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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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11 - Dépôt de questions d'actualité

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. LE MAIRE DE PARIS. - Avant de suspendre la séance, je vous informe que 6 questions d'actualité ont été déposées.
La première émane du groupe "U.D.F. et Modérés" sur les moyens de remédier à la montée de l'insécurité et des violences à Paris. Elle est adressée à M. le Préfet de police en ces termes :
"Une nouvelle explosion de violences a marqué le dernier week-end dans la Capitale. Six personnes, dont une femme, ont été grièvement blessées sur la voie publique.
Ceci confirme malheureusement l'explosion des vols avec violence, qui ont augmenté sur la Région d'Ile-de-France de 36,82 % en 5 ans, les coups et blessures volontaires de 61,27 %, les menaces et chantages de 141 %.
A Paris, les crimes et délits, qui baissaient depuis 1995, ont brutalement augmenté de 4,6 % entre 1997 et 1998. La tendance 1999 semble malheureusement confirmer cette dégradation. Et ce n'est pas le fait que les vols de voiture soient en baisse qui peut nous rassurer, puisqu'il s'agit uniquement du résultat des systèmes antivols, plus nombreux et performants.
Monsieur le Préfet, au-delà des réformes utiles opérées, telle la police de proximité, et des réorganisations diverses auxquelles vous avez procédé, j'ai deux questions précises à vous poser, au nom du groupe "U.D.F. et Modérés" :
1°) Pour mener à bien vos missions et faire baisser la délinquance à Paris, estimez-vous nécessaire une augmentation de vos effectifs, et si oui de combien ?
2°) Au cas où la loi lui en donnerait la possibilité et les moyens, considérez-vous qu'une police municipale à Paris pourrait aider efficacement la police nationale, et si oui pour quelles missions ?"
C'est une question intéressante.
La deuxième émane du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris. En voici les termes :
"Monsieur le Maire, dans le cadre de la restructuration de ses services, la S.N.C.F. vend une partie de ses immeubles parisiens et serait disposée à céder des terrains qu'elle possède dans la Capitale. A ce jour, l'O.P.A.C. s'est porté acquéreur d'un immeuble dans le 17e arrondissement. La Ville de Paris entend-elle suivre cet exemple et négocier avec la S.N.C.F. l'achat de terrains ou d'immeubles pour la réalisation de logements sociaux ?"
La troisième émane de M. REVEAU. Elle est posée à M. le Maire de Paris en ces termes :
"Le déroulement de la "journée sans voiture", le 22 septembre dernier, au-delà du battage médiatique auquel elle a donné lieu, provoque en réalité aggravation des encombrements et de la pollution.
Il ressort, en effet, que si dans les zones protégées la circulation et la pollution ont été améliorées, en revanche dans le reste de la Capitale, les interdictions mises en place ont été responsables d'embouteillages plus graves encore qu'habituellement, et d'une diminution très importante de la qualité de l'air.
Face à ce qui est un échec, alors que le rôle des pouvoirs publics est d'assurer aux citoyens la liberté d'aller et venir, M. Jean-Pierre REVEAU, Conseiller de Paris, demande à M. le Maire de Paris s'il entend mettre fin à cette initiative aussi mal venue qu'inefficace."
La quatrième question d'actualité est posée par Mme TROSTIANSKY, au nom du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris. Elle concerne "la rentrée dans les établissements d'accueil de la Petite enfance".
La cinquième question de M. GOUJON, au nom du groupe R.P.P., est posée à M. le Préfet de police, pour lui demander "de dresser le bilan de la délinquance à Paris et les moyens d'y faire face".
Enfin, la dernière question émane du groupe communiste à M. le Maire de Paris. Elle concerne "l'application de la loi "Vivien" à l'immeuble du 45, rue Louis-Leblanc dans le 10e".
Je crois que nous avons bien travaillé ce matin. Nous allons suspendre la séance. Nous reprendrons nos travaux à 14 heures 30 avec les questions d'actualité et à 15 heures nous reprendrons les inscriptions de la 1ère Commission.
La séance est suspendue.