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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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58 - 1999, ASES 129 - Subvention exceptionnelle d'équipement à l'association "Union chrétienne de jeunes filles" (8e). - Montant : 50.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération ASES 129 relatif à une subvention exceptionnelle d'équipement à l'association "Union chrétienne de jeunes filles".
Je donne la parole à Mme SCHERER puisque Mme PIN accepte de parler après Mme SCHERER, je crois bien.
Melle Sylvie SCHERER. - Mme PIN s'étant inscrite après Mme SCHERER, il est normal qu'elle parle après Mme SCHERER !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je croyais que c'était une politesse entre vous.
Melle Sylvie SCHERER. - Absolument pas, ce n'est que la règle communément appliquée à tous !
Monsieur le Maire, chers collègues, la présente délibération propose d'attribuer une somme de 50.000 F à l'Union chrétienne des jeunes filles pour la restructuration des locaux et d'équipements de restauration de la résidence du 22, rue de Naples, suite à une mise en demeure par la Direction des Services vétérinaires de Paris.
Ce projet de délibération appelle plusieurs remarques de notre part. D'abord la conclusion de l'exposé des motifs est stupéfiante. Ayant remarqué que l'association avait réalisé un bénéfice de plus de 4 millions de francs, M. le Maire de Paris nous dit, je le cite "l'association est donc en mesure de faire face aux coûts des travaux engagés". Jusque là nous ne pouvons qu'être d'accord avec lui.
Mais comment expliquer, alors que l'association demandait 600.000 F et après avoir démontré qu'elle n'avait pas besoin de cet argent, que le Maire de Paris propose l'attribution de 50.000 F ?
Nous passons notre temps, et nous l'avons fait encore ce matin, à refuser des subventions à des associations dont on nous dit qu'effectivement elles font beaucoup de bénéfices, mais nous refusons aussi des subventions à des associations qui en ont besoin et là on nous demande de verser 50.000 F à une association qui réalise 4 millions de bénéfice pour, je cite là encore la délibération "lui témoigner l'intérêt que lui porte la collectivité parisienne".
Il est ubuesque que la collectivité parisienne témoigne à coups de subventions exceptionnelles d'équipements injustifiés son intérêt pour une association.
Que penser par ailleurs du fait que la Ville subventionne un foyer que les différents organismes d'information sur le logement-étudiant tel "Paris Serve" classe comme un foyer religieux ?
Que dire sur le fait de subventionner une association qui se réfère à la charte de Paris de 1855, qui dit : "les Unions chrétiennes ont pour but de réunir dans une même association les jeunes gens qui regardent Jésus comme leur sauveur et leur Dieu, selon les Saintes Ecritures, qui veulent être ses disciples dans leur foi, dans leur vie, et travailler ensemble à étendre parmi les jeunes le règne de leur maître" ? Même si certains souhaitent voir sanctifier M. TIBÉRI, nous ne le laisserons pas dilapider l'argent des Parisiens pour ses bonnes oeuvres !
Je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Madame PIN, vous avez la parole.
Mme Malvina PIN. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, j'interviendrai sur ce projet de délibération pour une association qui héberge des jeunes filles. Je n'interviendrai pas sur l'action de cette structure, je ne la connais pas personnellement, néanmoins je suis étonnée à la lecture de l'exposé des motifs de votre délibération de constater que cette association possède un actif de liquidités de 7 millions 400.000, grâce certes en partie à la vente d'un patrimoine pour 4 millions de francs, ce qui fait quand même plus de 3 millions 300.000 F de plus d'excédents dont nous n'avons pas l'explication.
Cette association doit moderniser la cuisine collective d'un des deux foyers pour répondre aux exigences des services vétérinaires. Le montant de ces travaux s'élève exactement à 1.378.000,024 F, que l'association est complètement en mesure de payer.
Néanmoins, elle demande une subvention d'équipement de pas tout à fait 50 %, 600.000 F, et vous n'avez pas répondu favorablement à cette demande de 600.000 F.
Mais quelle n'a pas été ma surprise de constater que vous désiriez octroyer quand même 50.000 F de subvention exceptionnelle d'équipement.
Monsieur le Maire, je me pose la question : de qui se moque-t-on ?
Ou vous jugez que cette association a les fonds nécessaires et vous rejetez sa demande ou bien vous maintenez votre proposition et je n'hésite pas à dire que vous allez être profondément ridicule !
Je vous demande de rejeter, en raison du bon sens, cette délibération et si vos services n'ont pas les renseignements, je suis prête à fournir une liste d'associations à qui 50.000 F seraient d'une grande aide vitale.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme HERMANGE.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Je voudrais remercier Mme PIN pour la première partie de son exposé car je trouve quand même curieux un certain nombre de commentaires qui peuvent être faits à droite et à gauche, notamment par Mme SCHERER.
Je voudrais tout de même rappeler qu'il s'agit d'un foyer de jeunes travailleurs qui héberge effectivement des jeunes travailleuses étudiantes, comme c'est le cas dans un certain nombre de villes et de départements ; certes, effectivement, comme vous l'avez constaté, l'association a bénéficié en 1997, à titre exceptionnel, d'un excédent de recettes en raison de la vente d'une de ses résidences dont vous avez parlé, mais ce bénéfice lui a permis de combler les pertes constatées en 1996 et la situation à laquelle elle devait être confrontée pour son fonctionnement à venir était un problème de trésorerie.
C'est la raison pour laquelle nous avons cru bon de vous proposer cette subvention de 50.000 F.
Voilà, Monsieur le Maire, ce que je pouvais dire concernant les observations faites par mes deux collègues.
Merci.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 129.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 129).