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Septembre 1999
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107 - QOC 99-421 Question de MM. Michel TUROMAN, Jean WLOS, Henri MALBERG, Mme Martine DURLACH et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur l'avancement de l'horaire du relevage du courrier à Paris.QOC 99-416 Question de MM. Adrien BEDOSSA, Yves OGE et des membres du groupe "Union pour la démocratie à Paris" à M. le Maire de Paris au sujet de la diminution de la qualité des prestations de la Poste

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


Libellé de la première question :
"Un projet rendu public par la Direction de la Poste prévoit d'avancer l'horaire du relevage du courrier à Paris.
L'heure limite de dépôt passerait de 18 heures actuellement à 16 heures et cette mesure concernerait un tiers des 1.700 boîtes de la Capitale.
Ce projet, s'il était appliqué, se traduirait inévitablement par une dégradation du service public rendu aux usagers en instituant un service à 2 vitesses selon des critères de rentabilité.
Ce sont les arrondissements et les quartiers populaires qui seront en premier lieu touchés.
Enfin, ce projet ne tient aucunement compte de la spécificité de la Capitale, ni des répercussions sur l'emploi.
Un tel projet n'est pas acceptable.
Devant les protestations des usagers, des postiers, des associations, la Poste vient de décider de surseoir à sa mise en oeuvre.
Aussi, MM. Michel TUROMAN, Jean WLOS, Henri MALBERG, Mme Martine DURLACH et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris quelle intervention il compte faire pour que la Poste abandonne ce projet."
Libellé de la deuxième question :
"La Poste a annoncé, le 27 juillet dernier, qu'elle allait procéder au relevé du courrier à partir de 16 heures au lieu de 18 heures, pour des raisons d'amélioration du service.
De très nombreux habitants de Paris se plaignent de cette initiative, notamment les dirigeants de petites entreprises qui voient dans cette décision, une fois de plus, une diminution de la qualité du service public.
Cette dégradation du service rendu aux usagers est continue. On assiste là à la mise en place d'un service à 2 vitesses : une lettre postée après 16 heures ne pourra être livrée dans la journée, notamment lorsqu'il s'agit de courrier très important, comme les exploits judiciaires, les comptes rendus de résultats médicaux, etc.
MM. Adrien BEDOSSA, Yves OGE et les membres du groupe "U.D.F. et Modérés" demandent donc à M. le Maire de Paris d'intervenir auprès de la Direction de la poste pour reporter cette décision qui, sous couvert de meilleures prestations, marque une diminution très nette de la qualité du service rendu, nuisant gravement aux services demandés par ces entreprises, notamment les professions libérales.
Après E.D.F., qui ferme ses antennes les unes après les autres, c'est la Poste qui diminue sa prestation. Le service public est-il encore un service au public ?"
Réponse (M. Jacques DOMINATI, premier adjoint) :
"Le Maire de Paris est naturellement très attaché à la qualité des services de proximité rendus aux Parisiens. C'est pourquoi, il est nécessaire que les établissements publics implantés dans la Capitale conduisent une réflexion sur les conséquences - à court et à long termes, pour l'ensemble des habitants de Paris - de leurs projets de réorganisation interne.
En ce sens, le maintien d'un service public de la Poste efficace est un des facteurs majeurs de la qualité de la vie des Parisiens et des Parisiennes ainsi que du bon fonctionnement des entreprises de la Capitale.
Le Maire de Paris est donc particulièrement attentif aux effets très concrets de la mise en ?uvre de la nouvelle organisation de la distribution du courrier décidée par la Direction de la Poste, Délégation Ile-de-France, conséquence de la signature d'un accord cadre national relatif à la réduction du temps de travail.
Renforçant nos inquiétudes, la Poste vient de confirmer au Maire que cette réforme conduira en particulier à relever le courrier plus tôt dans certaines boîtes aux lettres. Ceci n'est pas acceptable.
Aussi, le Maire demandera-t-il au Directeur de la Poste de réexaminer les modalités d'application de cette réforme, afin qu'il n'en résulte aucune dégradation de la qualité du service public."