Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 1999
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

29 - 1999, DVD 128 - Programme 1999 de mesures en faveur des autobus. - Accessibilité aux usagers en fauteuil roulant sur les lignes 26, 38, 53, 60 et 94 dans les 1er, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e, 14e, 15e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements.1999, DVD 129 - Prolongement de la ligne 302 à la gare du Nord dans les 10e et 18e arrondissements. - Programme "Bus 2001".1999, DVD 131 - Programme 1999 de mesures en faveur des autobus. - Aménagements ponctuels dans les 9e, 13e, 14e, 15e et 19e arrondissements

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD128.
La parole est au premier orateur inscrit, Mme BILLARD.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Je ferai une intervention groupée sur l'ensemble des projets de délibération relatifs aux bus.
La mise en ?uvre de l'accessibilité aux usagers en fauteuils roulants de plusieurs lignes de bus ne peut que recueillir notre assentiment car des bus ainsi accessibles sont aussi plus largement accessibles à toutes celles et ceux qui ont des difficultés pour se déplacer : personnes âgées, personnes ayant des difficultés de déplacement, parents avec poussettes.
Par ailleurs, chercher des solutions de protection des arrêts est une chose mais cela doit s'intégrer dans un plan général comprenant aussi le respect des couloirs de bus car, comme je vous l'ai indiqué tout à l'heure, la circulation est un ensemble et on ne peut pas traiter point par point, indépendamment de l'ensemble, un coup les carrefours, un coup les rues, un coup les arrêts.
De ce point de vue, il nous semble qu'il y a un peu un manque sur la globalité de ce traitement mais nous sommes tout à fait intéressés par l'expérience proposée.
Les investissements proposés sont entièrement pris en charge par le Syndicat des Transports parisiens et la Région Ile-de-France.
La Ville fait donc un effort financier limité à l'entretien des aménagements effectués. De façon générale, toutes les décisions du programme en faveur des bus sont financés conjointement par le S.T.P. et la Région. Ne serait-il pas temps que les affirmations sur la priorité aux transports en commun se traduisent dans le budget de la Ville ? Cela permettra d'accélérer certains aménagements, ainsi ceux de voirie permettant un meilleur accès des voyageurs aux bus, ainsi que ceux permettant une meilleure circulation.
En effet, les financements du S.T.P. et de la Région ne peuvent pas être concentrés sur Paris et doivent répondre aux demandes de l'ensemble des communes franciliennes.
La Ville de Paris pourrait donc faire preuve de plus d'audace, de plus d'esprit de décision et prendre sur son budget une partie des dépenses.
Cela permettrait une amélioration de la circulation des bus dans Paris, beaucoup plus rapide, et nous n'aurions pas à attendre une décennie.
Le refuser, c'est montrer qu'entre les discours et les actes, il y a toujours un gouffre !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. Michel TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, vous nous demandez d'approuver trois projets de mesures en faveur des autobus. J'interviendrai globalement sur ces trois projets. Ils concernent :
- l'accessibilité aux usagers en fauteuil roulant sur une ligne nouvelle ;
- le prolongement de la ligne 302 ;
- ainsi que des aménagements ponctuels pour faciliter la circulation des bus.
Nous les voterons bien évidemment mais je voudrais profiter de cette occasion pour faire un certain nombre de remarques :
- tout d'abord, concernant l'accessibilité à 5 lignes nouvelles de bus. Ces mesures vont dans le bon sens. Elles sont réclamées depuis des années par les intéressés et leur association.
Cela aurait dû être fait d'ailleurs depuis longtemps, car l'absence de transports en commun accessibles constitue une entrave à la liberté des personnes handicapées et les prive de toute vie sociale, professionnelle et de loisirs.
17 lignes seront accessibles en 2001. C'est donc une bonne chose.
Mais pour que cela soit réellement efficace, il faut accélérer ce programme à toutes les lignes de bus car un trajet ne commence pas et ne finit pas à un point d'arrêt de bus.
Enfin pour que ces équipements puissent avoir une réelle utilité, il faut rechercher tout ce qui gêne le cheminement des fauteuils sur la voirie, car l'absence de passages piétons adaptés dissuade souvent les personnes en fauteuil à sortir loin de leur domicile.
Et puis la mise en accessibilité des lignes de bus profite également à l'ensemble de la population, qu'il s'agisse des personnes âgées, des femmes enceintes ou accompagnées d'enfants en bas âge.
Concernant le prolongement de la ligne 302, c'est une mesure positive que nous demandions depuis très longtemps. Elle permettra de désenclaver les quartiers Charles-Hermite et de l'Evangile qui, jusqu'à aujourd'hui, étaient mal desservis.
J'ai fait quelques réunions dans ce secteur. Il y avait un sentiment d'abandon. Le prolongement de cette ligne permettra en outre la correspondance avec la future gare EOLE Evangile-Aubervilliers. C'est donc, je crois, une bonne chose.
Concernant les opérations de voirie ainsi que la protection de quelques tronçons de couloirs bus, bien sûr, ces aménagements sont nécessaires, utiles, mais le problème de l'amélioration de la vitesse commerciale des bus reste entièrement posé.
A Paris, celle-ci n'excède pas les 10 kilomètres par heure, c'est-à-dire moins que la vitesse d'un fiacre à cheval au XIXe siècle. C'est dire l'énorme progrès à faire et quoi que l'on dise, les couloirs matérialisés par de simples lignes blanches ne peuvent suffire.
Si la réduction de la circulation automobile est une nécessité, il n'y a pas d'autres solutions que de mordre sur l'espace public réservé à la voiture.
La seule solution c'est bien sûr de faire respecter les couloirs de bus mais, pour cela, il faut les aménager en sites propres, et en créer quand cela est possible à contresens. Sinon, je le redis tranquillement, c'est de la poudre aux yeux !
Il existe à Paris, 140 kilomètres de couloirs réservés, dont un certain nombre sont en site propre.
Si ces couloirs existent, c'est donc que des études ont été faites pour les mettre en place, pour régler les questions de stationnement et de livraison.
Pourquoi, et je repose la question, ne pas les mettre tous en sites propres comme nous vous le demandons depuis maintenant des années ?
Je crois que là, ce n'est pas démagogique, comme vous avez pu le dire tout à l'heure, à propos des 300 kilomètres. Si ces couloirs ont été étudiés, je ne vois pas la raison de s'y opposer.
Pourquoi également, Monsieur le Maire, ne pas fermer des rues à la circulation pour les réserver aux bus, aux vélos et aux piétons ?
Aussi, pour la troisième fois - et je recommencerai une quatrième si c'est nécessaire - je vous renouvelle ma proposition : je vous demande qu'un projet détaillé, comportant un plan précis de mise en site propre des couloirs déjà existants, accompagné d'un échéancier des travaux, soit présenté devant le Conseil de Paris.
Un grand pas pourrait ainsi être franchi aujourd'hui pour réellement s'attaquer à la toute puissance de la voiture et pour poursuivre les études afin d'augmenter le nombre de couloirs de bus en site propre, y compris à contresens.
J'ajoute - puisque nous avons eu un débat sur le bruit et sur les mesures à prendre - qu'un autobus fait le bruit de 4 voitures et transporte 50 fois plus de personnes. C'est dire combien la mise en oeuvre d'une telle politique serait bénéfique, et c'est une des conditions de la réussite du programme de déplacements urbains.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je donne la parole à Bertrand BRET puis à Bernard PLASAIT pour vous répondre.
M. Bertrand BRET. - Merci.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, il y a une forme de contradiction apparente dans ce type de débat : on s'adresse à vous, alors que d'un certain point de vue, vous n'y êtes pour rien. Vous n'êtes pas le Président de la R.A.T.P., autorité responsable en matière de transports en commun publics sur Paris, vous n'êtes pas le S.T.P. qui décide et qui finance à raison de 50 %, et vous n'êtes pas la Région, qui finance à raison des 50 % restants.
D'un certain point de vue, on se demande ce que l'on fait là et pourquoi on débat de ce type de dossier.
Il se trouve que c'est vous qui réalisez les travaux et que donc par là même, vous nous soumettez l'approbation du principe de ces travaux. En même temps, vous êtes partie prenante avec la R.A.T.P. dans l'élaboration du plan qui nous est proposé.
