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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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50 - 1999, DPA 247 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant au marché de travaux relatif à la réfection de la cage de scène du Théâtre du Châtelet (1er)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPA 247 relatif à la réfection de la cage de scène du Théâtre du Châtelet.
La parole est à M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - Par cette délibération, vous nous demandez d'approuver la signature d'un avenant au marché relatif à la réfection de la cage de scène du Théâtre du Châtelet.
Il y a deux façons de lire cette délibération. La première consiste, et vous l'avez fait, à parler en pourcentage par rapport au budget global des travaux. Il s'agit d'1,4 %, une misère, l'affaire est entendue.
Ces 800.000 F c'est, en volume, 40 % du fonds annuel pour la musique à Paris. Je dis cela à titre d'exemple.
La deuxième consiste à comprendre pourquoi il y a avenant. Est-ce qu'il est justifié ?
A la lecture des documents, je ne vois rien qui puisse être lié à des prix qui auraient augmenté, à des incidents techniques. Je ne vois que des sous-estimations de ceux qui ont monté le cahier des charges.
Comment peut-on, sur un budget de plus de 50 millions de francs, dans un théâtre municipal, se faire coincer par la commission de sécurité !
Au titre des améliorations fonctionnelles je remarque l'adjonction d'un deuxième treuil de scène ainsi que la création d'un passage entre la scène et la salle pour faciliter le déplacement des techniciens. Tout cela n'avait donc pas été prévu ?
Il semble aussi que le nombre de moteurs de machinerie ait été augmenté par rapport au devis original, ce qui entraîne un besoin nouveau en électricité.
Il y a donc eu des modifications du cahier des charges en cours de chantier. J'aurais souhaité que l'on nous explique pourquoi.
Enfin, j'ai été surpris qu'il faille modifier le contrat pour que l'assistance technique de l'entreprise soit ramenée en délai de 24 heures à 3 heures, que les techniciens soient présents pendant les quatre premiers mois. Sur ces derniers points, le néophyte que je suis pense que c'est de bon sens et qu'on aurait pu y penser avant !
Le problème avec les avenants, c'est qu'ils sont discutés après coup et qu'il n'y a qu'à s'exécuter.
Quand ce projet de délibération est passé devant le Conseil du 1er arrondissement, j'ai tenu des propos pratiquement identiques, certes plus concis car mon temps de parole diminue comme celui des habitants. Cependant, M. l'adjoint chargé des finances a montré dans sa réponse beaucoup de réserves et le vote positif que nous avons émis était à la hauteur de ces réserves.
Alors, j'espère que des explications vont nous être fournies. De ces explications dépendra notre vote mais j'avoue que notre groupe s'oriente vers l'abstention. Il n'est pas sain, monsieur le Maire, que des entreprises ou vos services partent du principe que les montants des marchés que signe la Ville, après l'approbation de notre Conseil, soient à 1 ou 2 % près.
A titre d'exemple, je voudrais dire qu'1,4 % du budget de la Ville de Paris, cela ferait 500 millions de francs !
J'aurais souhaité que cet avenant passe en commission d'appel d'offres mais ce n'est obligatoire qu'à partir de 5 % du montant des travaux engagés, ce que je regrette. Ceci laisse supposer, et je terminerai par là, que pour que des avenants sur le Châtelet passent en commission d'appel d'offres, il aurait fallu qu'ils avoisinent les 2,5 millions de francs. Je trouve que c'est tout à fait anormal.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je donne la parole à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Monsieur LEGARET, vous voulez intervenir immédiatement ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint. - Si vous le permettez, je dirai un mot, Monsieur le Maire, simplement pour dire que je partage bon nombre des observations que vient de faire M. LE GARREC devant notre Conseil.
Je tiens simplement à faire savoir que, devant le Conseil du 1er arrondissement, j'étais rapporteur de ce projet et que j'ai moi-même, et avant M. LE GARREC, émis ces réserves. Ce n'est donc pas en réponse aux observations de M. LE GARREC que j'ai émis ces réserves mais, si je puis dire, c'est moi-même qui les ai formulées en premier.
Je tenais à faire savoir que, sur mon rapport, le Conseil d'arrondissement a émis un avis réservé. Cela, c'était pour la forme.
Sur le fond, je partage l'opinion qui a été exprimée par M. LE GARREC et je considère qu'en tous cas, tel que ce projet de délibération est rédigé, on ne peut pas considérer que les prestations supplémentaires relèvent de l'imprévisibilité des travaux.
Je crois donc que, de ce point de vue, cet avenant n'est pas convenablement justifié et, à titre personnel, j'indique que je m'abstiendrai au moment du vote.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je dois rappeler que le chantier de modernisation de la cage de scène du théâtre du Châtelet, qui a été voté conformément à la délibération du Conseil de Paris du 29 décembre 1997, s'est ouvert le 1er juillet 1998 pour s'achever le 1er juillet 1999, c'est-à-dire tout à fait dans les délais prévus et dans des conditions de chantier assez exemplaires.
La réouverture du Châtelet est prévue le 8 octobre 1999 et nous pouvons nous réjouir de la réouverture de ce grand théâtre.
Cette opération a été d'une grande technicité et a fait l'objet d'un permis de construire, le Théâtre du Châtelet étant inscrit dans sa totalité à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Dans le cadre de ce permis, les autorités culturelles de l'Etat ainsi que les services compétents de la Préfecture de police, notamment, ont fait part de leurs avis et prescriptions dont les marchés de travaux ont, bien sûr, tenu compte.
Toutefois, eu égard à la complexité des installations ainsi qu'à l'importance de l'édifice, des réunions et visites ont été conduites en cours de chantier jusqu'à la réception, avec les services de sécurité. C'est ainsi que différentes modifications ou compléments ont été demandés sur certains dispositifs de sécurité.
Par ailleurs, des adaptations fonctionnelles en matière d'informatique, de motorisation ont été jugé souhaitables par les utilisateurs et la direction gestionnaire, la Direction des Affaires culturelles. Le coût de ces modifications, y compris un aménagement complémentaire du trottoir, demandé par les services de voirie, s'élève à 401.808,41 F soit 0,8 % du marché de travaux.
En second lieu, la Direction des Affaires culturelles, en vertu du principe de précaution s'agissant d'une évolution radicale dans la technicité des installations, a souhaité compléter les prestations d'assistance technique et de formation prévues dans le cadre du marché. Ces compléments, qu'on peut regretter mais qui sont, à mon avis, tout à fait souhaitables pour le bon fonctionnement du théâtre, s'élèvent à 262.820 F soit 0,6 % du montant initial du marché.
Il paraît important de préciser que le dépassement global de 1,4 % du montant de ce marché d'une part, s'inscrit dans l'enveloppe de l'estimation prévisionnelle des travaux, établie lors du lancement de l'opération et approuvée par notre Assemblée, d'autre part est sans commune mesure avec les évolutions qui ont pu être constatées sur des modernisations de ce type réalisées par d'autres maîtres d'ouvrage, que je ne voudrais pas citer ce soir.
C'est pour cela, mes chers collègues, que je vous demande de bien vouloir voter cet avenant.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, chère collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 247.
Qui est pour ?
Contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DPA 247).