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Septembre 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif au relogement des habitants du 47, rue Hermel (18e). Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2009


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Les v?ux nos 45 et 45 bis ont trait au relogement des habitants du 47, rue Hermel, dans le 18e arrondissement. Ils ont été déposés par le groupe "Les Verts" et par l?Exécutif.

Je donne tout d'abord la parole à Mme Danielle FOURNIER pour le groupe "Les Verts", pour une minute.

Mme Danielle FOURNIER. - Monsieur le Maire, merci.

Le 27 août dernier, au 47 rue Hermel, dans le 18e, un sinistre a détruit trois chambres dans un hôtel meublé. À la suite de ce sinistre, la Préfecture a évacué l'ensemble de l'hôtel parce qu'il était considéré comme dangereux, à juste titre.

Cela a révélé une situation tout à fait exemplaire, d'un côté du bâtiment, une façade sur rue rénovée qui en faisait un immeuble apparemment bien entretenu, et d'un autre côté un intérieur particulièrement dégradé avec des peintures au plomb, donc du saturnisme, le non respect des normes de sécurité. C'est le cas de beaucoup de bâtiments utilisés comme hôtels meublés.

Les solutions de relogement qui ont été proposées ne sont pas toutes à la hauteur des besoins des très nombreuses familles qui étaient logées dans cet immeuble et qui se retrouvent pour l'instant dans des tentes devant l'immeuble.

Aussi, nous avons déposé ce v?u pour demander que le relogement à proximité, et non pas à l'autre bout de Paris, car il y a beaucoup de familles avec enfants, puisse être fait dans les plus brefs délais, et que la Ville réaffirme sa volonté de préempter le bâtiment pour y implanter des logements relais pour accueillir, justement, les Parisiens les plus fragiles victimes de pareils sinistres qui, hélas, sont fréquents.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Jean-Yves MANO.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - La description qui vient d'être faite ne correspond pas tout à fait à la réalité.

Je ne nie pas le sinistre et l'incendie de trois chambres. L'immeuble n'a pas été classé insalubre, même avec des enquêtes précises de la part des services de la Préfecture et de la Ville. Je confirme le fait que cet hôtel accueillait des familles A.S.E., c'est-à-dire avec enfants, et qu?il est agréé par la Ville de Paris pour cela.

Néanmoins, c'est une adresse que nous connaissons bien car de nombreuses familles ont, au cours des précédents mois, été relogées de façon définitive dans le parc social pérenne par la Préfecture ou nous-mêmes dans le cadre de l'opération "Louer solidaire" tout à fait spécialisée et orientée vers ce type de public.

Si aujourd'hui, deux ou trois familles vivent dans une tente, c?est qu'elles ont refusé toutes les solutions de relogement que nous leur avons proposées. Certes, ce n?était pas du relogement définitif, c?était du relogement hôtelier conforme à leur situation précédente.

Bien évidemment, comme toujours dans ce genre de situation, nous regardons avec intérêt le devenir de l'immeuble ; la Ville de Paris est entrée en contact avec le propriétaire et nous avons l'espoir de pouvoir créer une résidence hôtelière à vocation sociale sur le site.

Nous regardons avec intérêt la situation personnelle des personnes qui se trouvent dans cet hôtel, et nous les traiterons comme les autres demandeurs parisiens, c'est-à-dire avec la priorité nécessaire qui se trouve confrontée au nombre important de Parisiens dans la même situation. Nous mobiliserons bien sûr l'État pour l'application de la loi D.A.L.O., nous mobiliserons bien sûr le "Louer solidaire" puisqu?à l?évidence, un certain nombre de familles, comme d?autres préalablement, sont rentrées dans ce système-là.

Dans les mois qui viennent, tout ceci devrait donc rentrer dans l'ordre avec une volonté affirmée de la Ville de Paris de faire l?acquisition de cet immeuble. C?est pourquoi l?Exécutif propose un v?u qui peut se substituer au vôtre, rappelant tout le travail fait sur l?adresse et les intentions de la Ville de Paris.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je donne la parole à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. Merci, Monsieur le Maire.

Je voudrais également préciser le fait qu?il ne s'agissait pas d?un hôtel qui aurait été laissé à vau-l?eau. La commission de sécurité qui s?était passée l'an dernier avait émis un avis favorable et ce n?est que l?incendie et les conséquences de l?incendie qui ont détruit le système d?alarme et l?électricité, qui ont nécessité l'évacuation. Il n'y avait pas de situation je dirais de laisser-aller.

C?est un exemple, au contraire, qui montre que le partenariat entre la Préfecture de police, la Préfecture de Paris et la Ville de Paris fonctionne.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Madame FOURNIER, le v?u n° 45 est-il maintenu ? Le v?u du groupe "Les Verts" ?

Mme Danielle FOURNIER. - L'engagement ayant été pris de résoudre la situation, dans la mesure du possible, dans les mois qui viennent, nous allons nous rallier au v?u de l?Exécutif.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Très bien.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u présenté par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2009, V. 283).

Mes chers collègues, nous avons terminé les travaux de la 8e Commission. Nous allons suspendre nos travaux et nous les reprenons à 14 heures 30.

Bon appétit.