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Novembre 1996
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61- QOC 96-496 Question de M. Alain DESTREM à M. le Maire de Paris au sujet du logement des étudiants.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1996



Libellé de la question :
"Depuis le début de la mandature, M. le Maire de Paris a affirmé à maintes reprises qu'il souhaitait que Paris reste une capitale scientifique et universitaire, favorisant la recherche.
L'Académie de Paris accueille chaque année plus de 320.000 étudiants.
Les études récentes, que M. Alain DESTREM a d'ailleurs eu l'occasion d'évoquer devant l'Assemblée parisienne début 1995, notamment celle de l'Observatoire de la vie étudiante, font apparaître que 1.800 étudiants seulement sont logés par le Centre régional des oeuvres universitaires et sociales (C.R.O.U.S.) de Paris.
Par ailleurs, 60 % du nombre total d'étudiants sont accueillis dans leur famille ou chez des parents proches.
Dans ces conditions, ce sont près de 100.000 étudiants qui, chaque année, recherchent un mode de logement à Paris, avec moins de 2.000 d'entre eux accueillis, sur des critères sociaux, par le C.R.O.U.S.
C'est pourquoi M. Alain DESTREM renouvelle sa demande de faciliter la création et la gestion de résidences à destination de la population étudiante par le secteur public, comme par le secteur privé non lucratif, par exemple, par des associations loi de 1901 ou des sociétés mutualistes, qui ont fait la preuve de leur compétence en ce domaine, non seulement à Paris mais aussi sur tout le territoire national.
C'est ainsi qu'il pourrait être envisagé, à Jussieu (5e), de mettre en concurrence les organismes qui sollicitent la gestion de la résidence étudiante prévue sur ce site.
Dans ce cas de figure, M. Alain DESTREM souhaite, pour sa part, une véritable mise en concurrence des organismes gestionnaires potentiels, tant publics que privés. Les critères de choix devront prendre en compte la qualité des prestations comme les tarifs pratiqués.
Mais pour réussir cette opération, il conviendrait d'associer les organismes en question en amont de la construction de la résidence universitaire, même si l'organisme choisi définitivement ne faisait qu'assurer la gestion courante de la résidence.
En conclusion, M. Alain DESTREM rappelle que la presse et, dans cette enceinte, nombre d'élus parisiens, ont déjà interrogé M. le Maire de Paris sur ce dossier.
Il demande donc à M. le Maire de Paris de bien vouloir donner l'impulsion nécessaire pour que la Ville s'engage dans cette voie, et, pour sa part à titre personnel, et dans l'intérêt de la jeunesse, se tient prêt à effectuer pour son compte une"mission"sur ce dossier, conjointement avec M. Claude GOASGUEN, adjoint au Maire chargé des Affaires scolaires et universitaires."
Réponse (M. Claude GOASGUEN, adjoint) :
"La question des conditions de vie des étudiants à Paris est une question importante que l'on ne saurait dissocier de la volonté que Paris reste une capitale scientifique et universitaire de niveau international.
S'il existe aujourd'hui quelques études sur la vie des étudiants et particulièrement le logement des étudiants au niveau national, on connaît relativement mal les conditions effectives de logement et de vie des étudiants à Paris.
Une meilleure connaissance des conditions de vie et de logement des étudiants à Paris s'impose donc. C'est à cette préoccupation que le C.R.O.U.S. de Paris a entendu répondre en décidant, en juin 1996, de créer en tant que commission spécialisée de son conseil d'administration, un observatoire de la vie étudiante à Paris aux travaux duquel la Ville est associée.
Il faut rappeler que le chiffre de 1.900 lits cité par cet observatoire ne représente que les seules places gérées directement par le C.R.O.U.S. et non la totalité de l'hébergement proposé aux étudiants à Paris.
D'autres structures (foyers de l'Union nationale des maisons d'étudiants, Cité internationale universitaire, internats des classes préparatoires, maisons d'étudiants de certaines écoles spécialisées) accueillent également, selon les estimations, plus de 10.000 étudiants.
La Ville, pour sa part, participe à la création de résidences dès qu'elle en a l'occasion, comme elle l'a fait par une aide financière pour la résidence "Francis-de-Croisset" (18e) et en offrant sa garantie d'emprunt.
La Municipalité ne peut que prêter une très vive attention au problème du logement des étudiants, comme elle le fait pour d'autres catégories spécifiques de la population (personnes âgées, personnes en voie d'insertion, familles en difficulté, etc.).
Mais naturellement, l'initiative privée peut et doit participer au développement de l'offre de logements au profit des étudiants."