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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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65 - 1999, DLH 122 - Lancement de la première phase de réalisation de logements sociaux dans le secteur du "Bas-Belleville" (20e). - Octroi de la garantie de la Ville de Paris pour le service des intérêts et l'amortissement de 2 emprunts à contracter par l'O.P.A.C. de Paris en vue du financement d'un programme d'acquisition-amélioration comprenant 9 logements locatifs aidés à loyer minoré et 2 locaux commerciaux situé 11, rue Dénoyez (20e). - Participation financière de la Ville de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DLH 122 relatif au lancement de la première phase de réalisation de logements sociaux dans le secteur du "Bas-Belleville".
La parole est à Mme BRAQUY.
Mme Arlette BRAQUY. - Monsieur le Maire, le 8 juin 1998, la Ville de paris a approuvé un plan d'aménagement et de mise en valeur du secteur du bas-Belleville. A cet égard, il convient de remarquer que ce secteur, éminemment populaire, a souffert d'une situation de dégradation du quartier, de problèmes sociaux et d'urbanisme ainsi que du développement d'ethnies asiatiques, maghrébines et africaines dont les modes de vie et le niveau social général ont conduit le quartier à se marginaliser.
Il est temps de réhabiliter ce secteur aux nombreux logements insalubres, à la voirie très dégradée, et à l'état de malpropreté constant. Les consultations de concertation lancées par nos soins, Monsieur le Maire, à la demande de M. BARIANI ont enfin pu aboutir.
Le plan d'aménagement comprend, bien sûr, la réhabilitation de nombreux habitats et je crois qu'il est utile de conserver au maximum la sociologie, l'originalité et le caractère particulier des quartiers de Paris.
Lors de la création des nouveaux logements prévus dans le quartier du Bas-Belleville, il faudra, autant que faire se peut, veiller à assurer la mixité des habitats afin d'éviter au maximum la création de "ghettos", si dommageables pour la vie harmonieuse de tout un chacun dans la cité.
De plus, il me semble très regrettable que le Conseil d'arrondissement de l'actuelle municipalité du 20e arrondissement ait refusé la création demandée et nécessaire de logements de type P.L.I. Que fait-on de la classe moyenne dans ce secteur, cette classe moyenne qui paie pour tout, n'a jamais droit à rien et se désespère du peu d'intérêt qui lui est porté ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La paroles est à M. BULTÉ.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. L'intervention publique sur le secteur du Bas-Belleville a été motivée, je vous le rappelle, par l'ancienneté et la vétusté de nombreux bâtiments et par la volonté de mettre un terme au processus de dégradation du quartier.
En étroite concertation avec les élus locaux et les associations, et conformément aux nouvelles orientations municipales en matière d'urbanisme, c'est le principe d'une intervention douce sur le secteur qui a été retenue.
L'action de la Ville de Paris a donc été guidée par la volonté de maintenir les caractéristiques et l'âme de ce quartier, marqué par une structure urbaine spécifique, une diversité de population, et un mélange des fonctions habitat, commerce et artisanat.
Du point de vue du bâti et de l'habitat, la volonté de respecter l'identité du Bas-Belleville s'est traduite par :
- la priorité donnée, autant que faire se peut, à la réhabilitation sur la construction neuve ;
- l'assurance apportée à la population de la reloger dans le périmètre d'intervention ou à proximité immédiate.
La réhabilitation du Bas-Belleville ne devait pas, en effet, s'effectuer au détriment de la population, composée essentiellement de familles modestes. La première phase de l'opération comprend donc des logements de type P.L.A., P.L.A.-L.M. et P.L.A.-I., destinés au maintien sur place de la population du quartier.
Des logements P.L.I. seront, quant à eux, réalisés lors de la deuxième ou de la troisième phase de l'opération, prévues en 2001/2002.
J'insiste sur l'étroite concertation avec les acteurs locaux qui a présidé à la définition de l'ensemble des mesures relatives au Bas-Belleville. Le Conseil du 20e arrondissement s'est d'ailleurs prononcé à l'unanimité en faveur des projets présentés aujourd'hui.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 122.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DLH 122).