Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Novembre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

88- QOC 96-475 Question de Mme Michèle BLUMENTHAL, M. Alain MORELL et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris concernant les animateurs de la Ville de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1996



Libellé de la question :
"Depuis la rentrée, nombre d'animateurs vacataires n'ont plus de poste permanent à l'année. Les décisions d'affectation les concernant se font pour un mois, voire pour un mercredi.
Cependant, la demande est toujours aussi importante et, parfois, les animateurs en viennent à travailler dans des conditions hors normes.
Alors que différents dispositifs, comme la loi "PERBEN"par exemple, sont mis en place pour la résorption des précarités, la Ville de Paris, en tant qu'employeur, se doit de donner l'exemple. Elle peut le faire en ce qui concerne les animateurs des centres de loisirs, en augmentant le nombre d'animateurs permanents.
Pourquoi, en effet, choisir la période de fréquentation la plus faible pour déterminer le nombre d'animateurs vacataires permanents ? En agissant ainsi, M. le Maire de Paris minore les besoins réels et pénalise les enfants en rendant impossible la mise en oeuvre de véritables projets d'animation, pourtant nécessaires puisqu'ils doivent faire partie d'un projet pédagogique global.
Mme Michèle BLUMENTHAL, M. Alain MORELL et les membres du groupe socialiste et apparentés espèrent que M. le Maire de Paris abandonnera la réforme mise en oeuvre depuis septembre 1996, contre l'avis des parents, des syndicats et des élus.
Ils lui demandent si un véritable débat sur l'avenir du périscolaire public, permettant de réaffirmer sa vocation éducative et de définir ses moyens, sera prochainement organisé au Conseil de Paris."
Réponse (M. Claude GOASGUEN, adjoint) :
"Les équipes des centres de loisirs sont composées d'adjoints d'animation titulaires à temps plein et d'animateurs occupant des postes discontinus, tous vacataires. Ces derniers ne travaillent que les mercredis et les périodes des petites vacances.
Les années passées, les équipes d'animation des centres de loisirs étaient calculées sur la base d'une moyenne haute d'enfants, constatée l'année précédente. Le nombre des animateurs discontinus restait donc le même tout au long de l'année scolaire, y compris pendant les périodes les plus creuses.
Afin de mieux maîtriser les dépenses de personnels d'animation, il a été décidé de modifier ce mode de calcul qui conduisait à pérenniser des déséquilibres en matière de taux d'encadrement. Ainsi, les postes d'animateurs continus et d'animateurs discontinus ont été déterminés pour l'année 1996-1997 sur la base des variations d'effectifs d'enfants constatées tout au long de l'année scolaire 1995-1996. L'encadrement des centres de loisirs a donc été établi pour chaque période proportionnellement à la fréquentation des centres par les enfants. Ce mode de calcul a permis d'adapter la taille des équipes aux variations des effectifs d'enfants dont on sait, par expérience, qu'elles sont très importantes.
Il demeure cependant toujours possible de créer des postes pour une période déterminée et d'y affecter des animateurs en cas de forte hausse de la fréquentation."