Je conçois bien le dilemme qui peut être le vôtre : après tout, ce n'est pas vous mais la R.A.T.P., ce qui est vrai, et pour ce type de délibération, il conviendrait soit en Commission, soit en séance, qu'il y ait, pour le moins, la possibilité pour les responsables des autorités de tutelle, Région, S.T.P., entreprises publiques, de répondre dûment aux questions qui sont posées.
En même temps, puisque vous êtes en attente vous-même, vous vous accaparez ce qui ne vous revient pas. Vous venez encore d'en faire la plus grande illustration en disant : " Le Maire a souhaité faire ceci... la Ville de Paris a fait cela...". Non, ce n'est pas tout à fait vrai, comme je viens de le démontrer. A partir du moment où vous l'accaparez politiquement, il est normal que, politiquement, nous vous en rendions responsable et que, donc, nous ayons ce type de débat.
Je ne m'étendrai pas sur les aménagements ponctuels concernant les 9e, 13e et singulièrement 14e arrondissements, parce que mon collègue Pierre CASTAGNOU, excellent élu de terrain qui connaît parfaitement les problèmes posés, ne manquera pas d'intervenir sur ce sujet.
Mais en revanche, sur les deux autres projets de délibération, il y a, bien sûr, le problème de l'accessibilité des handicapés. Pour ma part, je me félicite que, grâce à l'aide importante de la Région d'Ile-de-France en la matière (aide nouvelle), la R.A.T.P. puisse mettre en vigueur et en application l'aménagement de ses stations de bus, tout comme elle a pu mettre en ?uvre l'aménagement des bus eux-mêmes.
Dans le même ordre d'idée, je me félicite également de ce qu'il y ait la prolongation, la continuité du plan "Bus 2001", qui avance, certes, un peu pas à pas, mais qui avance quand même.
Deux réflexions globales.
On ne peut que regretter que le programme de mise en site protégé des boulevards du Temple, des Filles-du-Calvaire et Beaumarchais n'aient, à l'évidence, pas fait l'objet de toute la concertation nécessaire avec les arrondissements concernés, qui ont découvert les propositions de la Ville sur le tard, en plein mois d'août, ce qui les a conduits à un refus parce que, manifestement, le dossier n'était pas mûr et les choses n'étaient pas suffisamment prêtes.
Je voudrais ici souligner quand même la situation très difficile d'une des lignes qui est évoquée dans l'ensemble de ces projets, c'est la ligne 26. La ligne 26 est une des lignes les plus denses, une des lignes les plus longues, c'est également une des lignes qui transportent le plus de passagers puisqu'elle relie les gares de l'Est et du Nord au 20e arrondissement, traversant 4 arrondissements pour ce faire. C'est aussi une des lignes où, malheureusement, les taux d'agression à la fois physique, verbale, tant contre les personnels de la R.A.T.P. qu'à l'encontre des usagers, sont parmi les plus élevés.
Je saisis l'opportunité de la présence du Préfet de police et je m'adresse également à vous, Monsieur le Maire, pour dire qu'à l'évidence, sur cette ligne 26, il y a nécessité de prendre des dispositions particulières pour faire en sorte que les usagers puissent circuler en toute tranquillité, pour faire en sorte que cette ligne de bus une fois encore très longue, très importante et très structurante en matière de desserte de transports en commun dans l'Est parisien puisse circuler dans des conditions optimum, ce qui n'est pas le cas, ce qui pose, là aussi, le problème de la mise en site propre. Je ne reformulerai pas les éléments que nous formulons, pour notre part, en tant que groupe socialiste, à savoir qu'il convient de réaliser 300 kilomètres de protection de voies de circulation des bus afin d'en faire un véritable métro de surface.
Bien évidemment, nous approuverons l'ensemble de ces trois projets.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
Mme BILLARD s'étant exprimée sur les DVD 128, 129 et 131, en accord avec M. PLASAIT, je vais donner la parole à M. CASTAGNOU avant que M. PLASAIT ne réponde sur l'ensemble de ces trois dossiers.
Monsieur CASTAGNOU, vous avez la parole.
M. Pierre CASTAGNOU. - Merci, Monsieur le Maire.
Mon intervention sera très brève, je suppose donc que vous l'apprécierez. Elle sera limitée à la partie du programme 1999 de mesures en faveur des autobus qui concerne le 14e arrondissement.
