture, de part et d'autre du cours de Vincennes, répondaient aux besoins. Donc, pour l'implantation des locaux techniques concernant le tramway, il n'y a visiblement pas d'autres lieux possibles. En revanche, bien évidemment, il faut s'occuper du relogement des trois artistes concernés, puisque ce n'est pas R.F.F. qui le fait.

La Ville de Paris a, par lettre du 8 septembre dernier, invité les trois artistes concernés à ouvrir un dossier individuel de candidature pour un atelier d'artistes plasticien. Des contacts avec les artistes sont en cours, à la fois pour présenter les études finalisées, qu'ils voient que c'est une réalité que d'implanter les locaux techniques du tramway à cet endroit, et identifier la date effective de libération de ces terrains, et bien sûr étudier avec eux les modalités d'un relogement.

J'espère vous avoir rassuré, Monsieur NAJDOVSKI. C?est pour ces raisons que nous ne pouvons pas retarder le projet, mais bien évidemment il s'agit aujourd'hui en urgence de pouvoir reloger ces artistes.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Vous retirez le v?u ?

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Il n'est nullement question de retarder le projet, surtout pas venant de moi, vous le devinez bien. Simplement, la R.A.T.P. aura besoin des locaux d'ici la fin de l'année 2010, c'est-à-dire dans un an. Nous avons quand même encore quelque temps pour regarder la question.

Je déplore la brutalité de l'annonce d'une décision qui est purement technocratique et qui émane de R.F.F. La Ville de Paris ne peut pas se dédouaner de sa responsabilité, puisqu'elle est maître d'ouvrage du chantier du tramway.

Quand un chantier municipal a des incidences comme celles-là, à savoir que l'on aura des artistes qui potentiellement risquent d'être délogés et qui perdent leur outil de travail, je vous signale que ce risque existe au 31 décembre de cette année. Que fait-on ?

On leur demande ici d'ouvrir un dossier individuel auprès de la D.A.C. Très bien. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Quelle garantie a-t-on qu'il y aura pérennité dans leur activité, que l'on ne mettra pas leur outil de travail et de production par terre ? C'est là aussi la question qui est posée.

Je pense que la Ville ne peut pas se désintéresser du sort de personnes qui travaillent. C'est suffisamment difficile aujourd'hui à Paris de pouvoir travailler de son art et d'avoir des locaux pour cela. Ce sont d'ailleurs aussi des artistes qui travaillent avec des associations locales, qui sont subventionnées par la Ville de Paris et qui font du théâtre de rue. Cela participe de l'animation de la rue, de leur quartier, de la ville.

Dans ces conditions, les réponses apportées par l'Exécutif ne me satisfont pas. Je maintiens donc mon v?u.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - M. CORBIÈRE, pour une explication de vote.

M. Alexis CORBIÈRE. - A l?heure qu?il est, je ferai vraiment court. Il est louable que mon ami et collègue Christophe NAJDOVSKI défende ce dossier. Il a bien raison, il faut le faire. Toutefois, il me semble que dans ce v?u, trop de choses sont mêlées. Je ne crois pas qu'il soit raisonnable à ce stade de dire que nous allons modifier le poste de redressement, etc.

J?ai entendu ce qu?a dit notre collègue Annick LEPETIT : c'est un dossier important, donc son groupe va travailler pour faire en sorte qu?au prochain Conseil de Paris, en direction notamment de l'adjoint chargée de la Culture, il y ait des propositions de relogement rapide ; c'est comme cela qu'il faut travailler.

Mais le v?u tel qu'il est, et le nombre de questions qui se chevauchent et qui, de mon point de vue, rendent irréaliste en vérité la satisfaction des demandes des artistes fait que nous voterons contre.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe "Les Verts" assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est repoussé.