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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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128 - QOC 99-445 Question de M. Claude GOASGUEN à M. le Préfet de police à propos de faux quêteurs africains dans le quartier du Trocadéro (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


Libellé de la question :
"Il y a 8 mois, était arrêtée à grand bruit une bande organisée de faux quêteurs africains dans le quartier du Trocadéro (16e).
Profitant de la générosité des Parisiens et des touristes, nombreux sur les lieux, ces usurpateurs obtenaient des signatures et de l'argent "pour les petits enfants du Rwanda". Ces derniers ne voyaient bien évidemment pas le premier début de centime des dons engrangés en leur nom.
On croyait ces escrocs sous les verrous pour un temps. Or, des riverains se plaignent de leur retour. "Le charity business" a repris sous l'oeil, semble-t-il, peu intéressé des cars de police stationnés plus loin.
M. Claude GOASGUEN demande à M. le Préfet de police quelles mesures il envisage de prendre pour faire cesser ces faits délictueux. Ces malfaiteurs profitent honteusement du bon coeur des gens et nuisent à l'image des organisations humanitaires reconnues."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La réapparition dans le quartier du Trocadéro, après deux années sans aucune manifestation du phénomène, de personnes exploitant la détresse des enfants du Rwanda pour faire appel à la générosité publique, a été effectivement constatée il y a quelques mois.
Immédiatement, des mesures ont été prises et un dispositif de surveillances a été mis en place aux abords de la station du métro Trocadéro.
Dès le 2 juin 1999, il a été procédé à l'interpellation de 6 individus pour escroquerie aux oeuvres humanitaires. Ceux-ci ont été déférés devant les autorités judiciaires et expulsés du territoire national.
Au cours des mois de juillet et août, 4 autres interpellations sont intervenues, l'une pour quête sur la voie publique sans autorisation, qui a donné lieu à l'établissement d'une contravention, et les trois autres concernant des personnes se livrant abusivement à la charité publique.
Ces dernières ont été déférées au parquet du Tribunal de grande instance de Paris.
Je puis vous donner l'assurance que le dispositif de surveillance sera maintenu sur ce site et que toute nouvelle infraction ne manquerait pas d'être sanctionnée avec rigueur."