Il est prévu de créer un couloir de bus pour les lignes 68 et 88 sur le tronçon situé entre la rue de Grancey et l'avenue du Général-Leclerc, c'est-à-dire autour d'une partie de la place Denfert-Rochereau, afin de dissuader plus efficacement le stationnement illicite très fréquent à cet endroit.
Afin qu'une telle mesure, que nous approuvons, soit pleinement efficace, il conviendrait, selon nous, Monsieur le Maire, que le couloir soit en site propre.
Tout à l'heure, j'ai entendu M. PLASAIT s'interroger sur la possibilité (qu'il niait d'ailleurs) de réaliser 300 kilomètres de sites propres. Là, je lui propose de réaliser quelques dizaines de mètres et, petit à petit, Monsieur PLASAIT, vous verrez qu'il sera possible de réaliser un nombre de kilomètres très important dans la Capitale pour permettre une bonne circulation des autobus et ainsi favoriser le métro de surface auquel mon collègue Bertrand BRET - qui est d'ailleurs aussi un excellent élu de terrain - faisait à l'instant allusion.
Je vous demande donc d'envisager la mise en site propre de ce couloir. J'ajoute d'ailleurs qu'il pourrait être élargi si possible, afin de permettre la circulation des cyclistes.
C'est la demande, Monsieur PLASAIT, que je vous adresse. J'espère que vous y répondrez favorablement dans la mesure où cette demande n'a absolument rien d'exorbitant.
Je vous remercie.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je donne la parole à M. PLASAIT pour vous répondre.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, je vous remercie.
Monsieur CASTAGNOU, autant que je le sache, cette portion de ligne d'autobus, si elle était en site propre, poserait de graves problèmes de livraisons. Il y a, en effet, pas mal de cafés. L'on assisterait vraisemblablement à des livraisons en pleine voie, comme on l'évoquait tout à l'heure, avec toutes les conséquences négatives que vous imaginez.
Cela dit, je prends en compte votre souhait. Je suis tout à fait prêt à étudier les choses avec vous, à aller sur place ; on verra ensemble comment on pourrait éventuellement avancer dans cette voie.
Sur les autres interventions, je voudrais répondre à Mme BILLARD que les propos qu'elle tient, d'une manière générale, je les connais bien, car ce sont des propos récurrents, auxquels d'ailleurs, pour une certaine part, je m'associe. Il s'agit de "Bus 2001", le renouveau du bus parisien. Elle comprendra que j'émette les plus extrêmes réserves sur le point qui conduirait la Ville de Paris et les contribuables parisiens à payer encore davantage.
Monsieur BRET, puisque vous évoquez la question du boulevard du Temple, je voudrais en profiter pour dire qu'on a là un bel exemple de notre volonté d'établir un bon équilibre entre la nécessité de ne pas perdre trop de temps pour qu'on ne nous reproche pas d'avoir fait des promesses sans être passés rapidement aux réalisations, situation qui pourrait amener à laisser passer le train des subventions d'où le passage au Conseil de Paris à dates programmées, - et - la nécessaire concertation afin que les arrondissements ne soient pas mis devant le fait accompli, et qu'ils soient saisis suffisamment tôt.
Il s'agit ici des Conseils des 3e et 11e arrondissements qui ont été saisis aux environs du 17 août pour qu'ils aient le temps, avant leur Conseil de septembre d'étudier cette question ; c'est après ces deux saisines que nous pouvons passer au Conseil d'aujourd'hui et, ainsi, déclencher le processus des subventions régionales.
Le mois d'août est un mois effectivement difficile pour les uns et pour les autres pour étudier au fond des dossiers, aussi lorsque M. SARRE m'a expliqué qu'il avait éventuellement des propositions alternatives à faire, susceptibles de répondre aux objectifs d'intérêt général d'une part, et de respecter les contraintes locales d'autre part, considérant que l'on pouvait encore passer au Conseil de Paris du mois d'octobre sans perdre le bénéfice du déclenchement du mécanisme des subventions. J'ai bien aussitôt accepté qu'on reporte ce dossier, de telle manière qu'il ait le temps de nous présenter les dossiers, et que l'on voit avec lui s'il a effectivement des solutions alternatives satisfaisantes, qu'il ait la possibilité, dans son Conseil d'arrondissement, d'organiser la concertation.
