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Septembre 1999
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37 - 1999, JS 127 - Subvention exceptionnelle à l'association "Compagnie Providanse" (11e). - Montant : 8.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération JS 127 concernant une subvention exceptionnelle à l'association "Compagnie Providanse".
Madame SILHOUETTE, vous avez la parole.
Mme Cécile SILHOUETTE. - Monsieur le Maire, chers collègues, ce projet de délibération avait été retiré à ma demande lors du Conseil de Paris de juin dernier. En effet, j'avais des documents de la secte "Nouvelle Acropole" indiquant que Mme la Directrice artistique de l'association "Providanse" donnait des cours dans ce cadre. J'avais ici fait état de mes interrogations sur les liens potentiellement existants entre "Nouvelle Acropole" et "Providanse". Ces doutes sont levés.
En effet, si cette directrice artistique a pu donner des cours inscrits au programme des formations données dans le cadre de la "Nouvelle Acropole", elle l'a fait sans connaître cette secte. Lorsqu'elle a eu des doutes, elle a immédiatement cessé, non sans avoir pris des informations sur les activités de la "Nouvelle Acropole".
Ce n'est ni la première, ni la dernière fois que des individus se font manipuler par des sectes, parfois dangereuses et menaçantes, c'est ce qui nous oblige en tant que citoyens, et encore plus en tant qu'élus à la vigilance.
Je voulais dire que j'avais porté tort à l'association "Providanse" et à la M.J.C. Mercoeur qui travaille avec elle. Je leur demande de comprendre l'esprit qui m'a guidée. Je les assure aujourd'hui de mon soutien dans leur action et je voterai évidemment pour cette subvention.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je donne la parole à M. BURRIEZ pour répondre à l'intervenant.
M. Jean-Pierre BURRIEZ, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Très brièvement, Monsieur le Maire, je trouve la démarche de Mme SILHOUETTE sympathique, honnête. Je ne dis pas qu'elle s'est trompée. Effectivement tout le monde peut porter des jugements sur certaines personnes.
Je profite et n'y voyez aucune allusion, Madame SILHOUETTE, ce n'est pas vous qui êtes visée, mais je voudrais inviter mes collègues à la plus grande prudence dans cette Assemblée, lorsque sont portées des accusations.
Madame SILHOUETTE, vous avez l'honnêteté, ce soir, de reconnaître les faits. J'avais fait vérifier immédiatement vos propos par la Direction régionale de la Jeunesse et des Sports ainsi que par la Préfecture de police.
Madame SILHOUETTE, vous nous dites "Providanse, d'accord, je m'excuse", mais il n'y a pas un seul journaliste ce soir. Pendant deux jours, on n'a parlé que de cela, dans certains milieux de jeunesse avec un article du "Parisien". Je vous trouve très honnête de reconnaître cette erreur, mais j'en profite pour demander à mes collègues de faire très attention lorsqu'ils portent des accusations, sachant que, bien souvent, une fois que le mal est fait, il est fait.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, mes chers collègues.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 127.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, JS 127).