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Septembre 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à la baisse des effectifs policiers à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2009


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant au v?u référencé n° 9 dans le fascicule qui est relatif à la baisse des effectifs policiers à Paris, v?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. C'est le Président Ian BROSSAT qui va le présenter et M. SARRE qui va répondre.

Madame BIDARD, vous avez la parole.

Mme Hélène BIDARD. - Merci, Monsieur le Maire.

Deux faits pour présenter ce v?u.

Premièrement, nous avions alerté le Conseil de Paris sur le fait que la mise en place de la vidéosurveillance risquait de servir à justifier une baisse des effectifs humains de la police à Paris, alors que, bien au contraire, la vidéosurveillance ne peut en aucun cas s?y substituer.

Deuxièmement, depuis le décret concentrant les moyens des anciennes polices urbaines des départements de Paris et de la petite couronne, des départements risquent de se voir privés de leur autonomie en matière de sécurité, une pierre posée dans le cadre du projet Grand Paris niant les prérogatives des collectivités dans leur gestion locale de la sécurité.

La Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne n'a de proximité que le nom. L?argumentation gouvernementale est explicite : exit la police de proximité, exit la prévention, stigmatisant au passage les jeunes, les banlieusards, niant au passage les aspects sociaux et politiques en jeu.

Nous nous opposons à toute réduction sans concertation des moyens du service public, et ce, notamment dans le domaine de la sécurité.

C'est pourquoi nous avons déposé ce v?u et nous souhaitons, par ce v?u, nous assurer que les effectifs de police parisiens seront maintenus et qu'ils ne subiront pas de réduction entreprise par le Gouvernement.

Tout à l'heure, M. le Préfet a souligné largement la constance et l'attention en termes de sécurité de MM. GOUJON et POZZO di BORGO. J?espère également que vous soulignerez l'attention à la sécurité et à la prévention que le groupe Communiste porte lui aussi d'une manière très régulière.

Merci.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame Hélène BIDARD.

Je donne la parole à M. Georges SARRE.

M. Georges SARRE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, je voudrais remercier Ian BROSSAT ainsi que sa collègue du 11e arrondissement qui, manifestement, sont en phase avec les demandes du Maire de Paris et, d'une manière plus générale, de l'Exécutif.

Non seulement il n'y a aucune raison de voter contre ce v?u, qui rappelle ce que l?Exécutif a déjà dit, à savoir que les caméras de vidéoprotection ne doivent en aucun cas entraîner une baisse des effectifs sur le terrain, mais Ian BROSSAT a parfaitement raison de considérer la répétition comme une vertu pédagogique.

M. Ian BROSSAT. - Parce que j'étais enseignant.

M. Georges SARRE, adjoint. - Absolument.

Le dogme de la réduction de l'emploi public, qui anime ce gouvernement libéral, est très inquiétant dans le champ de la prévention et de la sécurité comme ailleurs.

J'aimerais, de ce fait, savoir, Monsieur le Préfet de police, si vous confirmez ou non les chiffres avancés dans le v?u du groupe Communiste.

Pouvez-vous nous dire combien de postes de fonctionnaire de police vont être supprimés à Paris ?

Naturellement, pour poursuivre, je donne un avis favorable à ce v?u qui défend le concept de police de proximité et qui décrit la vidéoprotection avec intelligence, à savoir comme un outil qui doit venir s'insérer dans une politique globale de sécurité, forte d'effectifs policiers en nombre suffisant pour une police proche des citoyennes et des citoyens.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Monsieur SARRE, merci.

Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez été interpellé très courtoisement. Je vous donne la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - La délinquance parisienne, depuis plusieurs années, a baissé de 25 % contre 12 % dans le reste de l'agglomération. Les violences, qui traditionnellement à Paris sont davantage présentes, ont diminué également, puisque la délinquance violente parisienne représentait 10 % du territoire national et, que désormais, elle ne représente plus que 7,7 %.

Enfin, il y avait, voici quelques semaines, 26.450 policiers à Paris, contre 25.300 voici quelques années. Et l?impunité a fortement reculé.

Le Préfet de police a eu tout à l'heure l'occasion d?expliquer que la police d?agglomération visait à non seulement conforter cette dynamique mais, au contraire, à trouver de nouvelles marges lui permettant d'être plus efficace contre la délinquance importée du bassin d?agglomérations à Paris, et donc, la police d'agglomération permettra de travailler et de protéger davantage les Parisiens et notamment avec la vidéoprotection qui ne se substituera pas aux effectifs policiers mais qui, au contraire, leur permettra de limiter et de bien calibrer leurs interventions pour couvrir la voie publique de manière mieux répartie dans l'espace et dans le temps.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Représentant du Préfet de police.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2009, V. 264).