Je crois que nous tenons là un bon équilibre entre nécessités opposées.
Puisque vous avez évoqué le problème de la situation particulière dans laquelle nous nous trouvons, où nous ne sommes pas vraiment les "décideurs", où nous ne sommes pas vraiment les payeurs - encore que nous payons quand même un peu, contrairement à ce que vous avez dit notamment pour les études, - donc effectivement situation ambiguë, nous sommes bien obligés de faire "avec".
Je crois que ce dossier renvoie au problème de la réorganisation des autorités de transports dans la Région. Nous aurons l'occasion d'avoir un débat là-dessus. Je ne suis pas certain que nous ayons tout à fait les mêmes solutions, en tête mais je crois que vous comme moi, nous pensons à la nécessité de réformer les choses.
J'ajoute simplement, parce que j'ai oublié de le dire tout à l'heure dans ma précédente réponse, que le Maire de Paris va plus loin dans sa prise de responsabilité, puisqu'il a dit il y a trois jours encore concernant le tramway il a annoncé qu'il était prêt à participer au financement au-delà de ce que la situation actuelle oblige à faire.
Monsieur TUROMAN, je voudrais dire deux choses, sans trop alourdir ma réponse : sur les problèmes d'équipement tendant à favoriser l'accessibilité, les choses sont simples et claires : nous n'allons pas faire des équipements alors que ceux-ci ne seront pas nécessaires, dans la mesure où ces équipements ne seraient pas utilisés. Le procédé est simple : dès que la R.A.T.P. est prête à équiper une ligne nouvelle de bus en accessibilité, immédiatement, nous déclenchons les travaux. Est-ce que l'on peut aller plus vite ? Il nous faut voir avec la R.A.T.P. Mais, pour notre part, nous ne pouvons pas faire par anticipation des travaux et qui par ailleurs pourraient se révéler dangereux.
Par ailleurs, Monsieur TUROMAN, puisque tout à l'heure j'ai voulu être concis en ne répétant pas les arguments que j'ai eu l'occasion de vous livrer à plusieurs reprises. J'ai dû être un peu rapide, trop rapide sans doute, sur la question des 300 kilomètres de site propre. Je vous donne une fois de plus la réponse : vous avez aujourd'hui 159 kilomètres de couloirs bus dont 20 kilomètres sont protégés ou en site propre. On aura 31 kilomètres à partir du 1er octobre 1999.
A Paris, dans la voirie, il y a 500 kilomètres de voies utilisées par les bus. Si l'on retire de ces 500 kilomètres les carrefours, les grandes places, ce ne sont en réalité que 400 kilomètres de voiries qui sont réellement empruntés par les autobus. D'une part la mise en place d'un couloir protégé rend nécessaire un certain nombre d'interruption (l'accès des riverains, la giration des autobus, l'enlèvement des ordures ménagères) ; d'autre part l'étroitesse des voies de Paris, la nécessité évidente de livraison des commerces, la continuité des itinéraires cyclables, rendent impossible la mise en place de couloirs bus protégés sur certains tronçons de rues, voire dans des rues entières.
C'est d'ailleurs parce qu'elle connaît parfaitement ces réalités que la R.A.T.P. n'a jamais demandé davantage. L'intérêt de la R.A.T.P. est d'avoir un grand nombre, le plus grand nombre possible, de kilomètres en couloirs protégés, pourquoi n'a-t-elle pas demandé plus que ce qu'elle a demandé ? Pour ces raisons là, parce qu'elle les connaît bien, à Paris, envisager 300 kilomètres de couloirs protégés n'est pas réaliste !
La politique menée par la Ville de Paris en liaison avec la R.A.T.P. dans le programme "Bus 2001" permet d'envisager ce qui est réaliste : c'est-à-dire 70 kilomètres. Non seulement on les envisage mais on les réalise. Je crois que nous sommes là, non pas dans le domaine du rêve et de l'utopie, mais dans le domaine du pragmatisme et de la réalité. Lorsque c'est possible, mais seulement quand cela est possible, nous le faisons.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 128.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 128).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 129.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 129).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 131.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 131).