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Septembre 1999
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Conseil Municipal
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123 - QOC 99-425 Question de M. Michel BULTÉ et des membres du groupe "Rassemblement pour Paris" à M. le Maire de Paris concernant le dossier de la piscine-patinoire "Pailleron" (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1999


Libellé de la question :
"M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" demandent à M. le Maire de Paris de débloquer le dossier de la piscine-patinoire "Pailleron", gelé suite à l'intervention du Maire du 19e arrondissement.
Le mouvement sportif du 19e arrondissement se bat depuis sa fermeture pour proposer des projets de développement, bloqués par la Mairie du 19e arrondissement qui a fait inscrire à l'Inventaire des monuments historiques un bâtiment inutilisé et inutilisable en l'état.
Il importe que rapidement de nouvelles études de faisabilité puissent être initiées et ce, en concertation avec les riverains et avec le mouvement sportif du 19e arrondissement, car l'enjeu de ce complexe est avant tout dédié à la pratique des sports aquatiques et du patinage.
Or, les associations sportives du 19e arrondissement ainsi que l'O.M.S. ont des propositions concrètes et tout à fait réalisables à mettre en avant, réalisations qui avaient été prises en compte par la Ville de Paris dans le projet voté par la précédente mandature.
En outre, il faut souligner que la violence et l'insécurité dans le périmètre sont croissantes et inquiètent les riverains. Nombreux sont ceux de la rue Edouard-Pailleron qui, en s'adressant à M. le Maire de Paris, déplorent les phénomènes de délinquance.
M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" souhaitent que M. le Maire de Paris précise les mesures qu'il entend mettre en oeuvre concernant ce dossier."
Réponse (M. Dominique CANE, adjoint) :
"Un programme de reconstruction de la piscine-patinoire Pailleron, permettant de réaliser un équipement moderne et fonctionnel avait été approuvé par votre Assemblée le 29 septembre 1997. La Ville de Paris a donc lancé en 1998 un concours d'architectes pour la maîtrise d'?uvre.
Le Préfet de Paris a décidé par arrêté du 19 juin 1998 d'inscrire en totalité la piscine Pailleron à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, ce qui a remis en cause cette opération alors même que les études et la première tranche de travaux étaient financées et que le lauréat du concours allait être désigné.
Les contraintes inhérentes à la protection en totalité de la piscine ne permettent plus de réaliser le programme fonctionnel voulu par la Ville. Aucune suite n'a donc pu être donnée au concours et les candidats ont dû être indemnisés.
Afin de préserver la sécurité sur le site, la Ville a pris toutes les mesures conservatoires nécessaires. Ainsi, la purge des façades a été réalisée et l'ensemble du complexe sportif a été muré. Un renforcement des structures légères, notamment les bardages de l'ancienne patinoire, sera effectué prochainement pour éviter toute intrusion dans cet équipement puisque celles-ci ont été partiellement détériorées.
Par ailleurs, alerté en juin 1999 par les riverains de la rue Edouard-Pailleron de la dégradation des conditions de sécurité dans cette voie, le Maire de Paris a aussitôt fait part à M. le Préfet de police des vives inquiétudes des habitants de ce secteur, la sécurité des personnes et des biens relevant de sa seule compétence.
Dans sa réponse de juillet dernier, M. le Préfet de police a fait savoir qu'il avait donné des instructions à ses services de police de proximité territorialement compétents, afin qu'une prise de contact soit effectuée avec les pétitionnaires ainsi qu'avec les responsables d'établissements scolaires implantés dans la rue Edouard-Pailleron.
Sur le fond et pour l'avenir, il ne fait guère de doute que l'inscription à l'inventaire de la piscine Pailleron pénalisera les Parisiens en tant qu'usagers, compte tenu du retard apporté par cette décision à tout projet ; elle les pénalisera aussi sans nul doute en tant que contribuables car le coût de toute nouvelle opération sera alourdi par les contraintes architecturales et fonctionnelles découlant de la décision d'inscription.
Cependant, le Maire de Paris reste très attaché au maintien de la vocation sportive de ce site. Il a demandé à ses services, conformément au souhait exprimé par M. Michel BULTÉ, d'engager toutes les études nécessaires de manière à réaliser un équipement sportif compatible avec la décision d'inscription en totalité de la piscine à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques."