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Juin 2005
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2005 DASES 84 G - Adoption du règlement intérieur du Fonds d’Aide aux Jeunes du Département de Paris.

Débat/ Conseil général/ Juin 2005


 

M. Christian SAUTTER,président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DASES 84 G relatif à l?adoption du règlement intérieur du Fonds d?aide aux jeunes du Département de Paris.

Mme Sophie MEYNAUD interroge Mme STIEVENARD.

Mme Sophie MEYNAUD. - Merci. Monsieur le Président, chers collègues.

Avant de l?interroger, je voudrais tout d?abord avec les élus du groupe communiste, et comme je l?avais déjà fait au mois de décembre dernier, féliciter chaleureusement Gisèle STIEVENARD et Clémentine AUTAIN pour le travail effectué en direction des jeunes de Paris en difficulté, à la fois sur le fonds d?aide aux jeunes mais également sur le fonds de l?allocation ?Paris Jeunes Solidarité?.

En effet, loin de mettre en place un R.M.I. jeune, comme j?ai pu l?entendre dire, le travail accompli marque dans la pratique le souhait de notre collectivité d?accompagner d?abord concrètement les jeunes Parisiens et Parisiennes dans leurs parcours d?insertion. La particularité de ce dispositif est d?intervenir à des étapes qui ne faisaient pas jusqu?alors l?objet d?un suivi des autorités publiques.

Et dans le même temps, je me dois de vous rappeler à quel point nous sommes scandalisés face au désengagement de l?Etat du secteur social alors que la solidarité nationale devrait rester de sa compétence.

Fonds d?aide aux jeunes, R.M.I., la part de dispositifs créés par l?Etat est désormais déléguée aux départements sans malheureusement que les compensations financières ne couvrent la réalité des besoins. C?est cela notre quotidien. La solidarité est ainsi laissée à la seule responsabilité des départements qui doivent y répondre en fonction de leurs moyens budgétaires. Or nous savons bien que ceux-ci correspondent rarement à la situation sociale existante, il suffit pour cela d?examiner les écarts entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis pour n?en citer que deux.

En ce qui concerne l?aide aux jeunes à Paris, il est utile de rappeler que depuis près de trois ans la Ville abonde le F.A.J. pour palier le désengagement de l?Etat et que sans cet apport plus que conséquent, le F.A.J. n?aurait pas d?existence utile. Par ailleurs, comme nous avons déjà eu l?occasion de le faire souvent, je me réjouis avec les élus du groupe communiste, de constater que les jeunes font l?objet d?une attention particulière dans notre Ville. En effet, ils constituent, avec les femmes, les premières victimes du chômage, de la flexibilité, de la précarité et des déréglementations accélérées par les décisions gouvernementales de la droite.

Eh oui ! les gouvernements de droite se succédant n?auront jamais cessé de traiter les jeunes en trublions dangereux, comme peuvent l?attester encore les mesures prises lors des derniers mouvements lycéens ou la récente annonce du nouveau contrat de travail avec période d?essai de deux ans. Dans ce contexte de défiance généralisée, les décisions annoncées par la Ville de Paris prennent le contre-pied de cette orientation et permettront de sécuriser davantage les parcours des jeunes. Le bilan de ce dispositif devrait par ailleurs aider à l?amélioration et à affiner les critères mis en place.

C?est sur ces bases, donc, qu?il faudra examiner le niveau des moyens budgétaires nécessaires pour répondre aux besoins des jeunes Parisiens et Parisiennes.

Voilà, Monsieur le Président, dans l?attente du rodage de ce nouveau dispositif, je voulais vous assurer du soutien des élus du groupe communiste dans cette voie. Nous voterons naturellement ces deux délibérations, mais cela ne nous empêchera pas au contraire de rester mobilisés sur la dimension nationale du soutien apporté à la jeunesse, là où la question des solidarités n?a jamais été autant d?actualité. Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Mme Sophie MEYNAUD.

Mme Gisèle STIEVENARD va être digne de vos compliments. Je lui donne la parole.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Tout d?abord, je remercie Mme MEYNAUD pour ses appréciations positives sur l?action de l?Exécutif municipal. Elle a eu raison de relever le désengagement de l?Etat car, concernant le Fonds d?aide aux jeunes, sa participation a diminué de 60 % entre 2001 et 2004.

En 2001, l?Etat apportait 237.000 euros puis en 2002 et 2003, 135.000 euros, puis 100.000 euros en 2004. Nous ne savons pas ce qu?il en sera pour 2005. Le Département de Paris est sorti de la parité financière car il était hors de question que pendant plusieurs mois le Fonds d?aide aux jeunes ne puisse plus être mobilisé alors que les besoins sont là avec, hélas, la vigueur que l?on connaît.

Par conséquent, nous avons pourvu à ces besoins en aidant environ un millier de jeunes parisiens. Depuis le 1er janvier 2005, le Fonds d?aide aux jeunes est entièrement décentralisé. Il est donc piloté par le seul Département. Nous avions adopté un premier projet de délibération, en février, apportant cette contribution de 425.000 euros inscrite au budget départemental.

Aujourd?hui nous adoptons le règlement intérieur pour le Fonds d?aide aux jeunes, conformément aux dispositions de la loi du 13 août 2004. Avec les deux projets de délibération présentés aujourd?hui sur le F.A.J. et sur la nouvelle allocation ?Paris jeunes solidarité?, nous confirmons et renforçons notre engagement en faveur des jeunes Parisiens en difficulté d?inser-tion. Lorsque Christian SAUTTER organise le Forum pour l?em-ploi, de très nombreux jeunes, Parisiens et Franciliens, viennent et montrent ainsi leur volonté, leur souhait de trouver un emploi très rapidement. Nous avons, à fin avril 2005, environ 7.000 jeunes qui sont au chômage. Il y a donc beaucoup à faire dans ce domaine, ce qui justifie cette nouvelle aide que nous créons et qui s?appliquera à compter du 1er juillet 2005.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 84 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 84 G).